• Dans une tribune efficace publiée dans Le Monde-Economie, l'économiste Paul Jorion expose une fois de plus cette réalité qui commence à se faire jour dans la presse depuis la crise : l'incroyable explosion des inégalités de revenus et de patrimoines depuis 30 ans à l'échelle mondiale et aux Etats-unis tout particulièrement. Le capitalisme est une "machine à concentrer la richesse" qui fatalement mène à une crise globale dont on ne peut espérer sortir qu'en répartissant mieux la richesse produite.

    Mais depuis la contre-révolution néolibérale des années 80, il s'exerce un système de contraintes idéologiques et intitutionnelles dont il faut pouvoir au préalable se libérer. Le dogme du marché autorégulé rend le monde aveugle et impuissant face à la crise, à l'image des responsables de la banque centrale américaine, qui, comme le rapporte un journaliste du Monde, en 2006, juste avant le déclenchement de la crise la plus grave depuis les années 30, prédisaient une croissance robuste pour les prochaines années.

    Les politiques économiques, centrées sur la lutte contre l'inflation et la libéralisation du marchés du travail, non seulement sont impuissantes à résoudre la crise, mais en plus menacent de précipiter les économies dans la dépression. L'Europe est, depuis Maastricht, un terrain de jeu privilégié pour les fous du marché. Ce n'est pas un hasard si elle est devenue, comme on le voit actuellement, le foyer principal de la crise. L'OFCE (Office Français des Conjonctures Economiques) regrette qu'au lieu d'être la protection qu'elles ont prétendu être, les institutions européennes renforcent les politiques non coopératives au sein de la zone euro.

    Encore faut-il bien comprendre la nature du néolibéralisme, qui doit autant à l'orthodoxie libérale qu'au socialisme dirigiste. Selon Sandra Bockman, le débat ne porte pas tant sur la place respective de l'Etat et du marché, que sur le degré de liberté démocratique qu'il faudrait revendiquer contre l'autoritarisme néolibéral.


    Voir les 4 articles :

    - La machine à concentrer la richesse, Paul Jorion

    - En 2006, pour la Fed, rien à signaler, Le Monde

     - La crise économique est une crise de la politique économique, Jean-Luc Gaffard

    - Les origines socialistes du néolibéralime, Sarah Kolopp

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  • Pour ceux de ma génération qui, comme moi, ont été élevés dans les principes de l'othodoxie monétaire, la planche à billet, ça donne de l'inflation - et l'inflation c'est le diable. En tout cas c'est le message de ce petit dessin animé confectionné par la BCE sur son site

     

     

    Mais bon, comme maintenant, il parait que c'est la planche à billet qui va nous sauver, il faut se remettre à niveau sur la question. Cours de rattrapage :

    Monétiser (monétisation), Pascal Ordonneau, banquier - Septembre 2011

    Sortir du carcan des dettes publiques, Michael Chetrit - Juillet 2011

    L’inflation, un moindre mal pour résoudre la crise, par Kenneth Rogoff Professeur d'économie et de politique publique à l'Université d'Harvard. Il a été économiste en chef du Fonds Monétaire International - Septembre 2008

     

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  •  " Les impôts de millions d'européens servent à indemniser des gens qui gagnent beaucoup plus d'argent qu'eux ; vous avez un problème de justice sociale majeur. C'est aux épargnants de payer, ce n'est pas aux contribuables. Evidemment c'est très compliqué car les épargnants, ça passe par les banques, et que donc on a un système bancaire qui risque d'exploser... Quand le gens s'en rendront compte, ce sera la montée des populismes."

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