• Après son billet dans le Charlie Hebdo de cette semaine, il récidive sur France inter.:

    Bernard Maris est chroniqueur régulier dans la presse mainstream et membre du conseil général de la Banque de France.

     

     


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  • « Il est des messages que l’on ne délivre pas avec joie : l’euro a moins d’une chance sur deux de survivre. »

    Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Échos
     
     
     
    Se préparer à l’après-euro :Mardi 25 février 2014.

     

     

     


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  • La crise de la finance a remis en cause la légitimité du capitalisme libéral. A la stupeur générale, les Etats - par l'intermédiaire principalement des banques centrales - ont dû intervenir en catastrophe pour sauver les banques. Socialisation des pertes, privatisation des profits. Nous sommes loin ici des principes du libéralisme. Il s'agit plutôt - pour reprendre les termes de notre regretté Prix Nobel d'économie, Maurice Allais - de "chienlit laissez-fairiste", qui profite d'abord aux puissants et aux mafias.

    Face à cette monumentale défaillance des marchés financiers dérégulés, les Etats sont pressés, par leur population passablement énervée, de restaurer des règles permettant un meilleur fonctionnement de l'économie. Cela ne veut pas dire que la socialisation de la finance soit à l'ordre du jour. Néanmoins, même dans une optique libérale, on peut espérer qu'il soit possible d'assurer, par une régulation appropriée, un meilleur fonctionnement du marché. Cela signifie mettre un terme au pouvoir exorbitant des grandes banques, en séparant banques d'investissement et banques de dépôt. C'est cette voie qu'emprunte actuellement les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

    Pourtant, comme le relate l'OFCE, en Europe, un pays s'oppose à la mise au pas de la banklatura. Ce pays est la France : 

    "Il est donc assez curieux d’observer qu’aujourd’hui le Royaume-Uni a effectivement légiféré dans le sens préconisé, résistant à la pression des lobbys financiers ; tandis que le gouvernement français, non seulement a capitulé devant « l’ennemi invisible », mais bataille maintenant contre un projet moins strict que celui adopté outre-Manche. (...) En définitive, la France est devenue un des adversaires les plus résolus d’une réforme qui faisait l’objet, il y a moins de deux ans, d’une des principales promesses de campagne du Président élu. (...)

    Les propos du Ministre de l’Economie ainsi que du Gouverneur de la Banque de France ne font que renforcer les suspicions sur de possibles connivences dans notre pays entre une partie de la haute administration des Finances et le secteur bancaire."

    Incidemment, on progresse dans l'élucidation - qui passionne tant la presse - "des orientations idéologiques" de notre gouvernement. Il n'est ni socialiste (on le savait)... ni libéral (on le croyait). Il est tout simplement corrompu.


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