• ATTAC réclame l'annulation des dettes "illégitimes"

    Attac ne semble toujours ne pas avoir compris, après 30 ans de mondialisation et 20 ans de monnaie unique (depuis maastricht) qu'aucune avancée sociale n'étaient possible hors du cadre de l'Etat nation, le rapport de force au niveau supérieur étant trop défavorable aux classes populaires. Il est triste de voir la gauche défendre l'euro, qui est une absurdité économique et une dramatique erreur politique. 

     

    "Sortir de la situation actuelle suppose d'abord d'annuler au moins partiellement les dettes publiques en Europe, un audit citoyen de la dette publique devant déterminer la fraction de la dette à annuler et les acteurs concernés par cette annulation."

    "Plutôt que de décider a priori de sortir de l’euro pour revenir à la drachme, la peseta ou le franc, ils seront bien inspirés de prendre des mesures unilatérales pour montrer aux peuples européens qu’une autre Europe est possible. Audit public puis défaut partiel sur la dette, contrôle et taxation des capitaux, reprise en main du système bancaire par la société : gouvernements progressistes et mouvements sociaux européens devront engager un bras de fer avec la BCE, les grands patrons européens et leurs représentants politiques. Pour une refondation démocratique de l’Union et de l’euro, seule manière de leur redonner une légitimité et un avenir."

    ATTAC

     

     

    Pour un véritable audit !, par Frédéric Lemaire (Collectif audit citoyen / Attac) - Juillet 2012. Extrait.

    "(...) Depuis octobre 2011, des milliers de citoyens, de nombreuses associations et organisations du mouvement social ont engagé et soutenu la démarche du Collectif pour un audit citoyen de la dette (CAC). Plus d’une centaine collectifs locaux se sont constitués dans toute la France. Ils regroupent des militants associatifs, syndicalistes et citoyens qui produisent et diffusent des documents, et participent au nécessaire débat sur l’évolution des finances et de la dette publiques.

    Des communes, des collectivités territoriales, asphyxiées par les emprunts toxiques et des restrictions budgétaires insupportables (réforme régressive de la fiscalité locale, gel des dotations budgétaires, faillite de Dexia…), sont également mobilisées pour réclamer un tel audit.

    Il est légitime que différents représentants du mouvement social, d’organisations syndicales, des associations d’élus locaux et d’autres acteurs économiques et sociaux soient associés aux travaux demandés à la Cour des Comptes.

    D’un constat partagé – issu d’un véritable débat citoyen – doivent dépendre les orientations qui vont être prises et engager notre pays (et indirectement, l’Union européenne) pour les années à venir.

    C’est pourquoi le collectif pour un audit citoyen a adressé mercredi 13 juin à MM. Moscovici, Ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce Extérieur et Monsieur Didier Migaud, Premier président de la Cour des Comptes, une lettre ouverte pour leur demander de l’associer aux travaux de la Cour des comptes, d’étendre le rapport demandé à un audit de la dette publique, et d’être reçu par M. Moscovici pour préciser ses demandes."

    Dans L'Huma


    Sortir du piège de la dette, Par Pierre Khalfa, co-président de la fondation Copernic

    (...) La dette est fondamentalement inacceptable car elle représente un transfert financier de la grande masse de la population vers les plus riches. C'est la grande masse des contribuables qui, à travers la fiscalité, paye la charge de la dette et c'est elle qui en subit les conséquences avec la réduction des dépenses publiques.

    (...) Nous sommes donc dans une situation hallucinante dans laquelle les banques privées se refinancent à un taux dérisoire auprès de la BCE et prêtent aux États à des taux nettement supérieurs voire carrément usuraires. Les États et l'Union européenne se sont ainsi mis volontairement sous l'emprise des marchés financiers.

    La dette est donc triplement illégitime : elle est le produit des cadeaux fiscaux fait aux dominants, de la crise financière dont ils sont responsables et du recours aux marchés financiers auxquels ils participent. Sortir de la situation actuelle suppose d'abord d'annuler au moins partiellement les dettes publiques en Europe, un audit citoyen de la dette publique devant déterminer la fraction de la dette à annuler et les acteurs concernés par cette annulation. Il faut ensuite une autre politique monétaire. En particulier la BCE et les banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les États et les politiques publiques européennes afin de sortir de l'emprise des marchés financiers. Il faut enfin une réforme fiscale d'ampleur qui redonne des marges de manœuvres à l'action publique. Il s'agit fondamentalement de repenser radicalement la construction européenne en mettant fin à des politiques d'austérité injustes et inefficaces et en mettant en œuvre des politiques économiques et sociales au service des populations. S'il ne veut pas retomber dans les ornières qui ont amené la droite au pouvoir, ce sont de telles orientations qu'un futur gouvernement de gauche devrait commencer à mettre en œuvre en France et qu'il devrait porter au niveau européen. Mais une telle rupture ne pourra s'effectuer que si les peuples s'en mêlent et imposent par leurs mobilisations ces réponses nouvelles à la crise.

    Dans Le Monde


    Pour sauver l’euro, il faudra le refonder, par Thomas Coutrot, Michel Husson, Pierre Khalfa, membres du Conseil scientifique d’Attac et de la Fondation Copernic - Juin 2011. Extrait.

    "(...) Concurrence fiscale et salariale, liberté absolue de circulation (et de spéculation) des capitaux : voilà les vraies racines de la crise actuelle. Elles découlent directement du traité de Maastricht et de la logique des institutions fondatrices de l’euro. Peut-on espérer sortir de la crise en aggravant ses causes ? (...)

    Souhaitons au contraire que les mouvements sociaux, en Grèce et en Espagne pour commencer, obligent leurs gouvernants à refuser l’hyper-austérité. Etant donné les tensions accumulées, la seule chose aujourd’hui certaine est que les mois et années à venir seront fertiles en rebondissements économiques et politiques imprévus. Des gouvernements de rupture avec le néolibéralisme pourraient fort bien arriver au pouvoir dans un ou plusieurs pays. Leur tâche sera de rompre avec les exigences de la finance, pas de défaire l’Europe.

    Plutôt que de décider a priori de sortir de l’euro pour revenir à la drachme, la peseta ou le franc, ils seront bien inspirés de prendre des mesures unilatérales pour montrer aux peuples européens qu’une autre Europe est possible. Audit public puis défaut partiel sur la dette, contrôle et taxation des capitaux, reprise en main du système bancaire par la société : gouvernements progressistes et mouvements sociaux européens devront engager un bras de fer avec la BCE, les grands patrons européens et leurs représentants politiques. Pour une refondation démocratique de l’Union et de l’euro, seule manière de leur redonner une légitimité et un avenir."

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