• La crise est finie ! En 2008, en 2009, en 2010, en 2011, en 2012, en 2013

    Demandeurs d'emploi catégorie A :

    Janvier 2008 : 2 001 400

    Janvier 2009 : 2 280 800  (+ 279 400)

    Janvier 2010 : 2 660 800  (+ 380 000)

    Janvier 2011 : 2 695 800  (+ 35 000)

    Janvier 2012 : 2 862 800  (+ 167 000)

    Janvier 2013 : 3 169 300  (+ 306 500)

    Septembre 2013 : 3 295 700 (+126 400)

    Source : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2013/10/25/ayrault-convaincu-que-la-courbe-du-chomage-va-s-inverser-avant-noel_3502681_1698637.html

     

     

     Hollande : la crise de la zone euro «est derrière nous» (Décembre 2012)

     

     

    Sarkozy : "Nous sommes sortis de la crise financière" (Mars 2012)

    La crise commentée en direct par Christine Lagarde

    La crise est finie !

     

     

    BEST OF CHRISTINE LAGARDE : 

    * * *

    2007 : Déclenchement de la crise des subprimes

     Juillet : La banque d’investissement américaine Bear Stearns annonce que la valeur de ses fonds a fondu de moitié à cause des subprimes. Cette annonce provoque un premier recul des bourses européennes.

    10 août : Tous les indices boursiers sont en chute. La BCE et la Fed injectent encore de fortes sommes.

    16 août : Le CAC 40 clôture à son point bas annuel, à 5 265,47 points.

     

    Heureusement La ministre de l'Economie nous rassure :

     

     

    « Ce n’est pas un krach [...] Nous assistons aujourd’hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible. » (17 août 2007, dans Le Parisien) 

    «La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raisons de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française.» (5 novembre 2007 sur Europe 1)

    «Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique.» (18 décembre 2007, sur France-Inter)

     

     

    2008 - 2009 : Aggravation de la crise financière et transmission à l'économie réelle

    8 avril : Le FMI (Fonds monétaire international) chiffre le coût de la crise financière à quelque 1 000 milliards de dollars.

    28 juillet : Dans son rapport mensuel sur la stabilité financière, le FMI estime que la crise des subprimes est loin d'être finie et que ses dégâts collatéraux sont potentiellement dévastateurs.

    15 septembre : L'un des fleurons de Wall Street, Lehman Brothers, annonce "son intention de se déclarer en faillite" dans la journée, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur". À cette annonce, les bourses mondiales s’affolent. 

     

    Ce 20 septembre 2008, en conférence de presse, Christine Lagarde est inspirée :

    « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous. ()

     

    6 octobre : "Lundi noir" pour les bourses mondiales.

     karch

     

    2010-2012 : Crise financière en zone euro

    23 avril: Athènes se résout à demander l'aide internationale. Le 2 mai, l'UE et le FMI lui accordent un plan de prêts de 110 milliards d'euros en contrepartie de mesures d'austérité visant à des économies de 30 milliards d'euros.

    Christine Lagarde invente la rilance ! :

     
    « À la question « Est-ce qu’on est ou non sorti de la crise ? », j’ai répondu en anglais au Forum de Saint-Pétersbourg « We are in the middle of the beginning of the end » ; et je pense qu’on en est probablement là. [...] Pour moi, le couple « relance-rigueur » n’est pas un choix, ce n’est pas un nœud gordien. En effet, la politique économique que nous pratiquons en France actuellement est une politique de « rilance », la « rilance » étant un subtil dosage entre des mesures de responsabilité dans une situation exceptionnellement difficile, qui visent à réduire la dépense publique là où cela sera le moins douloureux ; et, en même temps, on met en œuvre le solde du plan de relance, tout en montant en régime sur le financement des grandes stratégies de croissance. »  (8 juillet 2010, rencontres économiques d’Aix-en-Provence)

    « L’euro a franchi le cap, et la zone euro a désormais le pire de la crise de la dette derrière elle. » (25 janvier 2011, au Forum de Davos)


    « Tous les clignotants sont au vert. » « les moteurs de la croissance [sont], pour certains d'entre eux, à leur meilleur niveau depuis trente ans » ! (13 mai 2011)

     

    En bonus :
     

    « J’entends souvent dire que la France refuse le capitalisme. Moi, je n’y crois pas. Je ne crois pas en particulier que notre jeunesse refuse le capitalisme. Il suffit d’écouter et de disséquer les paroles des rappeurs français, qui expriment bien souvent un goût prononcé pour un certain nombre des éléments de notre économie capitaliste. [...] Nous voulons désinhiber une France encore bien trop pudique sur la réussite individuelle ; nous voulons réhabiliter le succès et son corollaire, l’argent, la rémunération qui en résulte. » 

     

    La crise commentée en direct par Christine Lagarde

     Notre ex-ministre de l'économie voit beaucoup de points communs entre Capitalisme et "culture rap"

     

     

    « Jean-Pierre Le Goff dénonce le gauchisme culturelFrancois Heisbourg et Steve Ohana (économiste), contre l'Euro »

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 5 Juillet 2012 à 09:32

    Ah reprendre les citations de Lagarde à travers les âges est toujours une intense source de rigolade ! Nos esprits rationalistes se gaussent volontiers des sauvages qui lisent l'avenir dans les coquillages ou les plumes, se moquent volontiers des augures et aruspices romains qui lisaient l'avenir dans les foies d'oiseaux... Notre madame Irma voyant extra-lucide n'est pas mal non plus. Et le montant du chèque mensuel qu'elle obtient de ses prédictions la classe parmi les diseuses de bonne aventure les mieux payées... ;o) 

    2
    BA
    Vendredi 1er Novembre 2013 à 20:45

    PricewaterhouseCoopers (exerçant sous la raison sociale de PwC) développe des missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil. Dans un nouveau rapport alarmant, PwC étudie les actifs pourris que les banques européennes ont dans leurs livres.

     

    Selon lui, les banques européennes avaient dans leurs livres 514 milliards d’euros d’actifs pourris en 2008.

     

    Fin 2012, elles avaient dans leurs livres 1187 milliards d'euros d'actifs pourris, et ce chiffre va continuer à augmenter dans les années qui viennent !

     

    Selon PwC, le portefeuille de créances douteuses que les banques européennes devraient chercher à revendre ou à passer en pertes se monte à 2400 milliards d’euros !

     

    En clair :

     

    Les banques européennes sont en faillite.

     

    Les banques européennes sont des banques-zombies.

     

    Mardi 29 octobre 2013 :

     

    La valeur des prêts à risque des banques européennes a doublé en 4 ans pour atteindre 1.187 milliards d'euros.

     

    Le montant des prêts à risque des banques européennes a doublé entre 2008 et 2012, indique un rapport de PwC. L’aggravation enregistrée cette année, qui se monte à 100 milliards d’euros, a été principalement alimentée par les hausses enregistrées en Italie, en Grèce, en Espagne et en Irlande.

     

    Le rapport indique que les prêts à risque sont passés de 514 milliards d’euros en 2008 à 1.187 milliards d’euros à la fin de l'année 2012, et il prédit une hausse à l’avenir, compte tenu du « climat économique incertain ».

     

    Selon Richard Thompson de PwC, le rééquilibrage des bilans du secteur bancaire européen, qui doit passer par l’épuration de ces prêts défaillants, devrait encore prendre quelques années.

     

    Il estime que le portefeuille de créances douteuses que les banques devraient chercher à revendre ou à passer en pertes se monte à 2.400 milliards d’euros.

     

    http://www.express.be/business/fr/economy/la-valeur-des-prets-a-risque-des-banques-europeennes-a-double-en-4-ans-pour-atteindre-1187-milliards-deuros/197795.htm

    3
    BA
    Samedi 2 Novembre 2013 à 14:57

    Le scandale de l'année 2013 : le nouveau siège de la BCE.

     

    Selon l'ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ce nouveau bâtiment devait coûter aux contribuables 500 millions d'euros.

     

    En réalité, les contribuables devront payer ... 1,15 milliard d'euros.

     

    C'est une confirmation : les dirigeants de la BCE sont des incapables et des incompétents.

     

    Mais ça, on le savait depuis dix ans déjà.

     

    Lisez cet article :

     

    Les coûts de construction du nouveau siège de la BCE explosent : de 500 millions d'euros à 1,15 milliard d'euros.

     

    Le 19 mai 2010, Jean-Claude Trichet, qui présidait alors la Banque Centrale Européenne (BCE), avait organisé une cérémonie à Francfort pour célébrer la pose de la première pierre de l’immeuble de 45 étages qui allait devenir le futur siège de la BCE. « Nous devons nous assurer que les coûts de construction ne dépassent pas le budget estimé », avait-il alors déclaré.

     

    Mais Der Spiegel rapporte que 3 ans ½ plus tard, les coûts de ce projet ont explosé, passant d’une estimation de 500 millions euros à 1,15 milliard, voire même jusqu’à 1,3 milliard d’euros.

     

    Chaque espace de travail aura coûté environ 600.000 euros, soit l’équivalent d’une maison familiale très confortable, alors qu’en matière d’immobilier professionnel, à partir de 30.000 euros par bureau, on parle de haut de gamme.

     

    Le site de la BCE propose des photos et une visite guidée virtuelle de l’immeuble visibles ici :

     

    http://www.express.be/business/fr/economy/les-couts-de-construction-du-nouveau-siege-de-la-bce-explosent-de-500-millions-deuros-a-115-milliard-deuros/197926.htm

    4
    Samedi 2 Novembre 2013 à 20:50

    Ça fait plaisir de constater que, dans le domaine social, on ne mégote pas systématiquement... Nos assistés sociaux de la BCE seront vraiment bien logés et c'était important de ne pas les laisser à la rue.

    Mis àpart ça, on a dépassé le nombre de six millions de chômeurs en France si on compte les négros de nos colonies (DOM TOM), les vioques et les couillons qui ont bossé quatre heures au cours du mois en sus des trois cent mille radiés.

     

    5
    BA
    Mardi 5 Novembre 2013 à 07:32

    Pour relancer l'économie réelle, Mario Draghi pensait avoir une idée géniale : le LTRO. En décembre 2011 et février 2012, la BCE a prêté 1018 milliards d'euros aux banques européennes. Durée : 3 ans. Taux d'intérêt : 1 %.

     

    Résultat : avec cet argent, les banques européennes ont massivement acheté des obligations d'État. Leurs achats ont augmenté de 26%, soit une augmentation de 550 milliards d'euros.

     

    Dans le même temps, les banques européennes ont réduit de 9 % leurs prêts aux entreprises privées ! Cela correspond à une baisse de 440 milliards d'euros !

     

    Depuis deux ans, les banques européennes ont de moins en moins financé l'économie réelle. Ces centaines de milliards d'euros de liquidités n'ont pas servi l'économie réelle. La dette des Etats européens a explosé. La dette des ménages a explosé. Le chômage en Europe a explosé.

     

    Le LTRO est un échec total.

     

    Mario Draghi est un neuneu.

     

    Mardi 5 novembre 2013 :

     

    Les banques européennes ont réduit de 9% leurs prêts aux entreprises en 2 ans.

     

    Les 16 plus grandes banques européennes ont augmenté leurs investissements dans les obligations d'État au cours des deux dernières années, pour leur faire atteindre 26%, soit 550 milliards d'euros.

     

    Dans le même temps, elles ont réduit les prêts qu’elles ont accordés aux entreprises de 9%, soit de 440 milliards d’euros, rapporte Reuters.

     

    C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Fitch Ratings, qui confirme que les règles de Bâle III, qui devront être effectivement appliquées par toutes les banques à la fin de l'année 2018, ont déjà impacté la gestion du capital des banques, leur stratégie de crédit et leur exposition au risque. Selon cette réglementation, entre autres, les banques ne seront pas obligées de limiter les prêts qu’elles accorderont aux Etats souverains à une fraction de leurs capitaux, comme elles le seront avec les dettes des agents privés.

     

    Le papier de Fitch indique que ces nouvelles règles pourraient avoir pour effet pervers d’encourager les banques à plus prêter au secteur public, aux dépens du secteur privé.

     

    Récemment, Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a vivement critiqué le traitement préférentiel qui sera appliqué sur l'exposition à la dette souveraine dans une nouvelle réglementation en préparation dans un article d'opinion paru dans le Financial Times. Selon le président de la Buba, ce traitement de faveur risque d’inciter les banques à souscrire massivement des obligations souveraines, notamment celles de leur pays, ce qui risque de dissuader en retour les Etats les plus fragiles de mener des réformes, puisqu’ils ne rencontreront plus de difficultés pour refinancer leur dette.

     

    Weidmann rappelle que les Etats peuvent aussi faire défaut, réfutant l'hypothèse courante qui voudrait que les obligations d'État soient sans risque. « L’hypothèse de l’actuelle réglementation selon laquelle les obligations d’Etat sont sans risque a été infirmée avec ce qui s’est passé récemment. Le temps est venu de s’occuper de façon règlementaire au traitement appliqué aux expositions à la dette souveraine. Sans lui, je ne vois aucune méthode fiable pour briser le lien entre les banques et les Etats », écrit-il.

     

    http://www.express.be/business/fr/economy/les-banques-europeennes-ont-reduit-de-9-leurs-prets-aux-entreprises-en-2-ans/198035.htm

    6
    BA
    Mercredi 6 Novembre 2013 à 10:40

    A propos des "saignées" , lisez cet extrait de livre :

     

    L'Espagne a ainsi dépassé la France, qui avait répudié ses dettes en huit occasions entre 1500 et 1800. Comme les rois de France avaient pris l'habitude, lors des épisodes de défaut sur la dette extérieure, de mettre à mort les grands créanciers nationaux (une forme ancienne et radicale de restructuration de la dette), le peuple avait fini par appeler ces épisodes des "saignées" . L'abbé Terray, contrôleur général des finances du royaume de France de 1768 à 1774, assurait même que "la banqueroute était nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l'Etat au pair" .

     

    "Cette fois, c'est différent", Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, édition Pearson, page 108.

     

    Dans les années qui viennent, les Etats occidentaux vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres.

     

    Ce sera le retour des "saignées" , dont parlent Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff.

     

    Lors de ces "saignées" , les créanciers ne seront pas décapités, ni brûlés vifs, ni écartelés.

     

    Lors de ces "saignées" , les détenteurs de dettes souveraines seront ruinés, tout simplement.

     

    Ce sera une période de chaos. Et les Etats occidentaux nationaliseront leurs banques privées pour un yen symbolique. Ou pour un dollar symbolique. Ou pour un euro symbolique. Ou pour une livre sterling symbolique.

     

    Dans quels Etats occidentaux vont avoir lieu toutes ces "saignées" ?

     

    Prévisions du FMI pour l'année 2014 :

     

    1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

     

    2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

     

    3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 133,3 % du PIB.

     

    4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 131,3 % du PIB.

     

    5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 125,7 % du PIB.

     

    6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

     

    7- Espagne : 99,1 % du PIB.

     

    8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

     

    9- France : 94,8 % du PIB.

     

    Le FMI ne parle pas de la Belgique. Fin juin 2013, la dette publique de la Belgique était de 105 % du PIB.

     

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

     

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