• Voilà l'information importante : la gauche radicale a choisi la ligne souverainiste et patriote en faisant alliance avec la droite anti-européenne. Par la même elle a discrédité le clivage droite/gauche en refusant l'alliance avec le centre gauche pro-européen. Lisez cet article de la Tribune :

    Une union des patriotes en Grèce !

     

    Alexis Tsipras défie l'Europe en s'alliant avec les Eurosceptiques de droite - La Tribune

    Syriza et les Grecs Indépendants ont conclu un accord de gouvernement. En préférant cette alliance à celle des centristes, Alexis Tsipras lance un défi aux dirigeants européens.

    Alexis Tsipras n'aura pas perdu de temps. Après une réunion d'un quart d'heure ce matin, Syriza et l'ANEL, le parti des Grecs Indépendants, ont annoncé un accord de coalition pour former un gouvernement. L'ANEL a obtenu 4,75 % et 13 élus lors du scrutin d'hier. La nouvelle coalition disposera donc d'une majorité de 11 sièges relativement confortable. Rien ne peut donc empêcher Alexis Tsipras de devenir premier ministre dans les prochains jours.

    Reste qu'il s'agit là un peu de l'alliance de la carpe et du lapin. L'ANEL est un parti très conservateur, issu de la scission des Eurosceptiques de Nouvelle Démocratie. C'est un parti qui a une rhétorique très nationaliste et qui n'échappe pas parfois à certains excès homophobes et antisémites. Mais c'est un allié sûr pour Syriza quant à sa politique européenne : l'ANEL rejette en effet comme le parti d'Alexis Tsipras l'austérité, la troïka et le mémorandum. Certes, cette alliance risque sur plusieurs sujets, notamment la gestion de l'immigration ou la sécurité, d'être fragile, mais son ciment sera la ligne dure face à l'Europe. Du reste, les deux partis avaient déjà passé un accord en novembre pour ne pas voter en faveur du candidat présidentiel d'Antonis Samaras et provoquer de nouvelles élections...

    Avec cette alliance, Alexis Tsipras envoie un message fort à l'Europe : il n'est pas prêt à faire des concessions sur le terrain de la restructuration de la dette et de l'abandon de l'austérité. En choisissant comme partenaire l'ANEL plutôt que les centristes europhiles de To Potami, Syriza engage un véritable bras de fer avec l'Europe. Et en fait l'élément pivot de sa future politique. D'emblée, le ton est donné.


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  • Un spectre hante l'Europe: le spectre du populisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre: le Président Junker et le banquier Draghi, Merkel et Schauble, les socialistes de France et les marchés financiers européens.
     

     

    La zone euro s’inquiète des choix du futur gouvernement grec - Le Monde

    La Commission européenne, qui a quasi ouvertement soutenu le candidat conservateur à la présidence grecque, redoute que l’arrivée au pouvoir du parti de la gauche radicale Syriza, suite aux futures législatives, ne remette en cause son scénario « optimiste » pour la Grèce.

    Les Européens craignent que Syriza ne remette en cause la discipline budgétaire imposée au pays par la fameuse « troïka » des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), qui a porté le chômage à plus de 25 % de la population active, mais qui, estiment-ils, commence justement à porter ses fruits. De fait, en 2015, la Grèce pourrait dégager un excédent budgétaire, et voir sa croissance approcher les 3 %.

    « Un support large des électeurs et des leaders politiques grecs pour des réformes en faveur de la croissance sera essentiel pour prospérer à nouveau au sein de la zone euro », a déclaré, lundi 29 décembre, le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici. Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemand, s’est fait plus menaçant : « De nouvelles élections ne changeront pas les accords que nous avons conclus avec le gouvernement grec », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y avait « pas d’alternative » aux réformes.(...)

    Les Grecs doivent accomplir un « dernier effort », selon les autorités européennes, qui sont en train de finaliser la négociation du projet de budget 2015 du pays avec le gouvernement d’Antonis Samaras.

    Source  : Lemonde.fr


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  • Emmanuel Todd dans « Le Club de la Presse... par Europe1fr

     


    Emmanuel Todd dans « Le Club de la Presse... par Europe1fr

     


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