• Paul Krugman, chroniqueur de la fin de l'euro

    "La triste vérité est que le système euro semble de plus en plus voué à l'échec. Et une vérité encore plus triste est que vu comme le système se comporte, l'Europe se porterait sans doute mieux s'il s'écroulait plutôt aujourd'hui que demain." (Octobre 2011)

    "Il est donc difficile d'éviter un profond sentiment de désespoir. Plutôt que d'admettre qu'ils se sont trompés, les dirigeants européens semblent déterminés à faire tomber leur économie - et leur société - d'une falaise. Et c'est le monde entier qui en paiera le prix." (Avril 2012)

    Comment la Grèce s’est-elle retrouvée autant en difficulté ? C’est la faute de l’euro. (Juin 2012)

    "Nous assistons à l'une des plus grandes catastrophes économiques de l'histoire" (Septembre 2014)

     

    Paul Krugman, Prix nobel

     

    Europanic 2.0. - Octobre 2014. Extrait. 

    Toute personne qui travaille dans l'économie monétaire internationale est familier avec la loi de Dornbusch : "La crise prend beaucoup plus de temps à venir que vous ne pensez, puis, elle se déroule beaucoup plus vite que vous auriez pensé."

    Et il en est de même avec la dernière crise de l'euro. Il n'y pas si longtemps, les austéritaires qui ont dicté la politique macro dans la zone euro, pavanaient, proclamant leur victoire sur la base d'une hausse modeste de la croissance. Par la suite, l'inflation a plongé et l'économie de la zone euro a commencé à avoir des ratés - et peut-être le plus important, tout le monde regardait de nouveau les fondamentaux et se rendait compte que la situation restait extrêmement grave.

    Il est vrai que lorsque l'urgence s'est faite sentir à l'été 2012, Mario Draghi a sauvé une Europe au bord du gouffre. Et peut-être, peut-il le faire à nouveau. Mais la tâche s'annonce beaucoup plus difficile. (...)

    Ce qui se passe maintenant est très différent. C'est une crise qui s'étend lentement, impliquant la zone euro dans son ensemble, laquelle sombre dans une spirale déflationniste avec déjà des taux de la BCE en dessous de zéro. (...)

    L'Europe a surpris beaucoup de gens, moi y compris, par sa capacité de résistance. Et je pense vraiment que la BCE de Mario Draghi est devenu une source importante de solidité. Mais j'ai de plus en plus du mal (et non seulement moi...sans parler d'autres à qui je parle) à voir comment tout cela se termine, ou plutot, comment cela ne se termine pas en catastrophe. Vous trouverez peut être impossible l'histoire où Marine Le Pen sort la France de l'euro et de l'UE; mais dans ce cas, quel est votre scénario ?

    Sur le blog de Paul Krugman

     

    La Grèce, cette victime - Juin 2012. Extrait.

    "(...) Comment la Grèce s’est-elle retrouvée autant en difficulté ? C’est la faute de l’euro. 

    RTBF

     

    L'apocalypse est pour bientôt - Mai 2012. Extrait.

    Il est tout à coup facile de voir comment l’euro – cette fabuleuse expérience imparfaite d’une union monétaire sans union politique – pourrait se défaire. Il ne s’agit pas non plus d’une perspective lointaine. Tout pourrait s’écrouler à une vitesse remarquable, dans les mois qui viennent, et non les années. Et les coûts – à la fois économiques et, certainement encore plus importants, politiques – pourraient être gigantesques.

    Tout ceci n’a pas obligation à se produire ; l’euro (ou du moins une grande partie de l’euro) peut toujours être sauvé. Mais cela demandera aux dirigeants européens, et particulièrement à l’Allemagne et à la Banque Centrale Européenne, d’agir de façon bien différente de la façon dont ils se sont comportés ces dernières années. Ils doivent cesser de donner des leçons de morale et faire avec la réalité ; ils doivent cesser de temporiser et, pour une fois, doivent anticiper le virage qui se profile.

    RTBF

     

    Le suicide économique de l'Europe, Paul Krugman - Avril 2012. Extrait.

    Samedi, le New York Times a parlé d'un phénomène apparemment en plein essor en Europe : les suicides "par crise économique", des gens qui mettent fin à leurs jours par désespoir d'être au chômage et d'être en faillite. Cette histoire était déchirante.

    Cependant, je suis convaincu de ne pas avoir été le seul lecteur, surtout parmi les économistes, à me demander si cette histoire, plus que sur des individus, ne portait pas plutôt sur l'apparente détermination des dirigeants européens à commettre un suicide économique pour le continent entier.

    Si l'on ne mâche pas ses mots, c'est simplement de la folie. L’Europe vient de vivre plusieurs années de programmes d'austérité drastique et les résultats sont exactement ceux qui étaient attendus par les étudiants en histoire : de telles mesures enfoncent davantage les pays déprimés dans une dépression économique. (...)

    Quelle peut-être l'alternative? Eh bien, dans les années 1930, une époque que l'Europe moderne se met à rejouer dans les moindres détails, la condition essentielle pour la relance était de sortir de l'étalon or. L'équivalent aujourd'hui serait de quitter l'euro et de revenir aux monnaies nationales. L'on pourrait dire que c'est inconcevable et cela serait, en effet, un événement hautement perturbateur, aussi bien sur le plan économique que politique. Mais continuer ainsi, en imposant une austérité toujours plus drastique à des pays qui souffrent déjà d'un chômage digne de la Grande Dépression, c'est tout simplement inimaginable. (...)

     Il est donc difficile d'éviter un profond sentiment de désespoir. Plutôt que d'admettre qu'ils se sont trompés, les dirigeants européens semblent déterminés à faire tomber leur économie - et leur société - d'une falaise. Et c'est le monde entier qui en paiera le prix.

      RTBF

     

    Eurocrise. Deux articles de Paul Krugman traduit par Contreinfo- Février 2012.
     

    Le nouveau « plan de sauvetage » de la Grèce

    Que dire ? Comme l’écrit Felix Salmon, ce n’est vraiment pas crédible. Le problème, lors de tous les épisodes précédents, était que les politiques d’austérité dépriment à un tel point l’activité économique qu’elles annulent la plupart des recettes fiscales : les revenus déclinent, comme le PIB, de sorte que le ratio dette / PIB attendu, empire.

    Aujourd’hui, voici une nouvelle cure d’austérité - qui est supposée ne pas provoquer trop de dégâts sur la croissance. Les espérances prennent le pas sur la réalité.

    OK, en la matière, personne n’est complètement idiot. Ce qui se passe, c’est que personne n’est prêt à s’engager sur des chemins qui pourraient éventuellement déboucher sur : une aide soutenue (et non des prêts) à la Grèce, ou sa sortie de l’euro, conduisant finalement à une plus grande compétitivité et une croissance plus rapide. Ces deux options seraient politiquement catastrophiques, ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être prises avant qu’il n’y ait littéralement pas d’autre alternative.

    La Grèce sera donc éreintée un peu plus.

     

    Le retour des erreurs des années 1930

    Quand j’ai vu les unes annonçant l’appel lancé par les dirigeants européens pour une action en faveur de la croissance, je me suis demandé, juste pendant une seconde, si une fissure apparaissait dans le consensus pour l’austérité. Mais noooon...

    Leur réponse, confrontés à une grave insuffisance de la demande - le secteur privé ne dépense tout simplement pas assez - consiste à attendre, déréglementer et libéraliser les échanges.

    Ce n’est pas tant qu’il s’agisse d’une mauvaise idée que d’une idée dénuée de pertinence.

    [les vraies questions sont : ] Que faudrait-il faire pour réduire le fardeau de la dette des ménages ? Que faudrait-il faire pour réduire ces excédents allemands déstructurants ? (...)

    C’est sans espoir.

    Sur le blog de Paul Krugman, traduction ContreInfo

     

    Eurodämmerung, Par Paul Krugman, 1er novembre 2011. Intégral.

    J’ai fait l’analyse de cette catastrophe annoncée ces dernières années, et je suis trop las pour la reprendre à nouveau en ce moment. Il suffit de rappeler que l’euro était une idée fondamentalement défectueuse qui ne pouvait fonctionner qu’avec une économie européenne forte, un niveau significatif d’inflation, plus une ligne de crédit illimitée aux nations subissant des attaques spéculatives.

    Pourtant, les élites européennes ont adopté une conception moralisatrice de l’économie, en imposant une austérité généralisée, une politique monétaire restrictive en dépit d’une inflation sous-jacente faible, et elles ont été bien trop préoccupées de punir les fautifs pour se rendre compte que tout allait exploser en l’absence d’un prêteur de dernier recours qui soit efficace.

     

    Sur le blog de Paul Krugman, traduction ContreInfo

     

    Le trou dans le seau de l'Europe, Par Paul Krugman - Octobre 2011. Extrait.

    "Si ça n'était pas si tragique, la crise européenne actuelle serait drôle, pour qui aime l'humour noir. En effet, alors que les plans de sauvetage échouent les uns après les autres, les Gens Très Sérieux de l'Europe - qui sont, si tant est que cela soit possible, encore plus pompeux et vaniteux que leurs homologues américains - ne cessent de paraître de plus en plus ridicules. (...)

    La triste vérité est que le système euro semble de plus en plus voué à l'échec. Et une vérité encore plus triste est que vu comme le système se comporte, l'Europe se porterait sans doute mieux s'il s'écroulait plutôt aujourd'hui que demain."

    Dans The New Yok Times, traduction par la RTBF

     

    L’euro court à sa perte, Par Paul Krugman, prix nobel d'économie - 26 Septembre 2011. Extrait.

    "D’un côté, l’Europe est dans une situation vraiment, vraiment effrayante : un tiers des pays de la zone euro étant désormais visés par des attaques spéculatives, c’est l’existence même de la monnaie unique qui se trouve menacée – et un effondrement de l’euro pourrait infliger de terribles dégâts dans le monde entier.

    De l’autre, les décideurs européens semblent disposés à s’enferrer dans la voie qu’ils se sont tracée. Ils vont probablement réussir à offrir plus de crédits aux pays en difficulté, ce qui pourrait ou non dissiper le spectre d’un désastre imminent. En revanche, ils ne semblent pas prêts du tout à admettre un fait essentiel – à savoir que sans davantage de politiques fiscales et monétaires expansionnistes dans les économies européennes plus solides, tous leurs efforts seront vains. 
[…]"

     Dans The Financial Time, traduction Presseurop

     

    Greek End Game, par Paul Krugman, prix nobel d'économie - Mai 2010. Extrait.

    De nombreux commentateurs estiment désormais que la crise Grecque se terminera par une restructuration de la dette - euphémisme pour une répudiation partielle. Je suis d’accord. Mais leur raisonnement semble s’arrêter là, ce qui est une erreur. En effet, le consensus selon lequel la Grèce finira par faire défaut est probablement trop optimiste. Je suis de plus en plus convaincu que la Grèce finira par quitter également la zone euro.

    J’ai déjà exposé cet argument : même en ayant restructuré sa dette, la Grèce restera aux prises à de grandes difficultés, contrainte à une cure d’austérité sévère - provoquant une grave crise économique - et ceci uniquement pour résorber le déficit budgétaire primaire, non compte tenu du paiement des intérêts. (...)

    Traduction : Contre Info


     

    « Les transfuges : des ex-eurocrates alertent l'opinionEmmanuel Todd contre le système politico-médiatique »

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  • Commentaires

    1
    BA
    Lundi 13 Octobre 2014 à 20:21

     

    Lundi 13 octobre 2014 :

     

     

     

    Sur son blog, Jacques Attali écrit :

     

     

     

    « Quelque chose va se passer.

     



     

    Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent : l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes.

     



     

    Plus directement, la situation globale de l’Europe, qui s’enfonce dans la déflation, rend probable une faillite d’un des Etats européens, et non des moindres, devenu incapable de rembourser sa dette.

     



     

    Et la colère des Allemands, devant la dérive des autres, pourrait conduire ce pays à sortir, le premier, de la zone euro.

     

     

     

    Par ailleurs, la décision attendue de la cour européenne de justice, sur les mécanismes audacieux de solidarité monétaire créés par Mario Draghi, provoquerait, si elle les déclarait contraires aux traités européens, la démission du président de la BCE et un effondrement de l’euro.

     

     

     

    Plus spécifiquement, la France, dont le déficit budgétaire est désormais hors de contrôle et où les réformes tardent à venir, pourrait se trouver attaquée par les marchés et devenir à son tour insolvable.

     

     

     

    L’une au moins de ces menaces a de fortes chances de se matérialiser dans les dix-huit prochains mois.

     



     

    http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/10/13/quelque-chose-va-se-passer/

     



     

    La zone euro est bâtie sur des gigantesques bulles de dettes publiques.

     

     

     

    Ces gigantesques bulles de dettes publiques vont bientôt éclater.

     

     

     

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
    5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
    6- Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
    7- Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
    8- France : dette publique de 2023,7 milliards d’euros, soit 95,1 % du PIB.

     

    2
    Lundi 13 Octobre 2014 à 20:46

    "C'est sans espoir."

    La sentence de Paul Krugman est... sans concession. Et je suis à peu près sûr qu'il a raison. Nos eurocrates ne toucheront jamais au gouvernail même quand l'iceberg sera juste devant la proue du bateau. Ils sont tellement convaincus que leur navire est insubmersible... 

    3
    BA
    Mercredi 15 Octobre 2014 à 13:04

     

    Quand on arrive à ce niveau de dette publique, on n'a plus que cinq solutions :

     

     

     

    1- La guerre : par exemple, on attaque des pays qui ont du pétrole et du gaz naturel pour leur voler. Malheureusement, ces pays sont surarmés, et ils seraient capables de nous vaincre, ces cons.

     

     

     

    2- L'inflation : malheureusement, les pays développés vieillissent. Les vieux sont de plus en plus nombreux, et donc les politiques suivies ont comme priorité la lutte contre l'inflation.

     

     

     

    Quant aux pays émergents, chez eux-aussi, l'inflation baisse.

     

     

     

    Chine : l'inflation ralentit à 1,6% en septembre.

     


    L'inflation en Chine a de nouveau nettement ralenti en septembre, à 1,6% sur un an, à son plus bas niveau depuis près de cinq ans, selon des chiffres officiels publiés mercredi 15 octobre, de nature à renforcer les craintes de tensions déflationnistes.

     



     

    http://www.romandie.com/news/Chine-linflation-ralentit-a-16-en-septembre/527339.rom

     



     

    3- L'Etat vole l'argent des épargnants. Exemple : Chypre. Malheureusement, ça ne résoud pas le problème. La dette publique de Chypre continue à exploser : elle atteint 112,2 % du PIB.

     



     

    4- La prière. On prie pour que Dieu vienne nous sauver. Malheureusement, il n'existe aucun dieu.

     



     

    5- Le défaut de paiement. Malheureusement, le défaut de paiement ruine les prêteurs, le défaut de paiement ruine les épargnants, le défaut de paiement ruine les actionnaires.

     



     

    Pronostic : on va avoir le 5.

     



     

    Dans les années qui viennent, de nombreux Etats vont se déclarer en défaut de paiement.

     



     

    Tant pis pour les prêteurs. Tant pis pour les épargnants. Tant pis pour les actionnaires.

     



     

    https://www.youtube.com/watch?v=8LaRGDYM_-M

     

    4
    BA
    Jeudi 16 Octobre 2014 à 12:03

    Le krach arrive en zone euro.

     

    Accrochez vos ceintures.

     

    Jeudi 16 octobre 2014 :

     

    ALERTE - Emission obligataire : l'Espagne place moins qu'espéré sur 10 et 15 ans.

     

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--Emission-obligataire-lEspagne-place-moins-quespere-sur/527917.rom

    5
    BA
    Jeudi 16 Octobre 2014 à 20:01

    Italie : en 2007, les banques privées italiennes détenaient 12 % du PIB en obligations de l'Etat italien. Fin 2013, les banques italiennes détenaient 28 % du PIB en obligations de l'Etat italien !

    Espagne : en 2007, les banques privées espagnoles détenaient 7 % du PIB en obligations de l'Etat espagnol. Fin 2013, les banques espagnoles détenaient 30 % du PIB en obligations de l'Etat espagnol !

    Regardez bien les graphiques 3a et 3b :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

    Ces graphiques montrent une accélération des achats d'obligations d'Etat à partir de décembre 2011, c'est-à-dire à partir du moment où la BCE a prêté 1019 milliards d'euros aux banques européennes.

    En clair : les banques italiennes ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l'Etat italien. Elles en sont gavées.

    Les banques espagnoles ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l'Etat espagnol. Elles en sont gavées.

    Normal : plus personne au monde ne veut acheter ces obligations d'Etat pourries.

    MAIS MAINTENANT ?

    Maintenant, les banques espagnoles sont dramatiquement sous-capitalisées. Maintenant, les banques espagnoles n'ont plus d'argent. Jeudi 16 octobre, elles ont été incapables d'acheter toutes les obligations émises par l'Etat espagnol.

    L'Espagne rate un emprunt obligataire.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/10/16/97002-20141016FILWWW00137-l-espagne-rate-un-emprunt-obligataire.php

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour acheter les obligations de l'Etat espagnol, les obligations de l'Etat italien, les obligations de l'Etat grec, etc.

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour empêcher la faillite généralisée de la zone euro.

    6
    BA
    Jeudi 23 Octobre 2014 à 20:23

     

    Depuis des années, la BCE prête des centaines de milliards d'euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques achètent des obligations émises par leur Etat.

     

     

     

    Les banques italiennes achètent des obligations de l'Etat italien. Les banques espagnoles achètent des obligations de l'Etat espagnol. Les banques portugaises achètent des obligations de l'Etat portugais. Etc.

     

     

     

    Regardez bien les graphiques 3a et 3b :

     

     

     

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

     



     

    En clair : il ne reste plus que la BCE pour empêcher l'effondrement généralisé des Etats européens.

     

    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique continue à gonfler.

     

    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique ne peut pas gonfler jusqu'au ciel.

     

    Il arrive toujours un moment où une bulle finit par faire …

     

    plop !

     

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

     

     

     

    Jeudi 23 octobre 2014 :

     

     

     

    La dette publique en hausse à 92,7% du PIB dans la zone euro.

     


    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 224,129 milliards d’euros.

    4- Irlande : dette publique de 209,702 milliards d’euros.

    5- Chypre : dette publique de 19,365 milliards d’euros.

    6- Belgique : dette publique de 433,274 milliards d’euros.

    7- Espagne : dette publique de 1012,606 milliards d’euros.

    8- France : dette publique de 2023,668 milliards d’euros.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1552,344 milliards de livres sterling.

     



     

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-23102014-AP/FR/2-23102014-AP-FR.PDF

     

    7
    TOUBI
    Lundi 1er Août 2016 à 22:38
    AU SUJET DU BREXIT, DE L’UNION EUROPEENNE ET DE L’EURO. Nebucadnetsar et Babylone essayèrent de regrouper les différents peuples de la terre en un unique empire qui par ailleurs se rêvait parfois éternel. Résultat ? Echec, effondrement et dislocation. Voilà ce qui arriva à la tête d’or c’est-à-dire au meilleur de tous les empires mondiaux qui ait jamais existé sur terre. A partir de l’an 538 avant le Seigneur JESUS-CHRIST, l’empire Médo-Perse remplaça Babylone et reprit la même ambition folle : rassembler les différents peuples de la terre en un unique empire mondial. Cette seconde tentative ne dura que deux siècles environ et l’empire Médo-Perse s’écroula. A partir de l’an 331 avant le Seigneur JESUS-CHRIST, l’empire Grec d’Alexandre dit le grand remplaça l’empire Médo-Perse et reprit à nouveau la même ambition : regrouper les peuples différents de la terre en un unique empire mondial. Résultat ? Echec et écroulement complet. En l’an 168 avant le Seigneur JESUS-CHRIST, l’empire Romain fit irruption sur la scène mondiale et lutta pendant plus de trois siècles pour essayer de réussir ce que les trois empires mondiaux précédents avaient échoué : rassembler les différents peuples de la terre en un unique empire mondial. Résultat : échec et écroulement complet de l’empire Romain en l’an 478. Depuis l’écroulement de la tour de Babel, les élites des ténèbres luttent vainement pour à nouveau rassembler les peuples de la terre en un unique empire mondial gouverné par l’antéchrist de Satan. C’est une folie vouée d’avance à l’échec car depuis Babel, DIEU a rendu différents les peuples de la terre au niveau même de leurs esprits respectifs. Que deux individus appartenant à deux peuples différents se marient s’ils veulent mais les peuples ne sont pas des individus et ne peuvent se marier. Il est écrit dans la Bible que les alliances de chair et de sang entre les peuples ne conduiront jamais à une quelconque unité d’esprit entre les peuples. Donc les peuples peuvent coopérer mais leurs natures ontologiques respectives font qu’il est impossible d’envisager un mariage ou une fusion entre peuples. Or voilà les européistes parfaitement conduits par l’esprit antéchrist, qui ignorent que c’est l’Apôtre Paul qui a posé les fondations de l’Occident et de l’Orient actuels (ah oui l’Orient aussi) et engagent à nouveau le vieux rêve maudit de la tour de Babel : rassembler des peuples différents sous un unique empire et sous une unique monnaie avec comme étape suivante du rêve satanique, la constitution d’un empire mondial. N’est-ce pas de la folie pure que Satan inculque aux élites européistes ? L’histoire n’enseigne-t-elle pas suffisamment comment s’achève ce genre de folie ? La folle construction européenne actuelle et son Euro sont une rébellion antéchrist de type soviétique. Un soviet suprême dit « commission européenne » s’est instauré avec pour objectif suprême caché dans les ténèbres ; défier ce que DIEU a écrit dans le Livre de Daniel. Cette folie vient d’engendrer une situation monstrueuse : pour la première fois dans l’histoire économique, un pays tout entier est transformé en bulle prête à s’effondrer. Voici le film complet du tour de magie que viennent de réussir les européistes. Des quantités phénoménales d’Euros de piètre qualité ont fui les autres pays européens pour trouver refuge en Allemagne afin d’y bénéficier d’un anoblissement qualitatif. Vous direz que c’est bon pour l’économie Allemande mais n’allez pas si vite en besogne car l’économie n’aime point les tours de magie et obéit au principe d’équilibre. Quand le détenteur de dix millions de mauvais Euros portugais les poste dans une banque en Allemagne, il vient d’échanger une vulgaire Toyota Lexus ou une vulgaire Renault Talisman contre une Mercedes qui se conduit sur deux générations. Vous devinez déjà qu’il va bien falloir que quelqu’un paie pour cet échange de véhicule que vient de faire le Portugais. Et c’est ici que vous commencez à comprendre l’effondrement de l’Allemagne qui s’annonce. Puisque ces quantités phénoménales d’Euros de piètre qualité ont fait irruption en Allemagne sans passer par l’arbitrage d’un marché de change (les néolibéraux qui rêvent du nouvel ordre mondial des ténèbres détestent les marchés qu’ils font semblant d’encenser) la Budesbank se retrouve massivement créancière des autres banques centrales européennes qui sont insolvables. Actuellement le tour de magie des européistes se concrétise en une créance pourrie de près d’un trillion d’Euros (excusez du peu) que la Busdesbank détient sur des banques centrales insolvables. Oui le chiffre officiel que publie discrètement la Budesbank est de 700 millions d’Euros mais il faut y ajouter une composante importante que la Budesbank met de côté pour atténuer l’ampleur du désastre ; les énormes quantités de billets d’Euros de basse qualité imprimés par des banques centrales insolvables d’Europe du sud et que les citoyens rationnels se sont vite empressés de déposer directement dans les banques Allemandes ou de mettre en circulation au sein de l’économie Allemande pour transformer chaque euro de piètre qualité en un vrai Euro c’est-à-dire en un Deutsch Mark potentiel. Qui va à l’heure des comptes, payer pour cette créance pourrie de près de mille milliard d’Euros que la Budesbank (vous pouvez l’appeler Buba si vous avez de l’affection pour elle) détient sur des banques centrales étrangères insolvables ? La réponse est celle que vous devinez. Dites-la simplement. Puisque la Budesbank appartient à l’Etat Allemand, c’est in fine, le citoyen Allemand qui va payer cette facture. Impôts, chômage massif, disparition des prestations sociales, coupes sombres dans les dépense de l’Etat, voilà le prochain cocktail qui attend le Bavarois qui lit tranquillement l’histoire de Martin LUTHER à sa femme et qui n’a jamais demandé le moindre « rêve européen » aux élites des ténèbres qui ont engagé l’Allemagne dans une construction de rébellion contre DIEU. Quand une « fille de pasteur » se donne pour objectif de faire le contraire de ce qui est écrit dans la Bible le résultat est catastrophique comme on le voit. Nous voici donc avec un pays entier transformé en bulle prête à s’effondrer. Retour aux années du Reichsmark. Les peuples Européens ne formeront jamais un peuple Européen tout comme les peuples Africains ne formeront jamais un peuple Africain. De Même le peuple Asiatique n’existe point. Au bistrot du quartier, vous aurez toujours en face de vous des peuples Européens, des peuples Africains, des peuples Asiatiques et le gérant du bistrot devra bien s’habituer aux différents accents, aux différentes langues et aux différentes monnaies s’il veut vendre sa bière…Bavaroise. Après le Brexit, le Deutschxit est de la plus grande urgence pour limiter le montant de la facture de folie que devra payer le citoyen Allemand. Les élites des ténèbres en Allemagne croient avoir trouvé une autre solution : pousser à la vente et à la spoliation du patrimoine des autres Etats Européens qui ne peuvent pas rembourser leurs dettes. C’est un pis-aller qui va renforcer la haine entre les peuples européens qui ne demandaient qu’à vivre chacun en paix avec sa propre monnaie, sa propre banque centrale et sa propre nationalité. L’avenir de l’Union Européenne et de l’Euro ont déjà été écrits par l’histoire dans un film que tous connaissent : l’effondrement de l’URSS ! Regardez ce film et voyez comment les nombreux peuples « frères » s’empressèrent de vite quitter l’URSS pour chacun refonder sa propre nation et sa propre monnaie. Où est la Yougoslavie de Tito ? L’esprit antéchrist d’Ubuntu mondial est en fait partagé à travers le monde par les élites rétrogrades dépourvues de sens de l’histoire. C’est ainsi qu’à l’aube des indépendances des pays Africains, Kwame Nkrumah eu l’hallucination d’un Etat fédéral Africain ! Pensez-y cinq minutes. Des foules de peuples différents qui n’ont pas encore appris à se mettre ensemble pour gérer une compagnie aérienne commune (Air Afrique) se rassemblent soudain au sein d’une unique République fédérale! Ce genre de loufoquerie est courant en Afrique où faute d’esprit en eux-mêmes, les Chefs d’Etat livrent à longueur d’années le spectacle de la folie et de l’égarement. Seul point positif de la folle entreprise de l’Union Européenne et de l’Euro ? La folle entreprise de construction de l’Union Européenne et de l’Euro a révélé au grand jour un fait fondamental que les Africains de la zone FCFA auraient dû comprendre et agir en conséquence. De quoi s’agit-il ? C’est tout simple. L’Union Européenne et l’Euro ont révélé au grand jour que les élites politiques et économiques qui gouvernent la France ont toujours été et sont parfaitement conduits par une vision raciale et assument parfaitement leur vision raciale du monde quand elles sont dans le champ de l’action. Chaque année, la France contribue en net près de huit milliards d’Euros ( oui vous avez bien lu, près de huit milliards d’Euros par an) pour soutenir la mise à niveau économique ( qui tarde à venir) d’une foule de peuples européens qui n’ont jamais parlé un seul mot de français, connaissent peu de choses de la France, n’envoient quasiment point leurs citoyens étudier en France… Donc, en un an, la France verse aux autres peuples Européens moins avancés et ceci via Union Européenne, une somme qui dépasse largement tout ce que la prétendue coopération française a apporté en soixante ans aux pays Africains de la zone FCFA qui parlent la langue française, militent avec ferveur au sein de la francophonie pour le rayonnement de la France dans le monde, recourent de préférence aux Français quand se pose un besoin d’assistance technique, ont le « réflexe Français » quand il s’agit de confier en concession certains pans de l’économie à des entreprises étrangères, envoient des contingents d’étudiants en France. Qu’est-ce qui justifie ceci ? Vous voilà qui levez les yeux au plafond et essayez de fuir la VERITE criée par les faits. Mais vous ne pouvez empêcher les faits de crier la VERITE ! La seule chose que la France a en commun avec les pays Européens moins avancés à qui elle verse huit milliards d’Euros chaque année et que la France n’a pas en commun avec les pays Africains de la zone FCFA, c’est la couleur de la peau. Elle est Noire en zone FCFA et Blanche aussi bien chez la France que chez les autres pays Européens moins avancés de la zone Euro. Voilà la vision raciale du monde criée à haute voix et révélée par les faits. Vous le constatez vous-mêmes ; le vernis du discours humaniste du 18 siècle et celui du discours de la « révolution française » ne servent à rien car les faits parlent suffisamment et sont suffisants pour qui sait comprendre les faits. Les Chefs d’Etat loufoques de l’Afrique prendront-ils acte de cette vision raciale du monde et de son caractère dangereux pour l’ensemble des peuples Africains ? Non et non car le loufoque Chef d’Etat tropical est le produit maçonnique de son grand maître de loge gauloise qui l’a initié au 33ème degré de la franc maçonnerie des ténèbres. Les pays d’Europe de l’Est et du Sud qui annuellement reçoivent huit milliards d’Euros de la France via UE ne parlent point français, ne sont point dans la francophonie avec la France, n’envoient point leurs enfants étudier en France comme le font les pays de la zone Afrique FCFA, ne songent pas spontanément à la France en matière de coordination de la politique économique comme le font les pays Africains de la zone FCFA, ne déposent point leurs réserves de change au trésor Français comme font les pays Africains de la zone FCFA. Et pourtant ce n’est point aux pays Africains de la zone FCFA que la coopération française verse annuellement huit milliards d’Euros, c’est aux autres pays Européens de l’Est et du Sud que la France verse annuellement huit milliards d’Euros pour accélérer leur décollage économique. Les faits disent clairement que la vision du monde qui conduit les élites politiques et économiques qui gouvernent la France est typiquement raciale et racialiste. Voilà ce que disent les faits. Les pays Européens d’Europe du Sud et de l’Est ont en commun avec la France une chose unique que n’ont pas les Africains de la zone FCFA ; la couleur de la peau et les faits disent que les élites maçonniques des ténèbres valorisent infiniment cette couleur de peau plus que le partage de la langue française, plus que la francophonie. Et comme nos loufoques chefs d’Etats du continent n’ont aucun esprit en eux-mêmes, ils ne peuvent vite mettre en chantier un plan sur cent ans pour ressusciter nos langues Africaines et préparer la mise en œuvre de la mort de la francophonie et de la zone FCFA au bout d’un siècle via réappropriation systématique de nos propres langues et de notre propre vision du monde. Tels des insensés qui ne comprennent rien aux faits de l’histoire, ils vont livrer nos peuples Africains à la merci d’élites maçonniques qui ne voient le monde que sous vision parfaitement raciale malgré des discours universalistes. Voilà comment se prépare la fin des peuples qui ne tirent aucune conclusion des faits politiques et économiques du monde. Il faut ici faire justice à la VERITE en disant qu’en réalité, le peuple français lui-même est victime de ses élites politiques et économiques porteurs d’une mortelle vision raciale du monde. Ce peuple français cria « non » par référendum à la folie de la construction de l’UE et de l’Euro mais les élites politiques et économiques passèrent outre la voix du peuple Français désormais enrôlé de force dans une vision raciale du monde qu’il n’a point choisie. La vision raciale du monde n’est donc point celle du peuple Français mais celle de l’élite des ténèbres qui ambitionne vainement d’affronter la PAROLE de DIEU écrite dans le Livre de Daniel. Pour finir rappelons tout de même aux apprentis sorciers un peu d’axiomatique de la science des systèmes. L’empire Romain s’est en vain battu pendant plus de trois siècles pour passer outre cette axiomatique. Si vous voulez fusionner au sein d’un ensemble politique mondial unique les peuples de la terre, il faut que : 1/ plusieurs de ces peuples soient éliminés afin de réduire les degrés de liberté au sein de l’entité politique unique, 2/ un peuple dominateur unique émerge et asservisse en esclavage tous les autres peuples restant, 3 / avec le temps les peuples asservis se dissolvent progressivement par assimilation au peuple dominateur. Vous avez bien compris ; le rêve d’unification de tous les peuples au sein d’une entité politique unique constitue le pire des cauchemars pour l’humanité. Que chaque Européen retourne à sa monnaie et à son pays et coopère avec les autres Européens et avec les autres peuples. Shalom à tous les peuples de la terre. Rev. Apôtre Joseph TOUBI 24 7 16
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