• Emmanuel Todd contre le système politico-médiatique

  • Commentaires

    1
    Myla2
    Dimanche 16 Novembre 2014 à 21:39

    Bonjour Coma 81,

    Tu seras peut-être intéressé par ces deux articles du monde (le 15 11 2014

    "Enfin l'euro faible" de JP Petit

    et" l'Utopie de la dépréciation de la monnaie unique" de Bruno Moschette auteur de "Tout savoir ou presque sur la face cachée de l'euro; ce dernier article rejoint tes analyses.

    Cordialement,

    Myla

     

    2
    BA
    Jeudi 20 Novembre 2014 à 11:18

    Aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, la création de monnaie par les banques centrales n'a eu aucun effet positif sur l'économie réelle.

    En revanche, cette énorme augmentation de la base monétaire a eu des effets positifs pour :

    1- les Bourses : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans la Bourse, ce qui a créé de gigantesques bulles boursières.

    2- les dirigeants politiques : les liquidités injectées par les banques centrales ont été investies dans les obligations d'Etat, ce qui a fait baisser le taux des obligations d'Etat. Conséquence : les dirigeants politiques ont pu continuer à emprunter des centaines de milliards supplémentaires, ce qui a créé de gigantesques bulles de dette publique.

    Les trois questions qui se posent :

    1- QUAND ces bulles boursières vont-elles éclater ?

    2- QUAND ces bulles de dette publique vont-elles éclater ?

    3- COMMENT se protéger lorsque ces bulles éclateront ?

    Personne ne sait la réponse des questions 1 et 2. Mais nous avons deux indices concernant la question 3.

    Ces derniers jours, nous avons appris que l'ancien président de la banque centrale des Etats-Unis, Alan Greenspan, avait déclaré : « Les QE n’ont pas aidé l’économie, le dénouement sera douloureux, achetez de l’or »

    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/marches-quand-alan-greenspan-broie-du-noir-601385.html

    Et nous avons appris que la présidente de la banque centrale de Russie, Elvira Nabiullina, avait déclaré que la Russie achetait de plus en plus d'or. Elle a ajouté que la Russie allait continuer à acheter de plus en plus d'or.

    Regardez le graphique :

    http://www.zerohedge.com/news/2014-11-19/gold-rises-after-unusual-russian-central-bank-gold-buying-announcement

    3
    BA
    Jeudi 27 Novembre 2014 à 18:16

     

    LE VOTE DE LA HONTE.

     

     

     

    Le scandale Luxleaks vient de révéler que le Luxembourg avait passé des accords fiscaux secrets avec 300 entreprises multinationales.

     

     

     

    Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l'Allemagne, etc, de centaines de milliards de rentrées fiscales.

     

     

     

    Le Luxembourg était dirigé par Jean-Claude Juncker de janvier 1995 à décembre 2013.

     

     

     

    Aujourd'hui, les députés européens devaient se prononcer pour ou contre le maintien de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission Européenne.

     

     

     

    Que croyez-vous qu'il arriva ?

     

     

     

    461 députés européens ont voté pour protéger le Parrain.

     

    461 députés européens ont voté pour garder cette mafia européenne.

     

     

     

    Ce vote est une honte.

     

     

     

    L'Union Européenne est complètement pourrie.

     

     

     

    L'Union Européenne est pourrie par les paradis fiscaux, par les banquiers, par les financiers, par les affairistes … et par les partis politiques qui sont leurs complices.

     

     

     

    L'Union Européenne n'est qu'une grande mafia, qui protège son Parrain.

     

     

     

    Jeudi 27 novembre 2014 :

     

     

     

    La Commission européenne ne tombera pas. Malgré le scandale Luxleaks qui ébranle le président de la Commission et ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Parlement européen a renouvelé jeudi sa confiance envers l’exécutif européen. La motion de censure déposée par des partis eurosceptiques du Parlement européen, dont le Front national français, a été repoussée jeudi à Strasbourg par 461 voix contre 101 en faveur et 88 abstentions. Une majorité des deux tiers des suffrages exprimés était requise.

     



     

    Ce résultat était attendu, les principales formations de droite et de gauche ayant maintenu leur soutien au collège de commissaires et à son président, Jean-Claude Juncker.

     



     

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203971156199-malgre-le-scandale-luxleaks-le-parlement-europeen-maintient-sa-confiance-a-juncker-1068865.php

     

    4
    BA
    Lundi 1er Décembre 2014 à 07:35

     

    L'Union Européenne est en faillite.

     

     

     

    Pour la période 2014-2020, les 28 Etats européens se sont engagés à donner 908 milliards d'euros au budget de l'Union Européenne.

     

     

     

    Mais ça, c'était avant.

     

     

     

    La Cour des comptes européenne a fait ses comptes : elle vient d'annoncer que les 28 Etats européens allaient encore devoir payer.

     

     

     

    En tout, les 28 Etats européens vont devoir payer 326 milliards d'euros supplémentaires !

     

     

     

    Vous avez bien lu : il manque 326 milliards d'euros dans la caisse de l'Union Européenne !

     

     

     

    Lisez cet article ahurissant :

     

     

     

    La Cour des comptes s'alarme du trou faramineux du budget européen.

     

     

     

    Ce rapport souligne entre autres le fait que les États membres devront débourser 1 234 milliards d’euros pour couvrir les engagements de la Commission. Ce montant totalise les 908 milliards prévus pour les paiements de la période et quelque 326 milliards supplémentaires correspondants à des décaissements liés aux deux périodes budgétaires précédentes, au moins.

     

     

     

    http://www.euractiv.fr/sections/priorites-ue-2020/la-cour-des-comptes-salarme-du-trou-faramineux-du-buget-europeen-310327

     

     

     

    L'Union Européenne, c'est 28 Etats dont la dette publique atteint 11930,266 milliards d'euros.

     

     

     

    L'Union Européenne, c'est 28 Etats qui doivent payer 908 milliards d'euros pour le budget européen 2014-2020, alors qu'ils sont déjà hyper-endettés.

     

     

     

    Et aujourd'hui, nous apprenons qu'en plus, comme si ça ne suffisait pas, il va falloir trouver 326 milliards d'euros supplémentaires pour éviter la faillite de l'Union Européenne !

     

     

     

    Mais avec quel argent ?

     

     

     

    Hein ?

     

     

     

    Avec quel argent ?

     

     

     

    L'Union Européenne, c'est le tonneau des Danaïdes.

     

     

     

    L'Union Européenne, c'est un mécanisme perdant-perdant.

     

     

     

    L'Union Européenne, c'est un suicide collectif.

     

    5
    BA
    Vendredi 5 Décembre 2014 à 06:58

     

    Le 8 février 2013, l'européiste Jean Quatremer était désespéré.

     

     

     

    Jean Quatremer pleurnichait car il venait d'apprendre que le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et l'Allemagne avaient gagné : ces cinq Etats avaient obtenu que le budget européen pour la période 2014-2020 soit en baisse.

     

     

     

    Ces cinq Etats avaient obtenu que le budget européen baisse à 908,4 milliards d'euros pour la période 2014-2020.

     

     

     

    Lisez cet article :

     

     

     

    David Cameron, le triomphant.

     

     

     

    C’est le vainqueur par KO. Le Premier ministre britannique avait fixé sa ligne rouge : 885 milliards d’euros de crédits de paiement (l’argent effectivement décaissé). Dès son arrivée, il avait averti : «Les chiffres doivent redescendre, et si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas d’accord.» Pour le leader tory, le dernier compromis ébauché par Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, était encore trop haut. De 943 milliards en crédits de paiements, le curseur fut donc ramené à 913 milliards d’euros. Toujours trop pour Cameron. «Il ne voulait pas d’un chiffre commençant par 9», raconte un diplomate. Finalement, au bout de trente heures d’âpres marchandages, les Vingt-Sept ont topé à 908,4 milliards. Cameron est apparu triomphant face à la presse : le fameux chèque obtenu par Thatcher en 1984 n’a pas été touché alors qu’il «était attaqué de tous les côtés». Et la France n’est pas parvenue à l’isoler. «Les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et Angela étaient à mes côtés», s’est-il rengorgé.

     

     

     

    http://www.liberation.fr/economie/2013/02/08/budget-de-l-ue-peze-perdu-pour-hollande_880574

     

     

     

    Mais le 26 novembre 2014, la Cour des comptes européenne balance une bombe.

     

     

     

    Dans son rapport, page 5, paragraphe XVIII, la Cour des comptes écrit que l'Union européenne est en faillite.

     

     

     

    Les Etats européens devront donner 908 milliards d'euros au budget européen, et en plus, comme si ça ne suffisait pas, ils devront donner 326 milliards d'euros supplémentaires !

     

     

     

    En clair : il y a un trou de 326 milliards d'euros dans la caisse de l'Union Européenne !

     

     

     

    Et ça, ce n'était pas prévu !

     

     

     

    Si les Etats ne bouchent pas ce trou de 326 milliards d'euros, l'Union Européenne sera en cessation de paiements.

     

     

     

    Lisez ce rapport :

     

     

     

    Les États membres seront tenus à l’avenir de contribuer à hauteur de 1 234 milliards d’euros pour couvrir les décaissements correspondant aux engagements. Ce montant se compose des 908 milliards d’euros convenus aux termes du CFP pour la période 2014 2020 (paiements), auxquels s’ajoutent 326 milliards d’euros supplémentaires correspondant aux décaissements des crédits d’engagement des CFP précédents, ce qui pourrait affecter la capacité de la Commission à satisfaire toutes les demandes de paiement pendant l’exercice au cours duquel elles sont présentées.

     

     

     

    http://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/LR14_02/QJ0614039FRN.pdf

     

    6
    BA
    Mardi 9 Décembre 2014 à 13:14

     

    Mardi 9 décembre 2014 :

     

     

     

    ALERTE – Grèce : la bourse d'Athènes perd plus de 10% après l'annonce de la présidentielle anticipée.

     

     

     

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--Grece-la-bourse-dAthenes-perd-plus-de-10-apres/544434.rom

     

    7
    BA
    Vendredi 12 Décembre 2014 à 22:31

     

    Vendredi 12 décembre 2014 :

     

     

     

    ALERTE - Fitch abaisse la note de la France à AA en raison du dérapage budgétaire.

     



     

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--Fitch-abaisse-la-note-de-la-France-a-AA-en-raison-du/545688.rom

     

    8
    BA
    Samedi 13 Décembre 2014 à 19:08

     

    Le sentiment d'appartenance.

     

     

     

    Lundi 1er décembre 2014, l'institut de sondage IPSOS publie un sondage explosif sur le sentiment d'appartenance.

     

     

     

    Question posée par IPSOS :

     

     

     

    « Avez-vous le sentiment d'être avant tout :

     

     

     

    • français : 49 % des personnes interrogées

    • citoyen du monde : 22 % des personnes interrogées

    • habitant de votre région : 15 % des personnes interrogées

    • européen : 14 % des personnes interrogées »

     

     

     

    Vous avez bien lu : le sentiment d'être européen arrive en toute dernière position, avec seulement 14 % des personnes interrogées !

     

     

     

    Ce sondage montre que, 57 ans après la signature du traité de Rome, la construction européenne a complètement dégoûté les citoyens français. Il montre que le XXIe siècle verra la mort de l'Union européenne, et le retour aux indépendances nationales dans chacune des 28 nations de l'UE.

     

     

     

    En Europe, le XXIe siècle verra le retour des Etats-nations libres et souverains.

     

     

     

    L'idée européenne est une idée morte.

     

     

     

    http://www.ipsos.fr/decrypter-societe/2014-12-01-vivre-ensemble-entre-unite-et-diversites

     

     

     

    9
    BA
    Lundi 15 Décembre 2014 à 13:17

     

    Les bulles touchent à leur fin.

     



     

    Les bulles immobilières, les bulles boursières, les bulles de l'extraction pétrolière, les bulles de dette privée, les bulles de dette publique, toutes ces bulles ne peuvent pas gonfler jusqu'au ciel.

     



     

    Aujourd'hui, on dirait que toutes ces bulles n'arrivent plus à gonfler.

     



     

    Elles tremblent.

     



     

    On dirait que tout va finir par éclater, au même moment.

     



     

    L'année 2015 va être passionnante.

     



     

    Lundi 15 décembre 2014 :

     



     

    De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs.

     



     

    La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux Etats-Unis. La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

     



     

    La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 63 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 60 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi. « Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.

     



     

    Les investisseurs, en recherche désespérée de rendement, se sont massivement tournés vers les obligations dites à haut rendement, rémunératrices mais aussi très risquées puisqu’émises par des entreprises dont le risque de faillite est jugé élevé par les agences de notation qui classent leurs émissions de titres de dette dans la catégorie spéculative. « Le rush sur le ‘high yield’ (HY), comparable à celui sur le S&P 500, a débuté en 2009 », rappelle Etienne de Marsac, gérant de performance absolue chez Ikano pour qui ce « choc pétrolier à l’envers » est « une catastrophe pour un pan entier de l’industrie américaine, celui du pétrole de schiste, dont les coûts de production sont élevés » tellement la chute des cours du brut a été forte et rapide. Il y a, selon lui, « une analogie évidente entre la bulle Internet qui a éclaté aux Etats-Unis en 2000 et la bulle de l’extraction pétrolière qui éclate aujourd’hui sous nos yeux. »

     



     

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/analyses-opinions/de-la-chute-du-petrole-pourrait-jaillir-le-prochain-krach-selon-certains-operateurs-1020118.php

     

    10
    BA
    Mercredi 17 Décembre 2014 à 10:22

     

    Mercredi 17 décembre 2014 :

     

     

     

    Le spectre d'un risque systémique éloigne Wall Street des 18.000 points.

     


    Wall Street se voyait déjà début décembre conquérir le Graal des 18.000 points mais la chute de l'or noir fait planer l'ombre d'un risque systémique sur des marchés américains angoissés par la perspective d'avoir trop misé sur l'énergie.

     



     

    http://www.romandie.com/news/Le-spectre-dun-risque-systemique-eloigne-Wall-Street-des-18000-points/546884.rom

     



     

    11
    BA
    Vendredi 19 Décembre 2014 à 11:02

     

    Connaissez-vous le çavapétisme ?

     

     

     

    Et vous-même, êtes-vous çavapétiste ?

     

     

     

    Vendredi 19 décembre 2014 :

     

     

     

    Le déclinisme débouche sur le « çavapétisme ».

     

     

     

    C'est l'hiver des espoirs. Les milieux économiques et financiers parisiens ne trouvent « plus aucun motif » de croire que la situation du pays va aller mieux. Et d'égrener les déceptions : les réformes vont s'arrêter sitôt votée la loi Macron. Regardez Valls qui se range à gauche et Hollande qui prépare « le rassemblement » de son camp avant la bataille de 2017.

     



     

    Le pétrole qui chute, le dollar qui monte sont des bonnes nouvelles venues d'ailleurs pour Noël. On s'y accroche, mais pour en mesurer immédiatement l'insuffisance. Idem, on évoque le succès confirmé des grands groupes, mais pour souligner que 2014 aura été l'année de beaucoup de départs, pas de sièges sociaux, mais de dirigeants et de services entiers. On se réjouit des « successfull start-up » françaises, comme Lending Club la semaine passée, mais pour en déplorer l'exceptionnalité.

     



     

    L'Europe s'enfonce. La croissance allemande s'est étouffée, elle végète à 1 % et Berlin n'a pas la moindre intention d'engager une politique de relance. Le plan Junker montre l'impuissance des Etats membres à trouver « du vrai argent », comme dit le même Macron, pour faire redémarrer le PIB. La cause profonde du mal européen est cernée : « la distanciation qui s'est installée » entre Paris et Berlin, comme l'avoue l'ancien Premier ministre germanophile Jean-Marc Ayrault lui-même. Partout l'extrême-droite grimpe, l'extrême-gauche aussi, dans les pays méditerranéens. En Europe, mais surtout en France, grossissent les peurs, les replis sur soi, les ressentiments et les exaspérations.

     



     

    Encore deux ans et demi à tenir, comme çà, avant 2017 ? Est-ce possible ? Voilà plusieurs années que les déclinistes ont décrit cette France qui glisse doucement vers le bas, irrémédiablement. Ses corps constitués sont arthrosés, paralysés, incapables du sursaut que dicte la situation. La classe politique est prisonnière du déclin, voire incompétente et couarde. Le lent déclin est finalement accepté comme moins douloureux que la remise en cause des avantages acquis, des rentes, des habitudes. Après tout, les deux tiers des Français, les « in », ceux qui ont un CDI dans une grande entreprise ou qui sont fonctionnaires, vivent bien, leurs salaires augmentent… La France a une préférence pour le déclin.

     



     

    Dans les rangs des déprimés, aux déclinistes s'ajoute aujourd'hui une nouvelle catégorie : les « çavapétistes », selon le bon mot que m'a soufflé le dirigeant d'un grand organisme public. Les « çavapétistes » pensent que « ça ne peut pas durer », « ça va péter ». La France n'est pas le pays des réformes, mais le pays des révolutions, expliquent-ils. Nous en vivons la confirmation, attention donc à celle qui vient, elle est pour très bientôt, la colère monte, elle est à nos portes.

     



     

    Où ? D'où viendra-t-elle ? C'est le mystère des révolutions. On ne sait jamais avant ce qui met le feu aux poudres. Mais les « çavapétistes » ont tout de même cinq scénarios.

     



     

    1- D'abord la rue. Chaque usine qui ferme, chaque réforme provoque son défilé. Ouvriers, taxis, médecins, notaires… Les « anti » ne font pas masse, chacun reste de son côté. Mais les Français ont les nerfs à fleur de peau, leurs exaspérations sont telles qu'une coagulation opportuniste est possible. Un jour, tous unis contre… L'année 2015 sans sortie du tunnel va encore échauffer les esprits aigris. Sait-on où cela mènera ?

     



     

    2- Ensuite les jeunes. François Hollande voulait en faire la priorité de son quinquennat, mais la jeunesse ne lui en fait aucun gré. L'habite un mélange de profond désintérêt pour la politique et un haut degré inflammatoire. Les crédits qui manquent ici, les suppressions d'enseignement là… et le feu prend. A Nanterre, en 1968, tout est parti de l'accès au dortoir des filles… et l'immense de Gaulle, à la fin, tomba.

     



     

    3- La surprise. Les bonnets rouges qui mobilisent toute la Bretagne ? Les « zadistes » écolos qui font école pour bloquer toute atteinte aux grenouilles des marais ? Ailleurs ? N'importe où ? Veillez aux étincelles…

     



     

    4- Les marchés financiers. C'est bien entendu la thèse de beaucoup. La France sans réforme, la France des déficits qui glissent, des promesses toujours démenties, la France bloquée joue avec un autre feu : celui de ses taux d'intérêt. Quand la Fed américaine va relever les siens, la planète financière sera entièrement secouée et nul ne peut en prédire les conséquences. Même si la BCE se met à racheter des dettes des Etats, comme prévu au printemps 2015, elle ne pourra pas empêcher le « spread » entre France et Allemagne de s'écarter et le coût des emprunts de s'alourdir de plusieurs milliards. Il faudra immédiatement couper dans les dépenses d'autant, mais le risque sera gros de s'engager dans la spirale qui a mené l'Italie ou l'Espagne vers le gouffre, en 2010. Ce serait le début de « la crise française » et, regardez en Russie, tout se passe alors très vite, la crédibilité de la France peut aller au tapis en quelques jours et le gouvernement avec.

     



     

    5- Dernier scénario, qui commence à prendre corps, curieusement, dans les milieux économiques: une victoire de Marine Le Pen. Ce serait le moyen de « lever l'hypothèque ». Comme elle mettrait la France à genoux, par dévaluations massives et nationalisations de force, elle ne tiendrait pas six mois. Le paysage politique pourrait enfin se reconstruire autour des réformistes de gauche et de droite.

     



     

    Le « çavapétisme » est une forme de dernier espoir. Du chaos renaîtra une France redevenue normale, ayant enfin décidé d'épouser son époque et de se remettre en avant. Mais il est bien triste d'en arriver à souhaiter la crise. Le pays n'a-t-il plus assez de forces, d'atouts, de responsables courageux, pour s'éviter une catharsis ?

     



     

    http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204026278458-le-declinisme-debouche-sur-le-cavapetisme-1076628.php

     

     

     

     

    12
    BA
    Dimanche 28 Décembre 2014 à 20:32

     

    L'évènement le plus important de l'année 2014 : la montée aux extrêmes.

     

    Samedi 27 décembre 2014 :

     

     

    Quels sont les événements et les personnalités politiques qui ont marqué les Français en 2014 ?

     

     

     

    Réponses dans notre sondage exclusif Odoxa pour «le Parisien»-«Aujourd’hui en France» et iTélé à paraître ce samedi.

     

     

    L'événement politique de l'année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

    C’est d’abord, sans conteste, «le score canon de 25% réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits», relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C'est l'événement marquant de l'année pour 51% des Français. 

     

     

    «Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45%) et encore plus par ceux de droite (57%)». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31% des personnes interrogées).

     

     

    http://www.leparisien.fr/politique/sondage-le-pen-thevenoud-macron-et-sarkozy-ont-marque-2014-26-12-2014-4401961.php

     

     

    Elections européennes du 25 mai 2014 :

     

     

    Les pays où les extrêmes arrivent en tête :

     

    1- La France : Front National = 24,86 %

     

    2- Le Royaume-Uni : UKIP = 26,60 %

     

    3- Le Danemark : Parti Populaire Danois = 26,60 %

     

    4- La Grèce : l'extrême-gauche Syriza = 26,58 % (pour info : les néonazis d'Aube Dorée = 9,40 %)

     

     

    Les pays où les extrêmes font une percée :

     

    1- L'Italie : Mouvement 5 Etoiles = 21,15 %

     

    2- L'Autriche : FPO = 19,70 %

     

    3- La Belgique : NVA = 16,35 %

     

    4- La Hongrie : Jobbik = 14,68 %

     

    5- La Finlande : "Les Vrais Finlandais" = 12,90 %

     

    6- La Suède : Sverige Demokraterna = 9,70 %

     

    7- L'Espagne : l'extrême-gauche Podemos = 7,97 %

     

    8- La Pologne : KNP = 7,06 %

     

    9- L'Allemagne : le nouveau parti anti-euro AFD = 7 %

     

     

    Les pays où les extrêmes sont en baisse :

     

    1- Les Pays-Bas : PVV = 13,20 % (aux élections européennes de 2009, le PVV avait eu 16,9 %)

     

    2- La Roumanie : PRM = 2,70 % (aux élections européennes de 2009, le PRM avait eu 8,6 %)

     

     

     

    Le FN obtient ses meilleurs scores chez les jeunes et les ouvriers.

     

     

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/25/le-fn-obtient-ses-meilleurs-scores-chez-les-jeunes-et-les-ouvriers_4425625_823448.html

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :