• La crise commentée en direct par Christine Lagarde

    « J’entends souvent dire que la France refuse le capitalisme. Moi, je n’y crois pas. Je ne crois pas en particulier que notre jeunesse refuse le capitalisme. Il suffit d’écouter et de disséquer les paroles des rappeurs français, qui expriment bien souvent un goût prononcé pour un certain nombre des éléments de notre économie capitaliste. [...] Nous voulons désinhiber une France encore bien trop pudique sur la réussite individuelle ; nous voulons réhabiliter le succès et son corollaire, l’argent, la rémunération qui en résulte. » 


    La crise commentée en direct par Christine Lagarde

     Notre ex-ministre de l'économie voit beaucoup de points communs entre Capitalisme et "culture rap"



     

    2007 : Déclenchement de la crise des subprimes

     Juillet : La banque d’investissement américaine Bear Stearns annonce que la valeur de ses fonds a fondu de moitié à cause des subprimes. Cette annonce provoque un premier recul des bourses européennes.

    10 août : Tous les indices boursiers sont en chute. La BCE et la Fed injectent encore de fortes sommes.

    16 août : Le CAC 40 clôture à son point bas annuel, à 5 265,47 points.

    « Ce n’est pas un krach [...] Nous assistons aujourd’hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible. » (17 août 2007, dans Le Parisien)
     

    « La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française. » (5 novembre 2007 sur Europe 1)

    « Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique. » (18 décembre 2007, sur France-Inter)

     

    2008 - 2009 : Aggravation de la crise financière et transmission à l'économie réelle

    8 avril : Le FMI (Fonds monétaire international) chiffre le coût de la crise financière à quelque 1 000 milliards de dollars.

    28 juillet : Dans son rapport mensuel sur la stabilité financière, le FMI estime que la crise des subprimes est loin d'être finie et que ses dégâts collatéraux sont potentiellement dévastateurs.

    15 septembre : L'un des fleurons de Wall Street, Lehman Brothers, annonce "son intention de se déclarer en faillite" dans la journée, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur". À cette annonce, les bourses mondiales s’affolent.

     
    « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous. (20 septembre 2008, conférence de presse)

     

    6 octobre : "Lundi noir" pour les bourses mondiales.

     karch

     


    2010-2012 : Crise financière en zone euro

    23 avril: Athènes se résout à demander l'aide internationale. Le 2 mai, l'UE et le FMI lui accordent un plan de prêts de 110 milliards d'euros en contrepartie de mesures d'austérité visant à des économies de 30 milliards d'euros.

     
    « Nous avons décidé d’envoyer un signal extrêmement fort aux marchés pour protéger l’euro. Je suis convaincue que le mécanisme va fonctionner. » (10 mai 2010 sur Europe 1)


    « À la question « Est-ce qu’on est ou non sorti de la crise ? », j’ai répondu en anglais au Forum de Saint-Pétersbourg « We are in the middle of the beginning of the end » ; et je pense qu’on en est probablement là. [...] Pour moi, le couple « relance-rigueur » n’est pas un choix, ce n’est pas un nœud gordien. En effet, la politique économique que nous pratiquons en France actuellement est une politique de « rilance », la « rilance » étant un subtil dosage entre des mesures de responsabilité dans une situation exceptionnellement difficile, qui visent à réduire la dépense publique là où cela sera le moins douloureux ; et, en même temps, on met en œuvre le solde du plan de relance, tout en montant en régime sur le financement des grandes stratégies de croissance. »  (8 juillet 2010, rencontres économiques d’Aix-en-Provence)

    « L’euro a franchi le cap, et la zone euro a désormais le pire de la crise de la dette derrière elle. » (25 janvier 2011, au Forum de Davos)


    « Tous les clignotants sont au vert. » « les moteurs de la croissance [sont], pour certains d'entre eux, à leur meilleur niveau depuis trente ans » ! (13 mai 2011)

     

     

    Et aussi...

     

    Sarkozy : "Nous sommes sortis de la crise financière" (Mars 2012)

    La crise commentée en direct par Christine Lagarde

     

     

    La crise est finie !

    « Jean Pierre Chevènement en faveur d'une monnaie "commune"Article du jour : le suicide européen continue »

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  • Commentaires

    1
    BA
    Mercredi 4 Juillet 2012 à 20:46

    Mercredi 4 juillet 2012 :

     

    1-      Italie :

     

    Le déficit public de l'Italie au premier trimestre 2012 a été de 8% du PIB, contre 7% un an plus tôt sur la même période, sous l'effet de la hausse des taux obligataires italiens et de la récession en cours depuis fin 2011, a indiqué mercredi l'Institut national des statistiques (Istat).

     

    Le tableau Istat montre aussi que les comptes publics italiens qui présentaient un excédent primaire (avant paiement du service de la dette) de 2,6% au dernier trimestre de 2011, sont en déficit primaire de 3% au premier trimestre de cette année. Au premier trimestre de 2011, l'Italie présentait déjà un déficit primaire de 2,7%.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-deficit-public-en-hausse-a-8-du-pib-au-1er-trimestre-2012-30fd11b538346cd76eb006ec736681f8

     

    2-      Espagne :

     

    L'Espagne prépare une série de coupes budgétaires et de hausses d'impôts qui pourraient lui rapporter jusqu'à 30 milliards d'euros.

     

     « L'idée est de mettre en oeuvre des coupes d'une valeur de 3% du PIB », selon l'une des sources rapportée par Reuters. La valeur nominale du PIB espagnol étant de 1.000 milliards d'euros par an, les coupes devraient donc atteindre environ 30 milliards d'euros.

     

    Elles s'ajouteraient aux 48 milliards d'euros d'économies déjà visées par de précédents plans, sans qu'il soit certain que l'accumulation des mesures d'austérité rassure les marchés, quand la véritable inquiétude concerne le manque de croissance.

     

    3-      Chypre :

     

    Selon un quotidien de Nicosie, Chypre devrait réclamer 56 % de son PIB pour sauver son système financier. Pendant ce temps, la Troïka tente de négocier avec le gouvernement chypriote dans une ambiance tendue.

     

    Chypre pourrait finalement avoir besoin de 10 milliards d’euros pour recapitaliser son secteur bancaire. C’est ce que prétend le quotidien de l’île Phileleftherios, qui s’appuie sur un rapport préliminaire du FMI qu’il s’est procuré.

     

    Si ce chiffre est confirmé, il s’agirait d’un coup dur pour la petite république dont le PIB ne dépasse pas 18 milliards d’euros.

    2
    Jeudi 5 Juillet 2012 à 09:32

    Ah reprendre les citations de Lagarde à travers les âges est toujours une intense source de rigolade ! Nos esprits rationalistes se gaussent volontiers des sauvages qui lisent l'avenir dans les coquillages ou les plumes, se moquent volontiers des augures et aruspices romains qui lisaient l'avenir dans les foies d'oiseaux... Notre madame Irma voyant extra-lucide n'est pas mal non plus. Et le montant du chèque mensuel qu'elle obtient de ses prédictions la classe parmi les diseuses de bonne aventure les mieux payées... ;o) 

    3
    BA
    Jeudi 5 Juillet 2012 à 15:43

    Mercredi 4 juillet 2012 :

     

    Le ministère allemand des Finances a annoncé mercredi que le déficit public du pays serait vraisemblablement d'environ 0,5% cette année, moitié moins qu'une précédente prévision de 1%.

     

    En revanche la dette publique allemande va continuer à dépasser largement le plafond fixé par Bruxelles : elle devrait s'établir à 83,5% du PIB cette année, pronostique le ministère, contre 81,2% en 2011. La limite européenne est fixée à 60%.

     

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Allemagne_abaisse_sa_prevision_de_deficit_public_a_05_pour_201237040720121708.asp

     

    Vous avez bien lu : la dette publique de l'Allemagne sera de 83,5 % du PIB fin 2012.

     

    Et la dette publique de la France ?

     

    « La Cour des comptes lance une alerte : la dette publique devrait dépasser 90 % du PIB fin 2012 (pour mémoire, elle était de 64 % fin 2007). La dette publique imputable aux programmes d'aide aux pays en difficulté (prêts bilatéraux ou par l'intermédiaire du FESF) devrait s'élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 - soit une hausse de 1,8 point de PIB. »

     

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/02/20002-20120702ARTFIG00615-la-dette-depassera-90-du-pib-fin-2012.php

     

    Conclusion :

     

    Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, Slovénie : ces sept Etats européens sont en train de faire naufrage.

     

    Ces sept Etats entraînent les autres Etats européens vers le fond de l'océan.

     

    Le naufrage du Titanic continue.

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