• "(...) Si d’aventure le taux de chômage est jugé trop élevé, ces mêmes pouvoirs publics ne doivent s’en prendre qu’aux dysfonctionnements des marchés de biens et du travail et décider d’introduire des réformes structurelles parfaitement répertoriées puisqu’elles consistent à libéraliser ces marchés. (...) L’Europe a constitué un champ d’expérimentation privilégié de cette théorie (...)

    Quand des réformes structurelles tendant à introduire plus de flexibilité affaiblissent la demande interne, le relai de celle-ci pourra être pris par une demande externe stimulée par les baisses de prix. Le taux de chômage peut alors baisser. Mais il est, de fait, exporté vers des pays qui, éventuellement, n’ont pas procédé aux mêmes réformes et dont le chômage ne peut qu’excéder le niveau réputé naturel. Le chacun pour soi commence à l’emporter sur la solidarité. L’Europe est en train de vivre ce scénario."


    "[A propos de l'acte Unique de 1986] Une guerre économique était, en quelque sorte, organisée alors que les fondateurs comme ceux qui leur sont  venus ensuite voulaient mettre un terme définitif aux conflits armés. (...)

    N'est-il pas remarquable de constater que les conditions imposées aux Etats qui demanderont l'intervention du Fonds de Stabilisation et de la BCE sont, à s'y méprendre, assimilables aux programmes d'ajustement imposés par le FMI aux pays en développement jusqu'au début des années 2000, et aujourd'hui justement décrédibilisés ?"



    Lire la suite...


    votre commentaire
  • "Jusqu'ici, je n'avais jamais totalement compris comment 1930 pouvait se produire. Maintenant, si. (...) On doit aujourd'hui craindre qu'une vague de défauts bancaires et souverains ne causent un effondrement similaire dans la zone euro, qui est aujourd'hui ce qui existe de plus proche de l'ancien étalon or" (Juin 2012)

    "La récompense de la douleur actuelle, ce sera la douleur future. (...) La clé en Europe aujourd'hui, c'est la façon dont l'Allemagne perçoit son intérêt national. Lorsqu'il sera devenu évident que leurs conditions pour sortir de la crise ne fonctionneront pas, les dirigeants allemands devront choisir entre le naufrage et le changement de cap" (Mai 2012)

    "Si les pays doivent subir de longues années de dépression et de déflation par la dette, l'euro risque de se transformer en symbole honni de l'appauvrissement. En tant que robuste union fédérale, les Etats-Unis pourraient résister sans dommage à une telle déception. Mais la zone euro, bien plus fragile, n'y survivrait pas" (Mai 2012)


    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Interrogé sur la croissance, François Hollande décline trois axes de politique économique : 

    - La remise en ordre des finances

    - Le redressement productif du pays par une politique de stimulation de l'offre

    - La renégociation du traité budgétaire européen

     

    "Je suis favorable à ce que la BCE baisse les taux d'intérêt. Il faut aussi prêter directement aux Etats plutôt que de passer par le truchement d'un soutient aux banques. C'est un paradoxe invraissemblable que la BCE innonde le marché de liquidité aux banques qui empruntent à 1% pour reprêter aux Etats à 6 %. On ne pas accepter des phénomènes de rente à ce point (...) Il serait plus judicieux, plus efficace, plus rapide que la BCE prête  en premier et dernier ressort. (...) Je sais que les allemands y sont tout à fait hostiles; cela fera partie de la négociation. (...) Si on pense que cela n'est pas utile de voter, de renégocier, alors restons chez soi."

     

     * * *

     

     

    Lire la suite...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique