• Mélenchon n'est pas Tsipras - Blog Descartes

    Extrait du blog : http://descartes.over-blog.fr/

    "C’était inévitable. Je veux bien entendu parler de la réaction enthousiaste de la « gauche radicale » française le soir de l’élection grecque. Dans la maison Mélenchon, la consigne – martelée par son entourage – était simple : « je suis Tsipras » (ou plutôt, avec l’exquise modestie qui caractérise le personnage, « Tsipras est « le Mélenchon grec »). Chez Pierre Laurent, le ton est comme d’habitude plus mou, mais le cœur y est : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe ». Chez « Ensemble », où le ridicule ne tue d’évidence pas – sans quoi ce groupuscule serait déjà plusieurs fois mort – on compare la victoire de Syriza à « la rupture fondamentale dans l’histoire connue de l’humanité [qui] s’est produite en Grèce [il y a 2500 ans]. Pour la première fois, des êtres humains ont affirmé explicitement que les lois qui les gouvernent sont issues d’eux-mêmes et non pas d’une source extérieure à eux-mêmes (Dieu, les dieux, les ancêtres, la tradition, etc.), et qu’en conséquence, ils peuvent donc les changer ». Ce qui est légèrement exagéré. (...)

    La différence entre Tsipras et Mélenchon est énorme. Tsipras est un militant formé à l’école des cadres communiste, un organisateur plus qu’un tribun, un négociateur plutôt qu’une personnalité médiatique. Un homme qui sait s’entourer et qui respecte les « experts » - il est lui-même un technicien – plutôt qu’un homme de « clan » et de « cour ». Un homme du collectif plutôt qu’un leader charismatique. Lui et Mélenchon, c’est la nuit et le jour.

    C’est pourquoi, lorsque la « gauche radicale » rêve d’un « effet domino », elle se berce de douces illusions. Ni Mélenchon, ni Laurent, ni Besancenot ne sont des Tsipras, pas plus que le Front de Gauche n’est Syriza. La « gauche radicale » française a une base électorale essentiellement constituée par les « classes moyennes », dont l’intérêt est en fait de donner l’illusion de la radicalité tout en s’assurant que rien ne change. Seul Mélenchon peut imaginer qu’il ira affronter l’Union européenne et « désobéir » aux traités du bras de Duflot ou Joly, deux eurolâtres convaincues.

    La victoire de Syriza et la formation du gouvernement Tsipras est une bouffée d’espoir. C’est la démonstration que la frontière « droite/gauche », devenue totalement artificielle depuis la chute du « socialisme réel » et la conversion des partis socialistes et social-démocrates au libéralisme, est en train de céder. C’est aussi la démonstration d’une prise de conscience que la nouvelle ligne de partage passe entre les défenseurs de la souveraineté nationale et les partisans d’une société mondialisée à l’image du capitalisme du même nom. Et c’est finalement l’illustration de l’obsolescence des institutions bruxelloises, incapables de la moindre créativité institutionnelle, réduites à répéter les mêmes poncifs et prescrire les mêmes remèdes éculés quelque soit le problème à résoudre. Les prochains mois risquent d’être passionnants."

     

     

    « Les grecs, nouveaux colonisés - Marc FerroL’ambition perdue du PCF - La vie des idées »

  • Commentaires

    1
    Samedi 7 Mars 2015 à 18:38

    Merci. Grâce à toi je suis allé lire ce texte complet.

    Je suis toujours un peu partagé ;o) avec cet auteur qui a de bonnes idées mais aussi des angles morts liés à ses détestations personnelles. Je me méfie toujours des analyses psychologiques à quatre sous...  

    Il a raison sur un point crucial. Notre gauche s'occupe avant tout de la défense des fonctionnaires et des salariés des entreprises et établissements publics. Nombre des fonctionnaires ou assimilés sont maintenant vus par les pauvres comme les chiens de garde du système. Plus besoin de le démontrer pour la police ou la justice. À peine besoin de le souligner pour les travailleurs sociaux ou salariés de Pôle pas d'Emploi qui privent de droits à leur bon vouloir chômeurs et allocataires. Et la défense des "services publics" s'apparente pour beaucoup de pauvres à un corporatisme des petites mains du capitalisme. Lorsque la gauche (digne de ce nom) voudra en finir avec ses échecs elle se prononcera notamment pour des droits universels en insistant sur l'absence complète de différenciation entre salariés du public et du privé. C'est pas demain la veille...

    2
    Samedi 7 Mars 2015 à 19:00

    Tout à fait d'accord.

    Et l'alliance de méluche avec les écolos est une catastrophe.

    3
    BA
    Lundi 9 Mars 2015 à 11:14

     

    La montée aux extrêmes.

     

     

     

    Lundi 9 mars 2015 :

     

     

     

    Elections départementales 2015 : le FN au dessus des 30% ?

     

     

     

    Selon un sondage Odoxa, le FN recueillerait 31% des voix lors du premier tour des Départementales, le 22 mars prochain. Le PS pourrait, lui, sauver les meubles au second tour et l'UMP rafler la mise.

     

     

     

    Sondages après sondages, la possibilité de voir le FN arriver en tête au soir du dimanche 22 mars se confirme. Selon une enquête réalisée pour "RTL" et publiée ce lundi 9 mars, le Front national obtiendrait 31% des voix. L'UMP et l'UDI réunissent 29% des intentions de vote, le PS est troisième à 20%.

     

     

     

    Le Front de gauche recueille 8% des intentions de vote.

     

     

     

    Europe-Ecologie-Les Verts est à 4% des intentions de vote et l'extrême gauche 1%. Les autres partis, dont le MoDem, totalisent 7%.

     

     

     

    http://www.boursorama.com/actualites/departementales-2015--le-fn-au-dessus-des-30-347abdfd945fc9c8251b13f6f1654dd7

     

     

     

    En Europe, il n’y a qu’en Grèce et en Espagne que la montée aux extrêmes profite à l’extrême-gauche.

     

    Dans les autres nations européennes, la montée aux extrêmes profite à l’extrême-droite.

     

    Autrement dit : la dynamique historique est à l’extrême-droite.

     



     

    Elections européennes du 25 mai 2014 :

     

    Les quatre pays où les extrêmes arrivent en tête :

     

    1- La France : Front National = 24,86 %

     

    2- Le Royaume-Uni : UKIP = 26,60 %

     

    3- Le Danemark : Parti Populaire Danois = 26,60 %

     

    4- La Grèce : l’extrême-gauche Syriza = 26,58 % (pour info : les néonazis d’Aube Dorée = 9,40 %)

     



     

    Les neuf pays où les extrêmes font une percée :

     

    1- L’Italie : Mouvement 5 Etoiles = 21,15 %

     

    2- L’Autriche : FPO = 19,70 %

     

    3- La Belgique : NVA = 16,35 %

     

    4- La Hongrie : Jobbik = 14,68 %

     

    5- La Finlande : "Les Vrais Finlandais" = 12,90 %

     

    6- La Suède : Sverige Demokraterna = 9,70 %

     

    7- L’Espagne : l’extrême-gauche Podemos = 7,97 %

     

    8- La Pologne : KNP = 7,06 %

     

    9- L’Allemagne : le nouveau parti anti-euro AFD = 7 %

     

    4
    BA
    Mercredi 11 Mars 2015 à 12:58

     

    Au titre des réparations de la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne doit 162 milliards d'euros à la Grèce.

     

     

     

    Aujourd'hui, le ministre grec de la Justice menace de saisir les avoirs allemands.

     

     

     

    Mercredi 11 mars 2015 :

     

     

     

    Grèce : le ministre de la Justice menace la saisie des avoirs allemands.

     


    Le ministre grec de la Justice Nikos Paraskevopoulos a menacé mercredi de donner son feu vert pour l'application d'une décision de la Cour suprême grecque remontant à 2000 et restée depuis lettre morte, sur la saisie des avoirs allemands en compensation des dédommagements de la guerre par les nazis.

    « A titre personnel, je crois que l'autorisation d'appliquer cette décision devrait être donnée et je suis prêt à la donner », a dit le ministre au cours d'un débat au Parlement dans la nuit de mardi à mercredi sur la réactivation d'une commission parlementaire sur les crimes de la Seconde guerre mondiale commis en Grèce par les nazis.

     


    « La revendication des réparations de guerre est un sujet national et la reconstitution de la commission parlementaire vise à sensibiliser l'opinion publique européenne et à renforcer l'argumentation grecque sur ce sujet », a indiqué la députée Syriza et présidente de la Vouli Zoé Konstantopoulou.

     


    En 2012, une commission parlementaire a été créée sur ce sujet mais ses travaux ont été arrêtées en décembre 2014, lors de l'annonce des élections anticipées. Un rapport de la Comptabilité nationale grecque à l'époque avait évalué le montant des réparations à 162 milliards d'euros.

    Ce total correspondrait aux réparations des infrastructures détruites (108 milliards euros en valeur actuelle, un chiffre basé sur les conclusions de la Conférence internationale de Paris en 1946) et au remboursement d'un emprunt forcé (54 milliards d'euros) contracté par la Grèce auprès du régime nazi entre 1942 et 1944.

     

    http://www.romandie.com/news/Grece-le-ministre-de-la-Justice-menace-la-saisie-des-avoirs-allemands_RP/573868.rom

     

     

     

    5
    BA
    Jeudi 12 Mars 2015 à 20:40

     

    Jeudi 12 mars 2015 :

     

     

     

    L'Islande annonce le retrait de sa candidature à l'UE.

     


    L'Islande a annoncé jeudi avoir retiré sa candidature à l'Union européenne, deux ans après l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique de centre droit qui promettait de mettre un terme au processus lancé en 2009.

    Le ministre des Affaires étrangères, Gunnar Bragi Sveinsson, a indiqué dans un communiqué avoir fait part de cette décision à la Lettonie, qui préside l'UE et qui en a informé la Commission européenne.

    « Les intérêts de l'Islande sont mieux servis en dehors de l'Union européenne », a écrit le ministère sur son site internet.

     

     

     

    http://www.romandie.com/news/LIslande-annonce-le-retrait-de-sa-candidature-a-lUE/574430.rom

     

     

     

    6
    Vendredi 13 Mars 2015 à 10:50

    à Coma81 (commentaire 2)

    On fait face à une catastrophe écologique et les écolos n'ont jamais su faire passer ce fait aussi bien auprès du public qu'auprès des sphères dirigeantes. On peut discuter de leurs carences, et ils en ont des bien balaises, mais on doit aussi s'interroger sur les erreurs de la gauche. Voici plus de trente ans qu'elle n'a pas su endiguer la marée libérale...

    On peut être très critique des écolos mais hélas il faut être aussi critique de la gauche. La catastrophe sociale que nous vivons a la même ampleur que la catastrophe écologique. Et les organisations politiques ne semblent ne rien voir du tout ! Nous avons à nous interroger sur cette double cécité. Même le profil sociologique des militants (fonctionnaires, petite bourgeoisie, absence des ouvriers, employés, précaires et chômeurs) n'explique pas tout.

    7
    Samedi 14 Mars 2015 à 17:14

    Aucun politique écologique n'est possible sans revendication de notre souveraineté en matière économique. Il faut affronter le libéralisme, le libre-échange et l'euro. Rappelons que EELV est une organisation qui siège au côté des libéraux au parlement européen.

    8
    Samedi 14 Mars 2015 à 20:20

    à Coma81

    On est bien d'accord. Je prenais un ensemble bien plus vaste. Ce que l'on constate est qu'hélas les assos écolos locales ou thématiques n'ont, pas plus que les Verts (pâlichons), su faire vraiment progresser le bidule y compris dans les consciences de nos concitoyens. Exactement comme les assos militantes du domaine social n'ont pas pu faire prendre la mesure de la régression abyssale dans le domaine de la santé, de l'alimentation ou du logement. On est effaré devant le développement de la tuberculose et effaré de constater à quel point c'est peu connu ou minoré des militants politiques. Et cela vient en partie du profil sociologique des militants politiques et en partie de la montée du corporatisme où l'on refuse de voir que d'autres sont bien plus mal lotis que soi...

    9
    BA
    Lundi 16 Mars 2015 à 18:53

    Lundi 16 mars 2015 :

    J'ai vu une pièce de théâtre : « Les relations entre la Grèce et le FMI. »

    Acte 1 :

    En mars, la Grèce doit rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI.
    En avril, elle doit rembourser 400 millions d'euros au FMI.
    En mai, elle doit rembourser 746 millions d'euros au FMI.

    Mais il y a un tout petit problème : la Grèce est en faillite. Elle est incapable de rembourser le FMI.

    Heureusement, le FMI a une idée géniale :

    Le FMI va prêter des milliards d'euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l'argent qu'elle doit au FMI.

    Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l'argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

    A la fin de l'acte 1, la Grèce rembourse le FMI.

    Acte 2 :

    Lors de l'acte 2, la Grèce sera confrontée à un tout petit détail : la Grèce devra rembourser le nouveau prêt que lui a accordé le FMI lors de l'acte 1.

    Mais il y aura un tout petit problème : la Grèce sera en faillite. Elle sera incapable de rembourser le FMI.

    Heureusement, le FMI aura une idée géniale :

    Le FMI va prêter des milliards d'euros à la Grèce pour que la Grèce puisse rembourser l'argent qu'elle doit au FMI.

    Et comme ça, grâce à cette idée géniale, la Grèce aura l'argent dont elle a besoin pour rembourser le FMI.

    A la fin de l'acte 2, la Grèce rembourse le FMI.

    Etc.

    A la fin de l'acte 97, la Grèce meurt, et Christine Lagarde ne comprend pas ce qui s'est passé.

    C'est une pièce de théâtre magnifique.

    http://www.romandie.com/news/Zone-euro-la-Grece-rembourse-une-tranche-de-prets-au-FMI/575325.rom

    10
    BA
    Mercredi 18 Mars 2015 à 11:14

     

    La nouvelle tour de la BCE a coûté 1,3 milliard d'euros.

     

     

     

    Mercredi 18 mars 2015 :

     

     

     

    A Francfort, la BCE claquemurée face à une foule d’activistes.

     

    La BCE, qui travaille déjà dans ses nouveaux locaux depuis fin novembre, avait à l’origine prévu de faire les choses en grand pour fêter l’inauguration de la nouvelle tour. Histoire de marquer le coup, alors que la construction du bâtiment a mis huit ans et coûté 1,3 milliard d’euros, pour permettre à l’institution la plus puissante de la zone euro d’opérer dans ses propres locaux.

     



     

    Mais les gardiens de l’euro ont dû revoir leur plan face à la détermination des manifestants à tout faire pour vouloir gâcher la fête. Résultat, une cérémonie réduite au strict minimum sera tenue en présence de Mario Draghi, le président de la BCE, l’ensemble des gouverneurs de banques centrales de l’Union Européenne, faisant office de représentants de leurs nations, également l’ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le maire de Francfort et le ministre de l’économie du Land de Hesse.

     



     

    Seule une poignée de journalistes a été invitée à se joindre au pince-fesses : des grandes agences de presse et une équipe de la télévision locale. La plupart des autres journalistes doivent ainsi rester dehors.

     



     

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204232265682-ca-se-passe-en-europe-a-francfort-la-bce-claquemuree-face-a-une-foule-dactivistes-1103170.php

     



     

    Chaque siècle a sa forteresse.

     



     

    Chaque siècle a sa Bastille.

     



     

    Le XVIIIe siècle a eu la forteresse de la Bastille, à Paris. Le 14 juillet 1789, la foule en colère a pris d'assaut la forteresse de la Bastille. Elle l'a détruite. Aujourd'hui, il n'en reste rien.

     



     

    Le XXIe siècle aura la tour de la BCE, à Francfort. La foule en colère prendra d'assaut la tour de la BCE. Elle la détruira. Il n'en restera rien.

     



     

    En direct devant la tour de la BCE :

     



     

    https://www.youtube.com/watch?v=P7gfyZ5we3w#t=12608

     



     

    11
    BA
    Jeudi 19 Mars 2015 à 08:36

     

    Aux Etats-Unis, la base monétaire était de 800 milliards de dollars en 2008. Depuis, elle a explosé. Aujourd'hui, elle est de 4500 milliards de dollars.

     

     

     

    Regardez le graphique 4 :

     

     

     

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=79791

     

     

     

    Aux Etats-Unis, cette création de monnaie par la banque centrale n'a pas du tout profité à l'économie réelle.

     

     

     

    Partout ailleurs, c'est pareil. Dernier exemple en date : la BCE vient juste d'annoncer qu'elle va injecter 1140 milliards d'euros supplémentaires dans le système !

     

     

     

    Malheureusement, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, etc, la création de monnaie par les banques centrales ne profite pas à l'économie réelle. Elle ne profite qu'à la Bourse et aux dirigeants politiques.

     

     

     

    Les banques centrales injectent des centaines de milliards de liquidités, mais ces liquidités ne sont pas investies dans l'économie réelle. Elles sont investies dans :

     

     

     

    1- les marchés actions. Conséquence : les Bourses montent, les Bourses battent leur record historique, et les actionnaires sont contents.

     

     

     

    2- les obligations d'Etat. Conséquence : les taux des obligations d'Etat baissent, et les dirigeants politiques sont contents, car ils vont pouvoir continuer à emprunter des centaines de milliards.

     

     

     

    Conclusion numéro 1 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles boursières, partout dans le monde.

     

     

     

    Conclusion numéro 2 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles de dette publique, partout dans le monde.

     

     

     

    Hélas, une bulle ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

     

     

     

    Hélas, une bulle finit toujours par éclater.

     

     

     

    Le jour où ces gigantesques bulles boursières éclateront, le jour où ces gigantesques bulles de dette publique éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

     

     

     

    Jeudi 19 mars 2015 :

     

     

     

    L'OCDE redoute une nouvelle crise financière.

     

     

     

    En ce qui concerne les taux d'intérêt, « l'ampleur de la baisse allume un signal d'alarme », selon l'OCDE, qui craint un aveuglement des marchés, éblouis par les liquidités énormes qui affluent vers eux.

     



     

    « Une mauvaise estimation du risque a été au coeur de la précédente crise financière (de 2008) et il semble bien que ce phénomène ressurgisse aujourd'hui », s'inquiète l'OCDE.

     



     

    Le FMI s'inquiète également régulièrement « des prises de risque peut-être inconsidérées de nombreux investisseurs sur les marchés et de la valorisation très forte de certains actifs », ce qui pourrait provoquer de sévères corrections. Mais sa patronne Christine Lagarde se refuse jusqu'ici à parler de « bulle ».

     

     

     

    http://www.lepoint.fr/economie/la-perspective-d-une-nouvelle-crise-financiere-redoutee-par-l-ocde-18-03-2015-1913711_28.php

     

     

     

    12
    BA
    Jeudi 19 Mars 2015 à 16:14

     

    La BCE vient de prêter 97,8 milliards d'euros aux banques privées européennes. Taux d'intérêt : 0,05 % !

     

     

     

    En clair : les banques privées empruntent 97,8 milliards d'euros à 0,05 %, et ensuite elles prêtent de l'argent aux ménages en leur faisant payer un intérêt de 2,8 % !

     

     

     

    Pour les banques privées, l'argent est gratuit !

     

     

     

    Lisez bien la dernière phrase de l'article : « Aucune autre sanction n'est toutefois prévue, pas plus qu'un contrôle de l'usage réel de ces fonds. »

     

     

     

    Conclusion : les banques privées empruntent de l'argent à 0 %, et ensuite elles font ce qu'elles veulent avec cet argent !

     

     

     

    Le système actuel est un système de banquiers, fait par les banquiers, pour les banquiers, et destiné à enrichir les banquiers.

     

     

     

    Quant aux classes populaires et aux classes moyennes, elles continuent à s'appauvrir.

     

     

     

    Les banquiers, à la guillotine.

     

     

     

    Jeudi 19 mars 2015 :

     

     

     

    Gros appétit des banques européennes pour un nouveau prêt géant de la BCE.

     


    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi avoir alloué 97,8 milliards d'euros à 143 banques européennes, beaucoup plus qu'attendu, dans le cadre de son troisième prêt de long terme (TLTRO).

     

     

     

    Les prêts TLTRO sont très bon marché : leur taux, initialement fixé à 0,15%, a été ramené en janvier à 0,05% pour accroitre leur attractivité. Ce qui revient à dire que les banques peuvent désormais s'endetter quasiment gratuitement via ce mécanisme.

     

     

     

    http://www.romandie.com/news/Gros-appetit-des-banques-europeennes-pour-un-nouveau-pret-geant-de-la-BCE_RP/576499.rom

     

     

     

    13
    BA
    Lundi 23 Mars 2015 à 10:48

     

    Lundi 23 mars 2015 :

     

     

     

    1- La Grèce est en faillite. Dette publique : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

     

     

     

    2- Les banques privées grecques sont en faillite.

     



     

    3- La Banque centrale de Grèce est gavée d'obligations de l'Etat grec, mais ces obligations d'Etat ne seront JAMAIS remboursées. En clair : la Banque centrale de Grèce est en faillite.

     



     

    Seule solution pour tenir encore quelques semaines de plus, au moins jusqu'en juin :

     



     

    il faut que l'Union Européenne prête en urgence quelques milliards d'euros supplémentaires à la Grèce !

     



     

    Ce prêt supplémentaire rajoutera une montagne de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasent déjà la Grèce, mais c'est pas grave !

     



     

    Dans une lettre datée du 15 mars et révélée ce lundi par le "Financial Times", Alexis Tsipras « a averti Angela Merkel qu'il serait impossible pour Athènes d'assurer le service de la dette d'ici les prochaines semaines si l'UE ne distribuait pas à court terme une assistance financière au pays ».

     



     

    « Étant donné que la Grèce n'a pas accès aux marchés financiers et en vue des pics attendus dans nos échéances de dette au printemps et à l'été... il est clair que les restrictions particulières de la BCE combinées à des retards de versement rendraient impossible pour tout gouvernement d'assurer le service de sa dette », explique Alexis Tsipras dans ce courrier qui serait parvenu à la chancelière juste avant que celle-ci n'invite le Premier ministre grec à venir lui rendre visite à Berlin.

     

     

     

    http://www.boursorama.com/actualites/grece--certains-remboursements-impossibles-sans-aide-1c57eb8cdef241e3d9c59be38b4474fa

     

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