• Euro : la débandade généralisée a commencé

    La débandade généralisée a commencé. La liste commence à s'allonger des personnalités politiques, des économistes, et même (!) des journalistes, qui avouent leur doute concernant l'euro, voire l'UE.

    Il aura fallu 4 ans de crise de l’euro.

    La gauche a maintenant 4 ans de retard sur le Front National.

    La gauche a surtout 9 ans de retard par rapport au référendum sur le TCE dont elle n’a jamais su interpréter le résultat.

    C’est trop tard. La gauche - le front de gauche - a perdu la confiance des classes populaires, lesquelles sont viscéralement antieurolibérales. La pente risque d'être trop dure à remonter.

    Malheureusement pour les classes populaires le FN n’est qu’un ballon de baudruche qui va exploser à la première difficulté.

    Que reste-t-il alors ?

    Nous allons vers une crise majeure de la démocratie.

    « Euro : même Jean-Marc Vittori vient de comprendre !APPEL NATIONAL POUR LE BOYCOTT DE L’ÉLECTION EUROPÉENNE 2014 »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 20 Avril 2014 à 12:21

    C'est bien connu : c'est avant le naufrage que les rats quittent le navire… 

    Tu soulignes à juste titre que la gauche institutionnelle a raté le train de mai 2005. Pas encore compris aujourd'hui l'exaspération contre un monde que le peuple vomit. Les municipales ont pourtant été bien saignantes mais la leçon n'est toujours pas entendue.

    2
    myla2
    Dimanche 20 Avril 2014 à 23:00

    Le FN ne croit pas ce qu'il dit. Il est fondamentalement pour le capitalisme. Comment peut on passer du libéralisme pur et dur de JM Le Pen au soi disant point de vue anti-libéral de M. Le Pen? pourquoi le FN est il contre l'euro? car il est nationaliste;  il est pour une souveraineté nationale mais non une souveraineté populaire. Pour lui,  la  nation est fermée sur elle même . Elle protège ceux qui sont à l'intérieur contre ceux de  l'extérieur,d'où le racisme de ces gens là, et ceci, car il ne veut pas sortir du cadre du capitalisme: on ne partage pas avec les pauvres venus d'ailleurs, car on ne fera rien pour que la galette à partager soit plus grosse: on ne fera rien pour que les dividendes des actionnaires soit moins élevés, pour que la finance retourne à la niche etc... Si on veut défendre les français en restant dans ce cadre, alors il faut une nation fermée (mais on n'ira pas très loin avec ça...) Si , par contre, on accepte de sortir du cadre, alors, on peut se donner (après être sorti de l'euro, bien sûr), des outils économiques qui permettent être accueillant pour les personnes extérieures, et créer des échanges avec d'autres nations...  Je pense que le FN joue actuellement  une partie telle que Hitler l'a jouée en 1932: la gauche étant de fait absente (le parti socialiste n'est plus de gauche depuis longtemps et le front de gauche n'a semble-t-il pas les outils intellectuels pour penser une prise de distance avec  l'Europe libérale, tout en restant dans une logique d'ouverture, et de coopération forte) le meilleur moyen pour le FN de sortir du ghetto est de jouer une partition de gauche, avec des idées de gauche: proximité avec les ouvriers, défense des pauvres (MLP n'a -telle pas évoqué la lutte des classes dans certains de ses discours?  revendication de la souveraineté, défense de la nation.. ) etc... or ces notions viennent tout droit des lumières, de la révolution française, des fondements de la démocratie moderne. Je crois que c'est un parti qui reste dangereux, comme toutes les extrêmes droites. Le FN n'explosera pas à cause de difficultés. Il virera casaque lorsqu'il aura les rênes. Pas de danger cependant: les 1500 conseillers FN ne représentent que quelques centièmes de pour cent des votes des français. Beaucoup moins que le front de gauche et tous les gens de gauche qui ne sont pas encartés. Il est temps, pour la gauche authentique de se reprendre, effectivement, et de cesser de se laisser prendre son patrimoine intellectuel, ses valeurs, ses idées par un parti qui trompe les français sur ses intentions réelles.

    La gauche a été contaminée par les idées libérales, c'est certain, et ceci jusque dans ses façons de penser l'Homme. Car toute la philosophie occidentale est basée sur cette notion de l'individu libre et responsable Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du  bain  .  La gauche c'est aussi, les philosophies des Lumières,  notre révolution de 1989, les grandes idées de liberté, égalité, fraternité, qui ont progressé dans le monde, la commune de Paris, le front populaire et les congés payés, le programme national de la résistance et la sécurité sociale, le droit du travail, les droits à la retraite... L'extrême droite en Europe et dans le monde, c'est la privation violente  de parole, de liberté de penser, l'atteinte à l'intégrité physique des personnes récalcitrantes,  et en dernier ressort le nazisme, l'extermination des juifs, des tziganes, des homosexuels, des noirs... la mise en esclavages des non aryens, et des entreprises capitalistes faisant de l'argent avec tout cela, et au final,  la ruine de l'Allemagne, et l'appauvrissement durant une quinzaine d'année des peuples et nations européennes...  Notre expérience de la gauche et de l'extrême droite c'est  cela.

    Cela dit oui: nous sommes dans une crise démocratique majeure: cela a comnencé en 2005 et cela continue...

     

     

     

     

     

    3
    myla2
    Dimanche 20 Avril 2014 à 23:03

    Quand je parle de gauche: je ne parle pas du PS, qui est une droite complexée comme dit Lordon...

    4
    BA
    Mardi 22 Avril 2014 à 13:49

    Mardi 22 avril 2014 :

     

    La deuxième guerre civile.

     

    Par Bernard Maris

     

    En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe.

     

    L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée).

     

    C’est François Mitterrand qui à deux reprises a voulu arrimer la politique monétaire de la France à celle de l’Allemagne, détruisant une industrie française qui n’allait pas bien fort : en 1983 d’abord, avec le tournant de la rigueur et la politique du « franc fort », en 1989 ensuite, en paniquant après la réunification Allemande, et en avalisant celle-ci au prix d’une monnaie unique et d’un fonctionnement de la BCE calqué sur celui de la Bundesbank.

     

    Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Aujourd’hui la guerre est terminée et gagnée. La part des exportations de l’Allemagne en zone euro représente 10% du total. Le reste est hors zone euro, aux Etats-Unis et en Asie. L’Allemagne n’a plus besoin de la zone euro. Au contraire : la zone euro commence à lui coûter cher, à travers les plans de soutien à la Grèce, au Portugal, et à l’Espagne, à tel point qu’elle songe elle aussi à quitter l’euro.

     

    Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. La zone euro éclatera donc à la prochaine grave crise de spéculation contre l’un des cinq pays précités.

     

    La Chine et les Etats-Unis contemplent avec ravissement cette deuxième guerre civile interminable, et se préparent (pour les Etats-Unis une deuxième fois) à tirer les marrons du feu. La Chine et les Etats-Unis pratiquent une politique monétaire astucieuse et laxiste. On pourrait ajouter à la liste des pays pratiquant une politique monétaire intelligente la Corée du Sud, et aujourd’hui le Japon. La Grande-Bretagne, elle, prépare tout simplement un référendum pour sortir de l’Europe.

     

    On a le choix : sortir de l’euro ou mourir à petit feu. Sinon, le dilemme pour les pays de la zone euro est assez simple : sortir de façon coordonnée et en douceur, ou attendre le tsunami financier.

     

    Une sortie coopérative et en douceur aurait le mérite de préserver un peu de construction européenne, un tsunami sera l’équivalent du Traité de Versailles, les perdants étant cette fois les pays du Sud. Et au-delà des pays du Sud, toute l’Europe.

     

    La sortie douce et coordonnée est assez simple, et a été déjà envisagée par nombre d’économistes. Il s’agit tout simplement de revenir à une monnaie commune, servant de référentiel aux différentes monnaies nationales. Cette monnaie commune, définie par un « panier de monnaies » nationales, atténue les spéculations contre les monnaies nationales.

     

    C’est un retour au SME (Système monétaire européen) ? Oui. Des marges de fluctuations autour de la monnaie commune. Une stabilisation de la spéculation par des limitations des mouvements de capitaux, stabilisation qui pourrait être accrue par une taxe type Tobin sur ces mêmes mouvements de capitaux.

     

    Mais le SME a échoué direz vous… Oui, parce que le SME ne s’était pas donné les moyens de lutter contre la spéculation, et n’avait pas adopté une « Chambre de compensation » comme la souhaitait Keynes dans son projet pour Bretton Woods (abandonné au profit du projet américain).

     

    Le meilleur moyen de rendre l’Europe odieuse, détestable pour longtemps, de faire le lit des nationalismes les plus étroits, est de poursuivre cette politique imbécile de monnaie unique associée à une « concurrence libre et non faussée » qui fait se pâmer de joie ceux qui en profitent, Chinois, Américains et autres BRICs.

     

    Bien évidemment la mainmise du politique sur la monnaie ne suffit pas à faire une économie puissante : la recherche, l’éducation, la solidarité sont certainement aussi importantes. Mais laisser les « marchés » gouverner les pays est tout simplement une honteuse lâcheté.

     

    (A suivre)

     

    Bernard Maris.

     

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/20/sortie-de-leuro-bernard-maris-vire-sa-cuti-3/

     

    5
    Mardi 22 Avril 2014 à 14:54

    Selon Simon Epstein, concernant les antisémites issus de l'extrême droite136 :

    « Leur poids n’excède pas celui des communistes, mais dépasse largement celui des anciens de la SFIO et du parti radical. Si l’on se place avant le 22 juin 1941, c'est-à-dire avant l’entrée massive des communistes dans la Résistance, à la suite de l’attaque allemande contre l’URSS, leur poids relatif s’accroît encore. Le poids de l’extrême-droite est considérable dans la résistance non communiste. Replacé dans la Résistance des débuts, quand il n’y avait personne ou presque, leur apport est crucial. »

     

    Durant la résistance, le clivage essentiel est celui entre les résistants et les collabos.

    Les collabos viennent de tous les horizons. Les résistants se recrutent aussi massivement à l'extrême droite.

    Aujourd'hui le clivage essentiel est celui entre les européistes-collabos et les souverainistes-résistants.

    Nous faisons face à l'UE, une monstruosité politique. Les démocrates - d'où qu'ils viennent - doivent résister.

    Soyons donc plus humbles dans les jugements politiques : non il n'y a pas une essence de gauche qui ferait de ceux qui s'en réclament les défenseurs de la liberté, l'égalité, la fraternité. Sornette.

     

    Aujourd'hui le vote FN, particulièrement aux européennes est le seul vote clairement de résistance. C'est un fait.

    Cela ne signifie pas que le FN ne soit pas - peut-être - dangereux. Soyons humbles dans notre jugement.

    Il faut juger en situation, en permanence réévaluer notre jugement. Laissez la place à l'incertitude, à la nouveauté...

    6
    BA
    Mercredi 23 Avril 2014 à 12:26

    Mercredi 23 avril 2014 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du quatrième trimestre 2013.



    Dans l'Union Européenne, neuf pays sont en faillite.



    1- Médaille d’or  : Grèce. Dette publique de 318,703 milliards d’euros, soit 175,1% du PIB.



    2- Médaille d’argent  : Italie. Dette publique de 2069,216 milliards d’euros, soit 132,6 % du PIB.



    3- Médaille de bronze  : Portugal. Dette publique de 213,631 milliards d’euros, soit 129 % du PIB.



    4- Irlande  : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.



    5- Chypre  : dette publique de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.



    6- Belgique  : dette publique de 387,159 milliards d’euros, soit 101,5 % du PIB.



    7- Espagne  : dette publique de 960,676 milliards d’euros, soit 93,9 % du PIB.



    8- France  : dette publique de 1925,292 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.



    9- Royaume-Uni : dette publique de 1460,975 milliards de livres sterling, soit 90,6 % du PIB.



    La question est :



     

    QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”

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