• Jean Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, est en colère !

     " Les impôts de millions d'européens servent à indemniser des gens qui gagnent beaucoup plus d'argent qu'eux ; vous avez un problème de justice sociale majeur. C'est aux épargnants de payer, ce n'est pas aux contribuables. Evidemment c'est très compliqué car les épargnants, ça passe par les banques, et que donc on a un système bancaire qui risque d'exploser... Quand le gens s'en rendront compte, ce sera la montée des populismes."

     

    Jean Marc Vittori sur l'aide à la Grèce, BFM - Septembre 2011

     

    ***

     

    "Je ne suis pas d'accord. Les députés s'apprêtent à entériner le plan de sauvetage de la Grèce, décidé par les gouvernants européens en juillet. Mais je ne suis pas d'accord." 

    L'éditorialiste des échos est en colère. Contre les riches. En bon libéral (on ne se refait pas), il commence à s'en prendre aux cheminots grecs "qui toucheraient en moyenne 5000 euros par mois". Puis viennent les riches grecs "qui fraudent massivement l'impôt". Après tout, " (il) ne voit pas pourquoi (il) paierait plus d'impôt pour que des gens plus riches que (lui), continuent d'en payer moins." Quant aux banques, "(il) ne voit pas pourquoi (il) paierait à leur place. Surtout qu'elles ont recommencé à verser des milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires."

    Jean Marc Vittori est vraiment très en colère puisqu'il va jusqu'à vitupérer contre le sacro-saint épargnant, en temps normal objet de toutes les attentions des média et de la classe politique : "Enfin, ces obligations (grecques) encombrent les sicav et autres placements collectifs des Européens. Mais pourquoi le contribuable que je suis doit-il voler au secours des épargnants ? Au nom de quelle justice ? Pis encore : mon beau pays n'ayant pas d'argent, il va emprunter 32 milliards d'euros pour régler sa facture. Autrement dit, je vais payer des impôts non seulement pour sauver les épargnants qui ont acheté de la dette grecque, mais aussi pour verser des intérêts à d'autres épargnants qui achèteront de la dette française."

    Après un si long sommeil dogmatique, le réveil est brutal.

     

    Voir l'article de Jean Marc Vittori Mon problème avec la facture grecque dans Les Echos

     

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