• votre commentaire
  • Article du jour : Italie 1 Allemagne 0, François Leclerc



    RÉMISSION, par François Leclerc - Juin 2012. Extrait.

    "L’alerte rouge est passée, la vieille tradition des négociations européennes au finish a été respectée, mais ce n’est qu’une rémission. Des mesures destinées à calmer le jeu ont été finalement décidées dans la nuit par le Conseil européen de Bruxelles.

    (...) Les fonds de stabilisation financière (FESF et MES) vont pouvoir renflouer directement les banques, après accord de la BCE, ainsi qu’acheter de la dette publique afin de détendre le marché, sans qu’une Troïka redoutée et honnie n’intervienne dans les pays qui demanderont à bénéficier de ces aides. (...)

     L’union politique dont le gouvernement allemand faisait un préalable ne l’est plus mais elle reste sur la table, destinée à donner des gages de respectabilité démocratique ultérieurs à des abandons de souveraineté à négocier par étapes. Menée par les gouvernements espagnol et italien, la bagarre a reçu le plein appui des autorités françaises, dans l’attente de la fin du sommet.

    (...) Cependant, une question essentielle a été écartée : celle des moyens financiers. Car si les fonds de stabilisation financière sont appelés à pleinement jouer leur nouveau rôle, ceux dont ils disposent ne sont pas inépuisables. Ce qui impliquera soit de les accroître, soit d’accorder au MES une licence bancaire lui permettant d’accéder aux guichets de la BCE.

    (...) Dans l’immédiat, les précédents épisodes ayant montré combien les marchés pouvaient être versatiles, la détente enregistrée va devoir se confirmer. Le gouvernement allemand va se replier sur de nouvelles lignes de défense."

    Sur le blog de Paul Jorion

     


    3 commentaires
  • Berlusconi fossoyeur de l'euro ?, Le Point - Juin 2012. Extrait.

    "On criera au scandale, mais aujourd'hui, l'hypothèse de l'abandon de l'euro par l'Italie n'est pas un blasphème ". C'est Silvio Berlusconi qui a jeté mercredi ce pavé dans la mare de la crise européenne. Ce n'est pas la première fois que l'homme qui présidait aux destinées de la péninsule jusqu'au 16 novembre dernier prend ses distances de l'euro. Le 1er juin, le Cavaliere avait écrit sur sa page Facebook : "Si Angela Merkel refuse que la BCE fasse marcher la planche à billets, on devrait avoir le courage de dire ciao et d'abandonner l'euro tout en restant dans l'Union. Ou alors c'est l'Allemagne qui devrait quitter la zone euro."

    (...) Le parti de Berlusconi est désormais la troisième formation du pays, derrière le Mouvement à 5 étoiles (M5S) du comique Beppe Grillo!

    Silvio Berlusconi doit stopper cette hémorragie. Il a donc fixé un ultimatum à Mario Monti : si, au sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin, Angela Merkel n'assouplit pas la politique financière européenne, il fera tomber le gouvernement en vue d'élections anticipées à l'automne. Et il prendrait alors la tête d'une coalition qui fera campagne pour l'abandon de l'euro.


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique