• L'article du jour : Expropriation de Repsol par l'Argentine

    "Selon le projet de loi présenté par la chef de l'État le 16 avril, qui déclare "d'intérêt public national" la production d'hydrocarbures, 51 % des actions d'YPF seront expropriées.(...)

    On comprend dès lors les violentes réactions du gouvernement de Mariano Rajoy, qui a menacé le pays sud-américain de représailles et demande le soutien de l'Union européenne."

    La Tribune


    L'Argentine fait chuter Repsol en bourse, La Tribune - Avril 2012. Extrait. 

    (...) Le bras-de-fer engagé depuis plusieurs semaines par la présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner avec Repsol a débouché, ainsi qu'il était prévisible, sur la prise de contrôle de la filiale locale de ce dernier, YPF, détenue à 57 % par le groupe espagnol. Selon le projet de loi présenté par la chef de l'État le 16 avril, qui déclare "d'intérêt public national" la production d'hydrocarbures, 51 % des actions d'YPF seront expropriées. Un organisme d'État déterminera le prix d'achat des titres. En attendant le vote de la loi, qui devrait être approuvée par une large majorité, le ministre de la Planification Julio De Vido a été nommé à la tête de l'entreprise par décret.

    De manière prévisible, l'action Repsol à la Bourse de Madrid a chuté drastiquement, ce mardi matin, de plus de 8%. A l'ouverture, l'action Repsol YPF perdait 8,21% à 16,045 euros, reflétant les inquiétudes des investisseurs après l'annonce de cette mesure dénoncée comme "illégale" par Repsol.

    Pas une étatisation

    La présidente a justifié la mesure par le déclin de la production (YPF représente près de 40 % du pétrole et du gaz extrait dans le pays), imputable selon elle au manque d'investissements de Repsol, qui a conduit l'Argentine, naguère exportateur net d'hydrocarbures, à devoir payer une facture pétrolière de près de 10 milliards de dollars en 2011. Elle a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une étatisation, 49 % du capital d'YPF devant demeurer dans le privé (actuellement, aux côtés de Repsol, le groupe local Petersen détient 25,4 % de la société, le solde étant sur le marché), à l'image de ce qu'a fait le Brésil avec Petrobras.

    Pour l'Argentine, c'est une renationalisation, YPF, alors compagnie publique, ayant été privatisée au profit de Repsol dans les années 90. Pour le pétrolier espagnol, qui avait acquis une dimension internationale avec cette opération, c'est un coup au cœur : il perd une filiale qui représente un tiers de ses bénéfices et une part plus importante encore de ses réserves internationales. On comprend dès lors les violentes réactions du gouvernement de Mariano Rajoy, qui a menacé le pays sud-américain de représailles et demande le soutien de l'Union européenne.

    (...)

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