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    "Tsipras aura fait ce qu’il a pu, dans le cadre du mandat qu’il avait sollicité. Et il l’a fait avec un certain panache et beaucoup d’intelligence. Ce faisant, et probablement sans le vouloir, il a mis en lumière les contradictions et les non-dits de la « construction européenne ». Il a montré que le roi européen était nu. Mais on ne peut raisonnablement pas lui demander plus. Le vote au Parlement grec montre qu’il n’avait pas derrière lui le soutien populaire nécessaire pour s’embarquer dans une sortie de l’Euro. C’est malheureux, mais il faut peut-être aux peuples boire le calice de l’austérité jusqu’à la lie pour comprendre qu’une sortie de l’Euro, quelque soit son coût, sera sur le long terme moins chère que le fait d’y rester". Blog Descartes

     

    "Cet accord revient à une destruction complète de la souveraineté nationale, et sans espoir d'amélioration." Paul Krugman (1)

    "A mois que Merkel ne finisse miraculeusement par proposer un plan moins destructeur, la sortie de l'euro, aussi terrifiante qu'elle soit, serait préférable". Paul Krugman (2)

     

    "Après six mois d’une vraie guerre en plein cœur de la zone euro, un armistice extrêmement douloureux est proposé aux Grecs. " Jean-Michel Naulot dans Libération

     

    "En attendant la suite, la démonstration de force qui a été opérée soulève le cœur. La Grèce ne va pas sortir de l’euro, mais c’est au prix de la poursuite de son effondrement. (...) La crise politique va pouvoir se donner libre cours, en Grèce et dans toute l’Europe. C’est le prix que les créanciers vont devoir payer". François Leclerc

     

    "Politiquement, cet accord aboutit à mettre la Grèce en tutelle, à l’assimiler dans les faits à une colonie privée de tout pouvoir réel". Jacques Sapir

     

    "Ils ont osé se rebeller, mais cette rébellion est secondaire en regard de leur incohérence et leur inconséquence. Depuis le début, l’équipe de Syriza fait la preuve de son incompétence. Elle n’a pas compris qu’elle n’avait qu’une arme, l’arme atomique qui consiste à avoir le courage d’aller jusqu’au bout. (..) De toutes façons, pour Syriza depuis le premier jour, c’est tout ou rien. Il était évident qu’en cas de défaite ils seraient balayés, mis aux poubelles de l’histoire".  Bruno Bertez


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    Le feuilleton grec : suite et fin ?

     

      

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    En 2015, la gauche grecque au pouvoir fait face aux mêmes dilemmes que les précédents gouvernements.

    Parmi les 5 scénarios exposés dans le document ci-dessous (mis en ligne par la BBC en 2012), jusqu'à présent, les gouvernements grecs ont toujours "choisi" - sous la pression - le plus mauvais pour leur pays :

    1. ... l'acceptation des plans d'austérité sans fin  précipitant leur pays en dépression économique.

    2. Syrisa a accédé au pouvoir en faisant campagne contre l'austérité. L'objectif initial était de sortir le pays de l'impasse en arrachant aux créanciers des concessions importantes. Plutôt que dégager des excédents budgétaires considérables de façon à rembourser la dette - au risque de voir sombrer encore un peu plus l'économie grecque - le nouveau gouvernement souhaitait utiliser les marges de manœuvre retrouvées pour relancer l'économie. Du point de vue allemand, le risque est la contagion politique d'un tel scénario (moral hazard). La victoire de Syriza en Grèce ouvrirait la voie à celle de Podemos en Espagne. L'union de transfert étant inenvisageable pour les Allemands, Syrisa s'est heurté pendant 6 mois à l'opposition farouche de l'Eurogroupe.

    3. Le scenario "political turmoil" (troubles politiques) est en train de se réaliser. Sans accords signés, les financements européens sont gelés. De sont côté, la BCE étrangle les banques grecques en rationnant leur refinancement. C'est la stratégie du "noeud coulant" dénoncé par Syrisa depuis son arrivé au pouvoir. Résultat : les banques sont fermées et menacées de faillite ; les salaires des fonctionnaires et les retraites risquent de ne plus être honorés. La paralysie de l'économie ne peut perdurer sans provoquer des troubles politiques. 

    4. Face à cette situation catastrophique, Tsipras semble vouloir renoncer à son programme initial : il accepte l'austérité mais à la condition impérative que la dette publique soit restructurée. C'est le scenario du compromis, privilégié par la France et les Etats-Unis, et qu'il reste à faire accepter à l'Allemagne. Comment interpréter le choix de Tsipras ? Capitulation ou victoire politique pour avoir fait reculer l'Allemagne ? C'est alors certainement une victoire à la Pyrrhus : l'austérité continue de dégrader l'économie grecque. Reste aussi le problème de compétitivité de la Grèce dans la zone euro qui installe le pays dans une situation déflationniste.

    5. Tsipras a mis les Allemands en situation de trancher : si ceux-ci refusent de restructurer la dette grecque, l'explusion de la Grèce de la zone euro devient inévitable, sans que le gouvernement grecque ait pris lui-même la décision. C'est sûrement l'espoir secret du premier ministre grec.

     

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