• Hollande sera-t-il le Papandréou français ? - Jacques Sapir

    "Incapable de faire face à la crise et d’y porter remède, ballotté entre les exigences des uns et les appétits des autres, témoin de la souffrance du plus grand nombre, il n’est pas sûr que vous puissiez accomplir votre mandat jusqu’à son terme. Voulez-vous donc être le George Papandréou français ? " (Interpellation prémoniatoire de Jacques Sapir, et quelques autres intellectuels, au candidat Hollande à propos du recul prévisible sur le TSCG - Avril 2012)


    "François Hollande fait donc le pari qu’aucun de ces pays ne mettra en place les structures coercitives prévues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volonté généralisée, n’appliquera pas les sanctions qui sont prévues dans ce traité. (...) Telle est la logique du fédéralisme au rabais vers lequel nous nous dirigeons et qui nous tue à petit feu. L’Allemagne paiera un peu, mais pas au point de mettre en danger son économie, et par cela espère sauver l’euro qui lui rapporte beaucoup (ou plus précisément qui rapporte beaucoup à ses entreprises…), mais elle a mis une limite implicite à ce qu’elle peut débourser. Les pays de l’Europe du Sud sont dès lors condamnés dans ce scénario à connaître une longue période de crise et de chômage et à voir disparaître ce qui leur reste d’industrie. (...) Il sait que la solution de la dissolution s’imposera tôt ou tard. Mais, pour l’instant, la peur du dentiste, et donc de la dissolution de l’euro, l’emporte. Il cherche donc à gagner du temps, et il fait des paris, qui ont certes l’apparence d’être « rationnels », mais dont sait aujourd’hui qu’ils seront perdus tant les facteurs négatifs s’additionnent." (Septembre 2012)


     

    Les paris stupides (II) (Blaise Pascal, Jacques Prévert et les choix de François Hollande) - Septembre 2012. Texte Intégral. 

    Bien des commentateurs accusent le Président de la République de ne pas avoir de politique. C’est faux. François Hollande a une politique, et celle-ci prend l’apparence d’un pari pascalien, ou plus précisément de plusieurs paris. 

    Le Président de la République est un homme de gauche, et il veut que cela se sache. C’est pourquoi il tient tant à ce que ses promesses de campagne – et en particulier celles dont le coût est très faible – soient appliquées par le gouvernement. Il a promis la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, au ravissement des Écologistes, pour 2016, et il a été ferme quant à la création d’emplois aidés, qui devraient aboutir en 2013 à environ 100 000 postes de travail. Notons cependant qu’entre-temps, de septembre 2012 à décembre 2013, le chômage augmentera fortement. Ce sont probablement 700 000 personnes qui perdront leur emploi, et ce chiffre risque de se révéler faux par défaut et non par excès. Durant l’automne 2012, la France devrait connaître un accroissement mensuel du chômage compris entre 40 000 et 55 000 ? Les promesses de François Hollande ne couvriront donc en tout état de cause qu’un septième de l’accroissement probable du chômage. Mais, du moins, pourra-t-il dire que cette promesse là a été tenue. 

    Il veut aussi que l’on sache qu’il est un homme raisonnable. C’est pourquoi il fera voter par l’Assemblée Nationale le TSCG ou Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance. On sait qu’il s’était opposé à ce traité durant la campagne présidentielle en disant qu’il le renégocierait s’il était élu. La négociation s’est réduite à un simple codicille sur la croissance dont le montant est de plus parfaitement dérisoire. Disons le, il ne sort pas grandi de cet épisode. Soit il aurait dû dire qu’il considérait ce traité comme un moindre mal, soit il aurait dû – et avec des collègues j’en avais fait la proposition le 19 avril dernier entre les deux tours de l’élection Présidentielle (http://www.marianne2.fr/Jacques-Sapir-lettre-ouverte-a-Francois-Hollande_a217032.html) – organiser un référendum sur ce dit traité afin de construire un rapport de force avec l’Allemagne. 

    On peut aussi se demander si la décision concernant la centrale de Fessenheim n’a pas été prise essentiellement à des fins politiques, comme un os à ronger jeté aux écologistes, pour les persuader de voter le TSCG, ou du moins de s’abstenir lors du vote. On sait que les écologistes, tant la base militante que les députés, sont très opposés à ce traité, comme l’a montré la décision prise à une très forte majorité par l’instance dirigeante de EELV. Mais on connaît aussi les ambitions de certains, qui pour un portefeuille ministériel seraient prêts à bien des compromis, voire des reniements. Le gouvernement n’hésite pas, par ailleurs, à multiplier les pressions sur la gauche du Parti Socialiste pour obtenir son ralliement discipliné. Ceci montre bien que le TSCG occupe une place centrale dans la stratégie de François Hollande. 

    Pourtant, le risque n’est pas mince, car une majorité de Français sont opposés à ce traité, et près de 72% d’entre eux souhaiteraient qu’il donne lieu à un référendum. L’arc d’opposition va du Front National à l’Extrême Gauche, et inclut des franges du Parti Socialiste comme de l’UMP, dont il est acquis que certains députés voteront « non » à la ratification. On est donc conduit à s’interroger sur les raisons d’un choix qui ne cadre guère avec l’image d’indécision que l’on veut donner de François Hollande. Alors que la raison et le bon sens voudraient que l’on abandonne ce traité, l’entêtement du gouvernement et du Président révèle un vrai problème. 

    Le choix de la rigueur

    Ce Traité prévoit que le déficit total d’un pays de la zone Euro ne saurait excéder les 3% et que le déficit structurel, ne devrait pas excéder les 0,5%, laissant 2,5% de marge pour le déficit dit « conjoncturel ». Le traité prévoit aussi l’adoption de la « règle d’or » limitant le déficit par une loi organique dans le cas de la France, ce qui serait plus contraignant qu’une loi normale mais sans aller jusqu’à l’inscription dans la Constitution. On peut se demander pourquoi tant d’acharnement dans la rigueur et l’austérité, alors que la situation économique de la zone Euro est critique, et celle de la France se dégrade désormais rapidement.

    En effet, les données statistiques et les prévisions qui sont faites depuis la rentrée indiquent toutes une entrée dans la récession, voire la dépression. Mettons de côté le cas de la Grèce, qui s’enfonce toujours plus dans une crise terrible, et du Portugal, qui l’imite avec un an de retard. Mettons aussi de côté le cas de l’Irlande, où l’économie se dégrade de nouveau après une embellie de courte durée en 2011. Ce sont des économies de petite taille, certes à l’évolution très symptomatique, mais dont le poids est insuffisant pour tirer vers le bas la conjoncture dans la zone Euro.

    Le problème par contre est bien plus grave si l’on regarde l’Espagne et l’Italie, qui sont respectivement la quatrième et la troisième économie de la zone Euro. L’Espagne ne cesse de corriger ses données passées à la baisse. L’économie y est à l’arrêt, et 2012 devrait se clore sur une importante chute de la richesse nationale (le PIB). En Italie, la récession est aussi évidente, et le PIB devrait reculer cette année d’environ 1%, et continuer son recul en 2013. La France, quant à elle, est actuellement en stagnation, avec une croissance de 0% comme l’indique la Banque de France. Elle devrait connaître une récession dès la fin de l’année 2012 et le début de 2013.

    On peut dès lors s’interroger sur ce choix de la rigueur fait par un Président qui s’est fait élire sur le thème de la croissance. Il ne peut ignorer que cette rigueur est aujourd’hui auto-destructrice. Elle sape les bases des recettes budgétaires et conduit au renouvellement des déficits en dépit des efforts demandés aux populations.

    Le tournant pascalien de François Hollande ou les deux paris

    Le lien entre les mesures d’austérité ou de rigueur et le climat récessif dans lequel l’Europe est plongé a été établi depuis des mois. Pourtant, François Hollande persiste ; pourquoi ? La réponse tient en deux paris qu’il a fait.

    Le premier porte justement sur le TSCG. Ce dernier est censé signifier un engagement de            « sérieux » des pays signataires, en échange de quoi l’Allemagne pourrait assouplir son attitude sur la BCE et accepter de financer des pays comme la Grèce et le Portugal qui auront besoin d’une aide supplémentaire. François Hollande fait le pari que ce qui importe est le vote et non l’application du traité. Déjà, en retenant une hypothèse de croissance de 0,8% pour l’année 2013, le gouvernement français indique bien qu’il n’a nullement l’intention de réduire le déficit budgétaire, qui se situe autour de 5%. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. En admettant que la croissance ne recule que de -0,5% en 2013, l’écart entre les prévisions et la réalité serait de 1,3%, soit 26 milliards d’euros environ. Cela signifie qu’il manquera à peu près 12 milliards de recettes fiscales. Comme les dépenses continueront de monter, ne serait-ce qu’en raison de la récession, on devrait aboutir à un surcroît de déficit de 20 milliards d’euros, soit approximativement 1% du PIB.

    Une situation analogue se produira dans de nombreux pays de la zone Euro. Le Portugal, l’Espagne et la Grèce sont dans l’incapacité d’équilibrer leurs finances publiques et sont confrontés à des protestations sociales qui vont rapidement s’amplifiant. La situation des finances publiques se détériore aussi en Italie. François Hollande fait donc le pari qu’aucun de ces pays ne mettra en place les structures coercitives prévues dans le TSCG, et que la Commission de Bruxelles, devant une mauvaise volonté généralisée, n’appliquera pas les sanctions qui sont prévues dans ce traité. Il aurait donc contraint l’Allemagne tout en n’ayant pas à remplir sa part du marché… Cela semble habile, mais là où le pari prend l’eau, c’est qu’une loi et un traité sont faits pour être appliqués et respectés. Si tel n’est pas le cas, c’est la crédibilité générale des gouvernements, et des gouvernants qui est mise en cause, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Dès que l’on verra vers quoi nous nous acheminons, et que l’on mesurera l’écart entre nos engagements et la réalité de notre politique, il est clair que la spéculation reprendra de plus belle, et cette fois-ci touchera de plein fouet la France. C’est donc un pari bien dangereux que François Hollande a fait, et c’est un pari qu’il va perdre.

    Le second pari porte sur le chômage. François Hollande semble se résoudre à une forte montée de ce dernier en France. Mais, il espère que ceci ne sera que momentané. D’ailleurs, il a dit dans sa récente intervention sur la chaîne de télévision TF1 qu’il se donnait pour tâche d’inverser le mouvement du chômage à la rentrée de 2013. Le pari réside ici dans l’espoir que la conjoncture internationale s’éclaircira dès l’été 2013, et que la croissance hors de la Zone Euro tirera cette dernière de la trappe de récession dans laquelle elle s’est enfermée. D’ici là, François Hollande compte sur les emplois aidés, et une politique compassionnelle, pour apaiser une partie du malaise social qu’il sent monter.

    Mais, si l’on regarde les autres régions économiques du monde, on voit que rien ne vient conforter ce second pari. La Chine se prépare à une longue période de récession, et probablement à des troubles politiques importants. La poussée nationaliste actuelle visant le Japon, qui n’est pas sans justifications historiques, apparaît néanmoins clairement comme un moyen de dévier la pression sociale vers l’étranger. Il est donc exclu qu’elle puisse jouer le rôle de tracteur de l’économie mondiale. La même chose peut être dite de l’Inde, qui elle aussi semble bien engagée dans une période de récession. Quant aux États-Unis, l’assouplissement monétaire auquel se livre actuellement la Réserve Fédérale (le QE-3) devrait y stabiliser la situation, mais ne saurait permettre une relance de quelque importance. Les problèmes économiques des États-Unis sont structurels, et caractérisés par un investissement très faible et une désindustrialisation avancée. L’importance des dettes des ménages (et des jeunes diplômés) rend impossible toute reprise durable et importante de la consommation. Sur ce point également François Hollande a toutes les chances de perdre son pari.

    Non seulement nous n’assisterons pas à une stabilisation, voire une légère régression du chômage à partir de septembre ou d’octobre 2013, mais tout laisse à penser qu’il continuera de monter. Nous devrions arriver, à la fin du mois de décembre 2013, au chiffre jamais vu de 3,7 à 4 millions de chômeurs. Et rappelons que ces chiffres n’incluent pas les personnes « parquées » dans les divers dispositifs mis sur pied depuis plus de vingt ans. Le nombre réel de personnes exclues du marché du travail sera en réalité plus proche des 6 millions que des chiffres officiels. La situation sociale va se dégrader fortement durant l’hiver 2012-2013, et en un sens François Hollande s’y est préparé. Mais, contrairement à ses espoirs, elle continuera à se dégrader durant toute l’année 2013.

    Le pari caché de François Hollande et la réalité de la politique allemande

    Qu’un homme politique fasse des paris sur l’avenir est une chose normale. Toute politique, sauf à n’être qu’une simple gestion au fil de l’eau, contient des paris, et des prises de risques.

    Mais, quand il s’agit de la politique d’un pays, on est en droit de s’attendre à ce que la fourchette des probabilités soit nettement plus ouverte que ce que l’on a aujourd’hui. Or, dans les deux cas, nous sommes en présence d’une accumulation de facteurs objectifs qui vont à l’encontre des décisions prises. Cela revient à se décider à sortir sans parapluie en pariant sur le soleil alors que les premières gouttes de l’averse frappent déjà les carreaux. En fait, ces paris ne sont que la forme d’un renoncement qui n’ose dire son nom. La vérité est que si François Hollande se résout à faire des paris, dont il ne peut ignorer qu’il a toutes les chances de les perdre, c’est uniquement pour éviter d’avoir à prendre des décisions certes pénibles mais inévitables.

    Il y a en fait un troisième pari, implicite cette fois, dans la politique de François Hollande : la marche vers un fédéralisme européen, dans laquelle il espère entraîner, à petit pas, l’Allemagne. Mais, ce pari est encore plus aléatoire que les deux précédents.

    On sait bien que la crise de la zone Euro est avant tout une crise de compétitivité, et l’on peut penser que le Président ne l’ignore pas. On sait bien aussi que la solution la plus efficace et la plus facile pour restaurer à court terme la compétitivité consiste à dévaluer, et sur ce point encore on peut penser que le Président ne l’ignore pas non plus. Il sait aussi qu’une dévaluation doperait la croissance des pays qui y auraient recours, ce qui rendrait possible les objectifs actuels de déficit budgétaire. Mais, pour pouvoir dévaluer, il faudrait dissoudre la zone Euro. Ou bien, il faudrait faire basculer la construction européenne vers un véritable fédéralisme. Encore faut-il savoir ce que cela implique.

    Une dissolution de la zone Euro implique un affrontement avec l’Allemagne, pays qui profite très largement de la zone Euro. Cette dissolution, avec les dévaluations qui s’appliqueraient alors, pourrait coûter la première année 3% à 4% du PIB de l’Allemagne, et probablement autour de 2% la seconde année et les années suivantes. On comprend pourquoi le gouvernement allemand tient tant à l’Euro. Mais, si l’on veut que la zone Euro soit économiquement équilibrée dans une structure fédérale, il faut considérer les pays de la zone Euro comme de simples provinces d’une entité plus vaste. Des flux de transferts budgétaires sont alors nécessaires, comme ils existent actuellement en Allemagne ou en France. La région parisienne et la basse vallée de la Seine financent les départements du centre de la France. Le problème est dans leur montant. Il faudrait que l’Allemagne consente des transferts budgétaires nets allant, suivant les calculs, de 8% à 12% de son PIB tous les ans. L’économie allemande n’y résisterait pas. En d’autres termes ce n’est pas que l’Allemagne ne veuille pas mais elle ne peut pas!

    Dès lors, on comprend la politique de Mme Merkel : accepter de contribuer au renflouement des États en difficulté, mais sous des conditions d’une austérité draconienne, mais refuser toute pérennisation des flux de transferts. Concrètement, l’Allemagne ne financera pas la re-industrialisation des pays qui connaissent, peu ou prou, des difficultés (Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie et Portugal), et ces derniers, en particulier dans le cas de l’Espagne, de la Grèce de l’Italie et du Portugal n’ont pas les ressources budgétaires suffisantes pour le faire. Telle est la logique du fédéralisme au rabais vers lequel nous nous dirigeons et qui nous tue à petit feu. L’Allemagne paiera un peu, mais pas au point de mettre en danger son économie, et par cela espère sauver l’euro qui lui rapporte beaucoup (ou plus précisément qui rapporte beaucoup à ses entreprises…), mais elle a mis une limite implicite à ce qu’elle peut débourser. Les pays de l’Europe du Sud sont dès lors condamnés dans ce scénario à connaître une longue période de crise et de chômage et à voir disparaître ce qui leur reste d’industrie.

    L’idée d’un tel affrontement paralyse la classe politique française qui se gargarise de l’expression « couple franco-allemand », et l’on pourrait gloser sur la résurgence d’un état d’esprit « munichois ». Non que l’on ne puisse se dire des choses déplaisantes entre responsables des deux pays une fois les portes des réunions internationales closes. Cela s’est fait et se fera encore. Mais il n’est pas question de dire les choses publiquement et comme les choses ne peuvent être dites, il devient impossible de préparer les opinions publiques des deux pays aux effets inévitables des divergences de politiques.

    Pourtant, dans les faits, cet affrontement est déjà là. La question de l’Union Bancaire, présentée comme une avancée « fondamentale » est aujourd’hui en panne, comme on a pu le constater au sommet ECOFIN de Nicosie. L’Allemagne refuse une supervision de TOUTES les banques, parce qu’elle ne veut pas être appelée à contribuer massivement à leur recapitalisation. Les mesures de la BCE portent elles aussi la marque de cet affrontement. Certes, Mario Draghi, le Président de la BCE, s’est bien engagé à intervenir « sans limites ». Mais, il a en réalité cédé aux injonctions de la Bundesbank et fait de la conditionnalité de ces interventions un point de passage obligé. Plus grave encore, la BCE a indiqué que toute injection de liquidité devrait s’accompagner d’un retrait équivalent de liquidité, ce que l’on appelle en langage technique la « stérilisation ». L’impact sur le secteur privé de ponctions de liquidité ne serait pas annulé par l’injection de liquidité dans le secteur public, et cela contribuerait de manière sensible à accroître la tendance récessive dans la zone Euro.

    Un pari stupide

    Face à cette perspective, François Hollande se comporte comme un enfant qui a mal aux dents mais qui a encore plus peur du dentiste. Sur le fond, il n’est pas dupe. Ce serait un grand tort de mésestimer son intelligence. Il sait que la solution de la dissolution s’imposera tôt ou tard. Mais, pour l’instant, la peur du dentiste, et donc de la dissolution de l’euro, l’emporte. Il cherche donc à gagner du temps, et il fait des paris, qui ont certes l’apparence d’être           « rationnels », mais dont sait aujourd’hui qu’ils seront perdus tant les facteurs négatifs s’additionnent.

    Alors, on peut aussi se demander si, peut-être il ne nourrit pas en son for intérieur l’espoir en un événement imprévu que lui sauverait la mise ? Mais ceci constitue un quatrième pari, et celui-ci parfaitement irrationnel. C’est un pari mystique ; c’est un pari stupide, au sens de Jacques Prévert, dont les funestes conséquences se feront sentir pour les Français comme pour l’ensemble des Européens. Car là se trouve l’ultime paradoxe de la situation actuelle : la poursuite dans la voie actuelle condamne les Européens à subir une crise d’une ampleur inouïe et menace, en fin de compte, les institutions mêmes de l’Union européenne.



    Lettre ouverte à François Hollande - Avril 2012. Extrait.

    Par Hervé JUVIN Economiste, Eurogroup Consulting
    Philippe MURER Économiste, professeur de finances à Paris-IV La Sorbonne, ancien intervenant sur les marchés financiers
    Bertrand ROTHÉ Economiste, professeur agrégé à l'université de Cergy-Ponthoise
    Jacques SAPIR Économiste, directeur d’études à l’EHESS
    Jean-Claude WERREBROUCK Économiste, ancien professeur à l’université de Lille


    Monsieur François Hollande,
     
     (...) Vous proposez une renégociation du pacte budgétaire européen et du Mécanisme européen de stabilité. Mais nombre de vos conseillers s’en vont disant qu’un simple protocole additionnel suffirait à rendre acceptable un traité qui dépouille les Français d’une part de leur souveraineté et qui les condamne à une politique de misère. Qui nous faut-il alors croire ? Le François Hollande qui dit des choses fort justes sur l’impératif de croissance qui seul est à même de nous faire sortir de la crise de la dette, ou le François Hollande qui s’accommode de la rigueur et qui renvoie la croissance à des jours meilleurs ? (...) 
     
    Vous mesurez certainement les conséquences d’un tel comportement. Au pire, ceci pourrait vous coûter votre victoire. Au mieux, cela conduirait à une situation où votre légitimité serait chancelante ; vous deviendriez alors un Président mal élu, en proie à des critiques incessantes et des contestations multiples. Incapable de faire face à la crise et d’y porter remède, ballotté entre les exigences des uns et les appétits des autres, témoin de la souffrance du plus grand nombre, il n’est pas sûr que vous puissiez accomplir votre mandat jusqu’à son terme. Voulez-vous donc être le George Papandréou français ?
     
    Les relations entre les États de l’Union européenne, et de la zone Euro, sont régies par les rapports de force. On peut le regretter ; il nous faut le constater. Si vous voulez imposer dans ce traité des clauses qui soient réellement efficaces et non de pure forme, il faudra les imposer aux gouvernants de plusieurs pays, dont l’Allemagne. (...)
     
    Si donc vous êtes sérieux dans votre projet de renégociation, il vous faut impérativement construire ce rapport de force, et le faire dès maintenant. La Constitution de la Vème République vous en offre le moyen. Si vous annonciez dès aujourd’hui, et en tout état de cause avant le second tour, votre décision de soumettre à référendum le traité que vous proposez de renégocier, en disant clairement que vous appellerez à voter « non », vous disposeriez d’une arme puissante et redoutable. Un « non » massif vous renforcerait et vous donnerait un pouvoir de négociation décisif. Il mettrait entre vos mains un mandat populaire nettement ciblé et sans aucune ambiguïté. Vous pourriez imposer alors des mesures à l’efficacité réelle, ou alors faire la démonstration que certains de nos partenaires se refusent à sauver l’Euro. Il vous faudrait alors avoir le courage d’en tirer les conséquences. (...)"

    Dans Marianne2.fr

    « L’essence du néolibéralisme, Pierre Bourdieu - 1998Les étapes de la conversion libérale du Parti Socialiste »

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  • Commentaires

    1
    chris20
    Samedi 6 Octobre 2012 à 18:21

    Sapir, Lordon et d'autres dont vous parlez souvent sont dans une vidéo assez bien faite qui parle de la crise, du TSCG et de l'attitude des socialistes. Un bon complément plus ludique des articles de fond que vous relayez ici. C'est ici.

     

    2
    BA
    Lundi 8 Octobre 2012 à 14:58

    Lundi 8 octobre 2012 :

     

    Grèce - "Il faut songer à une restructuration de la dette" - un responsable du FMI.

     

    Les pays européens devraient réfléchir à une restructuration de la dette de la Grèce s'il s'avère que le pays n'est pas en mesure de se remettre sur les rails, estime un responsable du Fonds monétaire international cité lundi dans un journal néerlandais.

     

    "Une contribution de la part des Etats sera alors certainement un sujet de discussion", dit Menno Snel au quotidien Het Financieele Dagblad.

     

    Ses déclarations illustrent les divergences entre les membres de la troïka - FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne - sur la manière de résoudre la crise de la dette.

     

    Des responsables européens ont dit à la fin septembre à Reuters que le FMI voulait que les Etats passent une décote sur la dette grecque qu'ils détiennent, une perspective rejetée par les pays de l'UE tant elle leur paraît politiquement périlleuse.

     

    L'Europe préfère donner plus de temps à Athènes en matière de respect des objectifs budgétaires.

     

    Un responsable grec a déclaré samedi que deux semaines de discussions seraient encore probablement nécessaires pour parvenir à un accord entre la Grèce et la troïka sur de nouvelles mesures d'austérité.

     

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00469275-grece-il-faut-songer-a-une-restructuration-de-la-dette-resp-fmi-370034.php

     

    Encore ?

     

    Encore un défaut de paiement de la Grèce ?

     

    Mais cette fois-ci, ce sont les Etats de la zone euro qui vont subir des milliards d'euros de pertes.

     

    Contribuables européens, préparez-vousà payer.

     

    Contribuables européens, préparez-vous à payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce.

    3
    BA
    Mardi 9 Octobre 2012 à 10:13

    Mardi 9 octobre 2012 :

     

    Le FMI craint une aggravation de la crise dans la zone euro.

     

    Le FMI, qui a abaissé ses prévisions de croissance pour la France, se montre tout aussi pessimiste pour l'ensemble de la zone euro. "La crise dans la zone euro reste la plus claire menace sur les perspectives mondiales", assure-t-il dans ses perspectives économiques, publiées lundi 8 octobre.

     

    Malgré de récentes avancées, la récession semble plus forte que prévu cette année en zone euro et le rebond s'annonce limité en 2013, pire, la crise pourrait encore s'aggraver sans nouvelles "mesures immédiates", prévient le FMI, qui participe aux trois plans d'aide en cours dans la région (Grèce, Irlande, Portugal).

     

    "La crise de la zone euro s'est aggravée en dépit des décisions politiques visant à la résoudre", constate-t-il. Les indicateurs "restent dans le rouge, ce qui suggère que la faiblesse se répand de la périphérie vers l'ensemble de la zone euro", touchant tous les pays, y compris l'Allemagne.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-craint-une-aggravation-de-la-crise-dans-la-zone-euro-ef23c6e2cce73aae3d33155efcba7249

    4
    BA
    Mercredi 10 Octobre 2012 à 20:49

    Mercredi 10 octobre 2012 :

     

    En un an, les sorties de capitaux d'Italie ont atteint 235 milliards d'euros.

     

    En un an, les sorties de capitaux d'Espagne ont atteint 296 milliards d'euros.

     

    http://www.elconfidencial.com/economia/2012/10/09/el-fmi-advierte-que-espana-ha-sufrido-salidas-de-capital-de-296000-millones-euros-107041/

     

    Les capitaux fuient les Etats d'Europe du sud.

     

    Les capitaux sont placés dans les Etats d'Europe du nord.

     

    Les Etats d'Europe du sud sont en train de faire naufrage, et les Etats d'Europe du nord refusent de leur DONNER des dizaines de milliards d'euros pour les sauver de la faillite.

     

    Le monde entier voit le vrai visage de l'Europe :

     

    la soi-disant "solidarité européenne", ça n'existe pas.

     

    En ce moment, sous nos yeux, la zone euro est en train de se disloquer.

    5
    BA
    Vendredi 12 Octobre 2012 à 12:43

    Prix Nobel de la paix 2012 : l'Union Européenne.

     

    Prix Nobel de chimie 2012 : Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, car l'Union Européenne va exploser.

     

    Prix Nobel de physique 2012 : Edward John Smith, commandant du Titanic, pour ses travaux sur la mécanique des fluides.

     

    Prix Nobel de médecine 2012 : la BCE, car la BCE a guéri la Grèce.

     

    Prix Nobel de littérature 2012 : Herman Van Rompuy, pour l'ensemble de son oeuvre :

     

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-15/van-rompuy-presente-son-recueil-de-haikus-764586.php.

    6
    BA
    Dimanche 14 Octobre 2012 à 22:43

    Dimanche 14 octobre 2012 :

     

    Le FMI vient de réviser ses propres calculs concernant la zone euro : la situation est encore pire que prévu.

     

    Selon les calculs du FMI, la dette publique de la Grèce sera de 181,8 % du PIB en 2013.

    La dette publique de l'Italie sera de 127,8 % du PIB en 2013.

    La dette publique du Portugal sera de 123,7 % du PIB.

    La dette publique de l'Irlande sera de 119,3 % du PIB.

    La dette publique de l'Espagne sera de 96,9 % du PIB.

    La dette publique de la France sera de 92,1 % du PIB.

     

    http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2012/10/Dette-Brute.gif

     

    Le choix n’est plus entre un sauvetage, certes douloureux, de l’euro et son éclatement, mais entre un éclatement inéluctable dans le désordre et une dissolution ordonnée qui au moins préserverait l’Union européenne. L’acharnement à vouloir sauver la zone Euro se transforme sous nos yeux en une dramatique machine de guerre qui finira si l’on n’y prend garde à détruire l’Europe et ne laissera que ruines et décombres derrière elle.

     

    Jacques Sapir, sur son blog.

     

    http://russeurope.hypotheses.org/300

    7
    BA
    Mardi 16 Octobre 2012 à 11:00

    Mardi 16 octobre 2012 :

     

    L’Union Européenne décroche le Prix Nobel de la Paix alors que le Vieux Continent semble se préparer au pire…

     

    Commentant l’attribution à l’Union Européenne du prix Nobel de la paix, Thorbjorn Jagland, membre éminent du Comité éponyme a eu ses mots lourds de sens : « L’Union Européenne connaît actuellement de graves difficultés économiques et des troubles sociaux considérables… »

     

    C’est rien de le dire. Même si les médias paraissent s’être donnés le mot pour traiter à minima le sujet des manifestations parfois d’une extrême violence qui secouent épisodiquement les pays de l’Union au rythme auquel leurs peuples apprennent les mauvaises nouvelles.

     

    Quand bien même des lignes de fracture commenceraient à se creuser entre les « experts » économiques mondiaux sur la meilleure manière de se sortir de l’impasse dans laquelle les a plongé la cupidité effrénée de la finance qu’on s’efforce de leur dissimuler, le discours dominant reste – au moins officiellement – celui de la rigueur, traduisez l’austérité. 

     

    Ainsi pas plus tard que lundi 8 octobre 2012, en clôture de la réunion de l’Eurogroupe, Christine Lagarde n’a pas manqué d’adresser aux grecs son compliment appuyé du jour (« …La Grèce fait beaucoup, ça ne fait aucun doute mais agir signifie agir, pas seulement parler et la liste des actions prévues doit être mise en œuvre… ») en maintenant la pression via la liste des « 89 actions » qu’elle les somme d’engager au plus vite pour continuer à bénéficier de la perfusion internationale. 

     

    De leur côté, les Athéniens désespérés en sont à se demander en nombre croissant si ce n’est finalement pas aux crypto-fascistes de «l’Association Populaire Aube Dorée» plutôt qu’aux technocrates obstinés de la Troïka qu’ils devraient confier leur destin. On se souvient du bon mot de leur dirigeant, Nikolaos Michaloliakos, un pacifiste pur jus un brin incompris, pour célébrer l’entrée de son parti au parlement lors des législatives de juin 2012 : « l’heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie… ». De sinistre augure en termes de paix sociale…

     

    Plus proches de nous, les protestations des indignés espagnols sont plus audibles : un taux de chômage insupportable à plus de 25% alimentant des manifestations monstres à laquelle répondent des violences policières de plus en plus spectaculaires, des retraits massifs de fonds déposés dans les banques ibériques pour les mettre en lieu sûr, en particulier dans la minuscule principauté d’Andorre qui ne peut les absorber, à supposer même qu’elle constitue un refuge digne de ce nom.

     

    En Italie, les limitations des retraits bancaires sont déjà en vigueur et des mesures de surveillance renforcée de la frontière avec la Suisse viennent d’être discrètement ordonnées, qui mettent la Guardia di Finanzia en première ligne. 

     

    Les « experts » du FMI ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Ils recommandent maintenant que l’Espagne et d’autres amochés de la crise instaurent « au niveau national » des dispositions radicales pour freiner les retraits et prohiber les sorties de capitaux… 

     

    Les grandes manoeuvres de la Suisse.

     

    Face à cette montée des tensions sociales et à l’inquiétant accroissement des inégalités dans l’Europe Club Med qui, on l’oublie un peu vite, a été précédée de brusques poussées de fièvre ponctuelles en Angleterre et de ce côté-ci de la Manche, le tout accompagné d’une résurgence du risque terroriste, et craignant sans doute leur extension à l’ensemble du continent, les Suisses, qu’on ne prend jamais au dépourvu, s’organisent tranquillement.

     

    Forte de son armée de 200 000 hommes, la Suisse a organisé, du 6 au 21 septembre 2012, un exercice militaire désigné sous la charmante appellation de « Stabilo Due » destiné à vérifier « sa disponibilité opérationnelle ». 

     

    Y ont participé comme l’indiquait le 11 septembre Daniel Reist, le responsable de la communication de la Défense : « …le chef de l’armée et son état-major militaro-stratégique, l’Etat-major de conduite de l’armée (échelon opératif), les commandants et les états-majors de la région territoriale 4, la brigade d’infanterie 5, la brigade blindée 11 ainsi qu’une formation d’engagement ad-hoc des Forces Aériennes et le commandement des Forces Spéciales (échelon tactique)… » 

     

    Stabilo Due, l'entraînement à la contre-insurrection helvète.

     

    Au ministère, désigné chez nos amis helvètes comme le « Département Fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports » on ne faisait nul mystère que « …le concept d’exercice STABILO DUE repose sur un scénario supposant l’instabilité d’une partie de l’Europe spécialement délimitée pour l’occasion. La Suisse connaît également des troubles, des attentats et des actes de violence. Ce scénario de situation extraordinaire vise notamment à vérifier l’appui fourni aux cantons dans le domaines des engagements subsidiaires ainsi que la conduite et l’engagement de la réserve opérative de l’armée, en l’occurrence de la brigade blindée 11 ».

     

    Vu de l'autre rive de l'Atlantique par John R. Schindler, qui enseigne les affaires de sécurité nationale à l'Ecole Navale de Guerre US, le jeu de rôle helvétique était récemment expliqué en ces termes : « Les exercices militaires suisses de septembre désignés sous le nom de Stabilo Due reposent sur l’hypothèse que l’instabilité de l’Union Européenne devienne incontrôlable. Les suisses sont restés hors de l’Union Européenne – une chose de plus dont ils se félicitent ces temps-ci – et la dernière chose qu’ils souhaitent c’est que les problèmes de l’Union débordent dans leur petit pays pacifique ».

     

    http://www.bakchich.info/international/2012/10/14/un-risque-dinsurrection-pan-europeenne-61812

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    BA
    Mercredi 17 Octobre 2012 à 17:42

    Mercredi 17 octobre 2012 :

     

    Les banques genevoises ont reçu de l'argent venant d'Espagne.

     

    "Les banques et gérants de fortune genevois ont reçu depuis le début de l'année de l'argent venant d'Espagne, transféré par des clients inquiets de l'état du système bancaire espagnol", a indiqué mercredi le président de la Fondation Genève Place financière, Bernard Droux, au cours d'une conférence de presse.

     

    "C'est de l'argent fiscalisé, ces clients ont choisi délibérément de placer leur argent en Suisse car ils n'ont plus confiance dans les banques espagnoles", a indiqué M. Droux, en ajoutant que les banques anglo-saxonnes observent le même phénomène d'arrivée de capitaux espagnols.

     

    (©AFP / 17 octobre 2012 13h49)

     

    Mardi 9 octobre 2012 :

     

    La crise de la zone euro, commencée il y a près de trois ans avec la Grèce, s'analyse comme une vaste fuite de capitaux privés auxquels les institutions européennes, BCE en tête, ont dû se substituer, souligne le FMI. Les banques privées ont ainsi diminué de moitié leurs engagements sur les cinq pays de la périphérie, les ramenant à environ 750 milliards.

     

    Les mouvements sont devenus gigantesques. Entre juin 2011 et juin 2012, l'Italie et l'Espagne ont enregistré des sorties atteignant 235 milliards et 296 milliards d'euros respectivement (soit 15% et 27% de leur PIB). Ces chiffres recouvrent à la fois les désengagements des investisseurs non résidents, qui ont vendu leurs titres d'État, mais également des sorties de capitaux de la part des épargnants.

     

    En revanche, les établissements du «cœur de la zone euro», autrement dit l'Autriche, la Finlande, l'Allemagne et les Pays-Bas, selon le classement du FMI, ont vu leurs dépôts s'envoler, de l'ordre de 350 milliards d'euros depuis l'été 2011. Ces mouvements de capitaux qui divisent la zone euro expriment les craintes d'une «redénomination de la monnaie» (sic), en clair un retour aux devises nationales. «La fuite des capitaux et la fragmentation du marché (interbancaire) qui en ont résulté ont fragilisé les fondements mêmes de l'Union, à savoir des marchés intégrés et une politique monétaire commune effective», avertissent les experts de Washington.

     

    http://plus.lefigaro.fr/article/le-sauvetage-de-leuro-a-deja-coute-1100milliards-20121009-1277579/commentaires/12508769

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    BA
    Jeudi 18 Octobre 2012 à 15:00

    Un coup d'Etat se prépare.

     

    Un coup d'Etat anti-démocratique se prépare.

     

    Lisez cet article :

     

    Angela Merkel affiche sa fermeté. Alors que doit s'ouvrir ce jeudi 18 octobre un nouveau sommet européen à Bruxelles, la chancelière allemande fait savoir qu'elle souhaite que l'Union Européenne puisse rejeter le budget d'un pays membre.

     

    "Nous pensons, et je le dis au nom de l'ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l'Europe un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux", a-t-elle déclaré. Angela Merkel appuie l'idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux Affaires économiques.

     

    (Dépêche AFP)

     

    Vous avez bien lu : ce ne seront plus les députés et les sénateurs français qui décideront du budget de la France.

     

    Ce sera le commissaire européen aux Affaires économiques.

     

    Ce sera un technocrate non-élu, sans aucune légitimité démocratique, qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

     

    En clair : ce sera Olli Ilmari Rehn qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

     

    Olli Ilmari Rehn, né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, est un homme politique finlandais et européen membre du Parti du Centre (Kesk).

     

    Après avoir été brièvement commissaire européen pour les Entreprises et la Société de l'information en 2004, il a occupé pendant cinq ans le poste de commissaire européen pour l'Élargissement. Depuis 2010, il est titulaire du portefeuille des Affaires économiques et monétaires.

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Olli_Rehn

    10
    BA
    Vendredi 19 Octobre 2012 à 15:01

    Vendredi 19 octobre 2012 :

     

    Sortie nette de capitaux en août dans la zone euro.

     

    La zone euro a connu une sortie nette de capitaux de 3,4 milliards d'euros en août, après une entrée nette de 18,2 milliards en juillet, suivant les chiffres publiés vendredi par la Banque centrale européenne.

     

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00471729-sortie-nette-de-capitaux-en-aout-dans-la-zone-euro-502195.php

     

    C'est logique.

     

    C'est normal.

     

    Quand le navire coule, les rats quittent le navire.

    11
    BA
    Dimanche 21 Octobre 2012 à 15:15

    Samedi 20 octobre 2012 :

     

    Sur son blog, Jacques Sapir fait le bilan du dernier sommet européen : en quelques lignes, Jacques Sapir décrit la situation réelle de la zone euro.

     

    "Tout va très bien, madame la marquise."

     

    http://russeurope.hypotheses.org/358

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    BA
    Lundi 22 Octobre 2012 à 22:02

    Lundi 22 octobre 2012 :

     

    Dette publique de la Grèce :

    2007 : dette publique de 107,4 % du PIB.

    2008 : dette publique de 112,6 % du PIB.

    2009 : dette publique de 129 % du PIB.

    2010 : dette publique de 144,5 % du PIB.

    2011 : dette publique de 170,6 % du PIB.

     

    France : le Parlement s'inquiète de l'accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

     

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d'euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière ; « il ne s'agit pas de prêts, mais bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis de la Grèce ».

     

    Source : lesechos.fr, mardi 7 août 2012. 

     

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202205724179-le-parlement-s-inquiete-de-l-accumulation-des-engagements-pris-pour-soutenir-la-grece-351001.php

     

    Lundi 22 octobre 2012 :

     

    Grèce : déficit et dette publics 2011 pires qu'annoncé.

     

    Le déficit et la dette publics de la Grèce pour l'année 2011 ont été révisés à la hausse. Elles atteignent désormais respectivement 9,4% et 170,6% du PIB, selon des données provisoires rendues publiques lundi par l'Autorité des statistiques grecques (Elstat).

     

    Les premières estimations d'Elstat, en avril, avaient chiffré le déficit à 9,1% du PIB, très proches de la prévision budgétaire pour 2011 de 9%. La dette publique était, elle, calculée à 165,3% du PIB, alors que le pays est censé la ramener à 120% du PIB en 2020, selon l'accord signé avec ses bailleurs de fonds.

     

    Cette aggravation statistique des performances découle surtout de la révision à la hausse de l'ampleur de la récession en 2011, a relevé Elstat dans un communiqué.

     

    Le 5 octobre, Elstat avait révisé à la hausse l'ampleur de la chute du PIB en 2011, qui a reculé de 7,1% au lieu des 6,9% annoncés initialement.

     

    Sixième année de récession attendue.

     

    Du fait des recettes de rigueur appliquées au pays, et des retards et défaillances dans l'application de réformes structurelles, la Grèce qui traverse en 2012 sa cinquième année de récession, prévoit d'ores et déjà une sixième année en 2013.

     

    Les questions qui continuent de peser sur la solvabilité à terme du pays, en dépit de deux plans de soutien internationaux associant le déblocage de prêts d'un total de 240 milliards d'euros à l'effacement de 107 milliards de dette grecque, sont au centre des débats actuellement en cours sur le problème grec au sein de l'UE et du FMI.

     

    Député exclu de son parti.

     

    Le gouvernement grec met actuellement la dernière main à un programme qui prévoit 11,5 milliards d'euros de mesures d'économies pour 2013 et 2014 et qui doit être avalisé par le Parlement avant qu'Athènes ne puisse obtenir le déblocage d'une prochaine tranche d'aide internationale qui lui évitera la faillite.

     

    Dans ce contexte, le Premier ministre Antonis Samaras a exclu du groupe parlementaire de son parti un député qui a menacé de voter contre ce nouveau train de mesures. "L'intérêt national" doit primer, a justifié lundi un porte-parole du gouvernement.

     

    http://www.romandie.com/news/n/Grece_deficit_et_dette_publics_2011_pires_qu_annonce65221020121335.asp

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    BA
    Mardi 23 Octobre 2012 à 10:42

    Mardi 23 octobre 2012 :

     

    La BCE prise au piège.

     

    La BCE, détenant 210 milliards d'euros de «junk bonds» dans son bilan, ne peut pas risquer une faillite des pays en crise. Sa recapitalisation inévitable par les gouvernements, voire les contribuables, ruinerait sa réputation. C'est pour cette raison qu'elle refuse catégoriquement un «hair cut» de la dette grecque. La fuite en avant est sa seule stratégie viable, elle est prise dans le piège de l'euro.

     

    Wolfgang Glomb, membre du comité consultatif de CONCILIUS, membre du Conseil d'analyse économique franco-allemand.

     

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/monnaies-et-taux/221156805/bce-prise-piege

     

    En clair :

    Deuxième défaut de paiement de la Grèce —> la BCE subit des pertes colossales —> la BCE se tourne vers ses actionnaires, les 17 banques centrales nationales, pour qu’elles recapitalisent la BCE.

     

    Et ensuite, ça se complique :

    - Voyons d’abord le premier cas de figure. Les 17 banques centrales nationales acceptent de recapitaliser la BCE : chaque chef d’Etat a alors deux possibilités :

    1- un chef d’Etat choisit d’augmenter les impôts de ses contribuables nationaux. Avec cet argent, la BCE est recapitalisée, et toute la zone euro peut continuer encore quelques mois.

    2- un chef d’Etat choisit de vendre l’or détenu par la banque centrale nationale. Avec cet argent, la BCE est recapitalisée, et toute la zone euro peut continuer encore quelques mois.

     

    - Dernier cas de figure : les 17 banques centrales nationales refusent de recapitaliser la BCE —> faillite de la BCE —> retour aux 17 monnaies nationales —> réarmement des 17 banques centrales nationales.

    14
    BA
    Mercredi 24 Octobre 2012 à 22:39

    En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.

     

    En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.

     

    Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

     

    1- Médaille d'or : dette publique de la Grèce : 300,807 milliards d'euros, soit 150,3 % du PIB.

     

    2- Médaille d'argent : dette publique de l'Italie : 1982,239 milliards d'euros, soit 126,1 % du PIB.

     

    3- Médaille de bronze : dette publique du Portugal : 198,136 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB.

     

    4- Dette publique de l'Irlande : 179,718 milliards d'euros, soit 111,5 % du PIB.

     

    5- Dette publique de la Belgique : 382,922 milliards d'euros, soit 102,5 % du PIB.

     

    6- Dette publique de la France : 1832,599 milliards d'euros, soit 91 % du PIB.

     

    7- Dette publique de Chypre : 14,939 milliards d'euros, soit 83,3 % du PIB.

     

    8- Dette publique de l'Allemagne : 2169,354 milliards d'euros, soit 82,8 % du PIB.

     

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-24102012-AP/FR/2-24102012-AP-FR.PDF

    15
    BA
    Lundi 29 Octobre 2012 à 14:07

    Lundi 29 octobre 2012 :

     

    Henri Regnault écrit ces phrases très importantes :

     

    "Dans la période actuelle où faillites bancaires et défauts des Etats rodent dans les bilans des banques centrales, c’est la crédibilité de ces banques centrales qui est en cause : elles sont devenues les bad banks par excellence, et leurs bilans… les poubelles de la crise. Si des créances sont irrécouvrables et reconnues comme telles, le capital de la banque centrale peut devenir négatif : elle doit dès lors être recapitalisée par les Etats et donc par les contribuables. Si la banque centrale est le prêteur en dernier ressort, le contribuable est bien le payeur en dernier ressort !"

     

    http://www.les-crises.fr/documents/2012/la-crise-henri-regnault-n-21.pdf

     

    Concernant la Banque Centrale Européenne, Henri Regnault aurait pu rappeler que c'est déjà arrivé. En décembre 2010, le capital de la BCE était de seulement 5,76 milliards d'euros. En décembre 2010, la BCE avait racheté 72 milliards d'euros d'obligations d'Etat pourries.

     

    Conséquence : pour se couvrir contre des pertes causées par ces créances irrécouvrables, la BCE a été obligée de demander à ses actionnaires de recapitaliser la BCE.

     

    Concrètement : la BCE a demandé aux 16 banques centrales nationales de recapitaliser la BCE.  Autrement dit : en décembre 2010, les contribuables de la zone euro ont été obligés de payer 5 milliards d'euros pour recapitaliser la BCE.

     

    Conclusion : le capital de la BCE est aujourd'hui de 10,76 milliards d'euros ... mais la BCE a dans ses livres 210 milliards d'euros d'obligations d'Etat pourries !

     

    Contribuables, préparez-vous à payer.

     

    Contribuables, préparez-vous à payer pour recapitaliser la BCE.

    16
    BA
    Mercredi 31 Octobre 2012 à 09:35

    LE JOUR OÙ FRANÇOIS BAROIN A ENVISAGÉ LA SORTIE DE LA FRANCE DE LA ZONE EURO.

     

    En novembre 2011, la crise de la zone euro est à son paroxysme. 

     

    "L’Union européenne est dans le cyclone", écrit dans son livre Journal de crise, François Baroin, qui raconte comment il a organisé une réunion de travail pour envisager les pires scénarios. Une réunion qu’il a baptisé "Black Swan" :

     

    "C’est le nom que j’ai choisi de donner à une réunion dont il n’y a aucune trace.(…) Il s’agissait d’imaginer l’hypothèse la plus sombre de notre histoire économique moderne. A savoir un éclatement de la zone euro." Pour cette réunion secrète, François Baroin convie trois personnes "de confiance" dans son bureau "au sixième étage à Bercy". Une réunion "sans document".

     

    Chacun sait que l’objet seul de la réunion, s’il était connu, pourrait avoir des conséquences désastreuses.

     

    Et l’ancien protégé de Jacques Chirac d’expliquer sa démarche :

     

    "Ce rendez-vous non-officiel ne porte pourtant que sur des hypothèses de travail. Ce serait de l’inconscience de ne pas les envisager. Et de la folie d’en parler."

     

    Imaginant "le pire", à savoir "la sortie de la Grèce de l’euro, un effet de contamination, une théorie des dominos qui entraînerait de facto la sortie de la France", François Baroin et ses équipes se préparent alors à deux hypothèses :

     

    Le coût de la sortie de la Grèce de la zone euro pour la France.

     

    Et deux types de pertes : celles du secteur banques-assurances, et celles de l’éclatement de la zone tout entière.

     

    http://lelab.europe1.fr/t/le-jour-ou-francois-baroin-a-envisage-la-sortie-de-la-france-de-la-zone-euro-5653

     

    Dettes publiques en zone euro : chiffres du deuxième trimestre 2012 :

     

    1- Médaille d'or : dette publique de la Grèce : 300,807 milliards d'euros, soit 150,3 % du PIB.

     

    2- Médaille d'argent : dette publique de l'Italie : 1982,239 milliards d'euros, soit 126,1 % du PIB.

     

    3- Médaille de bronze : dette publique du Portugal : 198,136 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB.

     

    4- Dette publique de l'Irlande : 179,718 milliards d'euros, soit 111,5 % du PIB.

     

    5- Dette publique de la Belgique : 382,922 milliards d'euros, soit 102,5 % du PIB.

     

    6- Dette publique de la France : 1832,599 milliards d'euros, soit 91 % du PIB.

     

    7- Dette publique de Chypre : 14,939 milliards d'euros, soit 83,3 % du PIB.

     

    8- Dette publique de l'Allemagne : 2169,354 milliards d'euros, soit 82,8 % du PIB.

    17
    BA
    Mercredi 31 Octobre 2012 à 13:19

    Mercredi 31 octobre 2012 :

     

    La Grèce enregistrera en 2013 un déficit budgétaire, une récession et une dette plus lourds que ce qui était prévu il y a seulement un mois, illustrant les difficultés de redémarrage du pays contraint à de lourdes économies, selon le projet de budget présenté mercredi au parlement.

     

    En 2013, la dette du pays devrait exploser, selon le texte, à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012. 

     

    http://www.romandie.com/news/n/_Budget_2013_la_Grece_prevoit_une_reprise_plus_lente_que_prevu88311020121230.asp

     

    Dette publique de la Grèce :

     

    2007 : dette publique de 107,4 % du PIB.

    2008 : dette publique de 112,6 % du PIB.

    2009 : dette publique de 129 % du PIB.

    2010 : dette publique de 144,5 % du PIB.

    2011 : dette publique de 170,6 % du PIB.

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    La question n'est plus de savoir si le deuxième défaut de paiement de la Grèce va avoir lieu.

     

    La question est de savoir quand le deuxième défaut de paiement de la Grèce aura lieu.

    18
    BA
    Vendredi 2 Novembre 2012 à 20:40

    La Grèce de nouveau sous pression de l’Europe.

     

    Autre sujet d'inquiétude, la dette qui devrait s'envoler l'an prochain à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012. La dette s'alourdit car la Grèce reçoit de nouveaux prêts de l'UE et du FMI depuis 2010, tout en peinant à lancer son programme de privatisations censé l'aider à rembourser ses dettes.

     

    Au terme des quatre ans sur lesquels table la Grèce pour assainir ses comptes – si elle obtient le sursis demandé – les estimations de dette sont encore plus inquiétantes, la Grèce voyant son ardoise culminer à 220,4% du PIB en 2016, selon le « cadre de stratégie des finances publiques à moyen terme 2013-2016 » introduit parallèlement au parlement mercredi.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-de-nouveau-sous-pression-de-l-europe-79837ab43be348b862e91518f5d1673b 

     

    Dette publique de la Grèce :


    2007 : dette publique de 107,4 % du PIB.
    2008 : dette publique de 112,6 % du PIB.
    2009 : dette publique de 129 % du PIB.
    2010 : dette publique de 144,5 % du PIB.
    2011 : dette publique de 170,6 % du PIB.

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

                             

    La question n'est plus de savoir si le deuxième défaut de paiement de la Grèce va avoir lieu.

     

    La question est de savoir quand le deuxième défaut de paiement de la Grèce aura lieu.

     

    En zone euro, il va y avoir des défauts de paiement en cascade.

    19
    BA
    Mercredi 7 Novembre 2012 à 10:18

    Mercredi 7 novembre 2012 :

     

    Espagne : la production replonge.

     

    La production industrielle espagnole replonge en septembre et affiche un repli de 7% sur un an. 

     

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/11/07/97002-20121107FILWWW00375-espagne-la-production-replonge.php

     

    Espagne : le chômage atteint 25,02 %.

     

    L'Espagne a enregistré en octobre 128.242 chômeurs (+2,73%) de plus qu'en septembre, tandis que sur un an la hausse est plus prononcée, avec 472.595 demandeurs d'emploi supplémentaires (+10,84%), pour arriver à 4.833.521 chômeurs.

     

    Selon l'Institut national de la statistique (Ine), qui utilise une méthode de calcul différente, le taux de chômage a franchi au troisième trimestre la barre historique des 25%, avec 25,02% (plus de 52% chez les 16-24 ans), le niveau le plus élevé, après la Grèce, dans l'ensemble du monde industrialisé.

     

    http://www.20minutes.fr/economie/1035742-espagne-chomage-augmente-encore-octobre

    20
    BA
    Vendredi 9 Novembre 2012 à 11:28

    Vendredi 9 novembre 2012 :

     

    Les anciens billets en euros représentaient des monuments qui n'existaient pas dans la réalité.

     

    Et les nouveaux billets ?

     

    "Le lancement de la deuxième série de billets en euros sera baptisée « Europe » et sera illustrée avec un visage de femme grecque, celui de la déesse Europe !"

     

    Encore une fois, les billets en euros représentent une déesse, c'est-à-dire quelque chose qui n'existe pas dans la réalité.

     

    C'est un rappel de ce qu'est la construction européenne : la construction européenne ne repose sur rien de réel.

     

    Mais en revanche, la construction européenne repose sur ... du vent.

     

    La construction européenne repose sur des rêves.

     

    L'Union Européenne est bâtie sur des fantasmes.

     

    L'Union Européenne est bâtie sur un soi-disant "peuple européen", qui n'existe pas.

     

    L'Union Européenne est bâtie sur une soi-disant "solidarité européenne", qui n'existe pas.

     

    Il est donc normal que l'Union Européenne soit en train de se désagréger, en ce moment même, sous nos yeux.

     

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00476511-grece-la-presse-s-inquiete-d-un-retard-de-la-reprise-des-prets-ue-fmi-509254.php

    21
    BA
    Lundi 12 Novembre 2012 à 11:51

    Lundi 12 novembre 2012 :

     

    L'Equateur veut rapatrier son or : Quito a demandé que l'or soit ramené sur le territoire équatorien.

     

    http://www.zerohedge.com/news/2012-10-31/it-begins-ecuador-demands-repatriation-one-third-its-gold-holdings

     

    La Roumanie veut rapatrier son or : 93,4 tonnes d'or roumain sont stockées en Russie.

     

    https://wealthcycles.com/blog/2012/10/23/romania-wants-return-of-934-tons-as-gold-repatriation-ratchets-up

     

    Et l’Allemagne aussi rapatrie son or …

     

    Ça semble être l’opération à la mode en ce moment. Une sorte d’effet domino qui pousse les pays du monde, les uns après les autres, à rapatrier leur or afin de le garder précieusement sur leurs propres territoires.

     

    Après la France, le Venezuela et la Suisse, c’est au tour de l’Allemagne de réclamer son or à la FED. Sous la pression populaire et politique interne très médiatisée, la Bundesbank a décidé de rapatrier, depuis les sous-sols de la réserve fédérale américaine, un total de 150 tonnes de son or, et ce sur une durée de trois années, afin d’en évaluer la teneur et l’authenticité.

     

    La Bundesbank a surtout « cédé » sous cette pression, puisque la banque centrale allemande refusait initialement d’effectuer un audit qui représenterait, selon elle, une grande première dans l’historique de rapports de confiance établis avec son homologue américain. 

     

    Il est en effet à noter que jamais aucun contrôle n’avait été fait, ni par la Bundesbank elle-même, ni par l’intermédiaire d’autres organismes mandatés dans ce but. La Bundesbank s’est toujours simplement contentée des rapports écrits que lui fournissait régulièrement la FED.

     

    Ce temps est désormais révolu. Il y a quelques semaines, la Cour des Comptes allemande avait publié un rapport exigeant un audit en bonne et due forme sur les quantités réelles d’or allemand confiées à la FED. Depuis, la question a fait ravage dans l’opinion tant publique que politique en Allemagne. Et à juste titre, d’ailleurs.

     

    Rappelons en effet que la banque centrale allemande arrive deuxième (après la FED) dans le classement des réserves d’or mondiales, avec plus de 3 400 tonnes.

     

    En ces temps de crise et d’incertitude, il s’agit là d’un beau pactole de valeur refuge qui mérite que les allemands se passionnent autant dans leur besoin de le protéger.

     

    http://www.gold.fr/news/2012/11/09/et-lallemagne-aussi-rapatrie-son-or/9792/

     

    22
    BA
    Mardi 13 Novembre 2012 à 10:26

    Lors de sa conférence de presse, François Hollande devra donner le chiffre exact de la facture grecque pour les contribuables français.

     

    Lors de sa conférence de presse, François Hollande devra dire aux Français combien de dizaines de milliards d'euros ils vont devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce.

     

    Mardi 7 août 2012 :

     

    France : le Parlement s'inquiète de l'accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

     

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d'euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière.

     

    Vendredi 2 novembre 2012 :

     

    Or le niveau de la dette grecque n'est pas viable et l'hypothèse d'arriver à un taux d'endettement de 120 % du PIB en 2020 ne semble pas atteignable. Dans son projet de budget, le gouvernement estime le niveau de la dette à 189 % pour 2013 et à 220,4 % pour 2016.

     

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/02/la-cour-des-comptes-grecque-juge-anticonstitutionnelles-des-coupes-dans-les-retraites_1784785_3234.html

     

    Dette publique de la Grèce :

     

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    23
    BA
    Mercredi 14 Novembre 2012 à 20:33

    Mercredi 14 novembre 2012 :

     

    Grèce : le PIB chute de 7,2% au troisième trimestre.

     

    Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a chuté de 7,2% sur un an au troisième trimestre 2012, a annoncé mercredi l'Autorité des statistiques grecques publiant ses premières estimations pour cette période.

     

    "Sur la base des données disponibles non révisées, le PIB a chuté de 7,2% au troisième trimestre 2012 par rapport au même trimestre de 2011" , ce qui marque une accélération de la récession après un recul de 6,3% du PIB au deuxième trimestre, selon un communiqué.

     

    http://www.lavoixdunord.fr/economie/grece-le-pib-chute-de-7-2-au-troisieme-trimestre-ia0b0n827071

     

    Dette publique de la Grèce :

     

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

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    BA
    Mercredi 14 Novembre 2012 à 22:19

    La Grèce de nouveau sous pression de l’Europe.

     

    Autre sujet d'inquiétude, la dette qui devrait s'envoler l'an prochain à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012. 

     

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-de-nouveau-sous-pression-de-l-europe-79837ab43be348b862e91518f5d1673b

     

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d'euros.

     

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d'euros à la Grèce.

     

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

     

    - Quel est l'homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu'ils vont payer 242 milliards d'euros ?

     

    - Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu'ils vont payer 242 milliards d'euros ?

     

    - Concernant la France, combien de dizaines de milliards d'euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

    25
    BA
    Jeudi 15 Novembre 2012 à 11:05

    Luc Coene est le gouverneur de la Banque Centrale belge. Il est membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

     

    Jeudi 15 novembre 2012 :

     

    Luc Coene estime qu'une partie de l'ardoise grecque doit être effacée.

     

    Le gouverneur de la Banque Nationale Luc Coene s'attend à ce que les différents bailleurs de fonds renoncent à une partie de l'imposante dette publique grecque, rapporte le quotidien De Standaard jeudi.

     

    Luc Coene s'est ainsi exprimé lors d'un échange à l'Université de Gand. Il se place ainsi sur la même ligne que celle adoptée par le Fonds Monétaire International, qui craint que la Grèce ne puisse pas réussir à ramener sa dette sous les 120% de son PIB pour 2020 sans un abandon partiel des prêts d'urgence consentis à son égard.

     

    L'année passée, des banques privées avaient déjà marqué leur accord pour un abandon partiel de leurs créances. Les autorités publiques doivent maintenant suivre, estime le FMI. Berlin s'oppose cependant à cette solution.

     

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/1534377/2012/11/15/Luc-Coene-estime-qu-une-partie-de-l-ardoise-grecque-doit-etre-effacee.dhtml

     

    En 2013, la dette publique de la Grèce sera de 346,2 milliards d'euros.

     

    Sur ces 346,2 milliards, les Etats européens et la BCE ont prêté 242 milliards d'euros à la Grèce.

     

    Problème : la Grèce est insolvable. Les Etats européens et la BCE vont devoir subir ces pertes.

     

    - Quel est l'homme politique courageux qui va annoncer aux contribuables européens qu'ils vont payer 242 milliards d'euros ?

     

    - Quelle est la femme politique courageuse qui va annoncer aux contribuables européens qu'ils vont payer 242 milliards d'euros ?

     

    - Concernant la France, combien de dizaines de milliards d'euros les contribuables français vont-ils devoir payer pour le deuxième défaut de paiement de la Grèce ?

    26
    BA
    Vendredi 16 Novembre 2012 à 11:20

    Vendredi 16 novembre 2012 :

     

    La Grèce va rembourser vendredi sans difficultés 5 milliards d'euros de créances.

     

    La Grèce va pouvoir rembourser vendredi 5 milliards d'euros de titres à court terme grâce à la levée de fonds menée en début de semaine pour compenser le retard de ses bailleurs de fonds UE et FMI à reprendre leur perfusion financière, a indiqué l'Agence de gestion de la dette publique (PDMA).

     

    C'est la deuxième fois depuis août que le pays doit lever des montants exceptionnels à court terme pour tenir ses échéances. Mardi, il a levé 4,062 milliards d'euros en titres à un et trois mois, ensuite portés à 5 milliards par les offres non-compétitives, à des taux respectifs de 3,95% et de 4,2%.

     

    Le ministre des Finances, Yannos Stournaras, a toutefois prévenu mardi que ces acrobaties financières avaient leurs limites, mettant en garde contre un risque très élevé de faillite du pays si UE et FMI continuaient à tergiverser pour débloquer le versement de prêts gelés depuis juin.

     

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Grece_va_rembourser_vendredi_sans_difficultes_5_mds_EUR_de_creances_43161120121014.asp

     

    "Acrobaties financières" : c'est un euphémisme.

     

    Lundi 12 novembre : la Grèce déclare qu'elle n'a plus un seul euro dans ses caisses : la Grèce annonce qu'elle sera incapable de rembourser un prêt de 5 milliards qui arrive à échéance le 16 novembre.

     

    Mardi 13 novembre : la Grèce lance un emprunt exceptionnel de 5 milliards d'euros.

     

    Trois jours après, vendredi 16 novembre : grâce à cet emprunt exceptionnel de dernière minute, la Grèce peut rembourser les 5 milliards d'euros. 

     

    En Grèce, le gouvernement navigue à vue : il n'a aucune visibilité au-delà de trois jours.

    27
    BA
    Lundi 19 Novembre 2012 à 15:01

    Lundi 19 novembre 2012 :

     

    Sur son blog, Jacques Sapir écrit :

     

    Le phénomène qui se développe actuellement en Grèce n’est donc pas unique, ni « particulier » à ce pays. Ce que l’on observe désormais, c’est bien un processus de fragmentation de l’espace monétaire, comme si une partie de la population et des entreprises grecques étaient déjà sorties de l’Euro. La logique de cette situation est connue. La Grèce fera défaut, probablement au printemps 2013, et elle sera amenée à sortir de l’Euro pour pouvoir ré-unifier son espace monétaire. Ce fut le point de départ, d’un nouveau départ, pour la Russie en 1998. Ce sera le début du renouveau pour la Grèce.

     

    http://russeurope.hypotheses.org/515

     

    Rappel :

     

    Vendredi 2 novembre 2012 :

     

    Or le niveau de la dette grecque n'est pas viable et l'hypothèse d'arriver à un taux d'endettement de 120 % du PIB en 2020 ne semble pas atteignable. Dans son projet de budget, le gouvernement estime le niveau de la dette à 189 % pour 2013 et à 220,4 % pour 2016.

     

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/02/la-cour-des-comptes-grecque-juge-anticonstitutionnelles-des-coupes-dans-les-retraites_1784785_3234.html

     

    Dette publique de la Grèce :

     

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    28
    BA
    Mardi 20 Novembre 2012 à 13:06

    Mardi 20 novembre 2012 :

     

    Grèce : 50 milliards d'euros de garanties pour la France.

     

    La France a participé à deux plans de sauvetage de la Grèce. Lors du premier, en mai 2010, alors qu'Athènes était au bord de l'étranglement, Paris avait prévu de prêter 16,8 milliards d'euros. Mais ces prêts bilatéraux ne se sont finalement élevés qu'à 11,4 milliards, une décision ayant été prise entre les États membres l'année suivante de ne plus verser l'argent directement, mais via le pare-feu européen, le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

     

    Pour le deuxième sauvetage de la Grèce, en octobre 2011, c'est le FESF, et non la France, qui a emprunté de l'argent sur les marchés pour le prêter à la Grèce. Ici, la France n'a rien déboursé, elle n'a fait qu'offrir sa garantie (sur les 18,5 milliards du deuxième programme d'aide, et sur le reliquat de plus de 5 milliards du premier programme). La participation du secteur privé s'élève, elle, à 7,8 milliards.

     

    Au total, «compte tenu d'un mécanisme de surgaranties, les 31,6 milliards d'euros de prêts du FESF à la Grèce en 2012-2014 devant être garantis par la France correspondront à une garantie de plus de 50 milliards d'euros», peut-on lire dans le projet de loi de finances rectificative présenté en juillet dernier.

     

    La France, donc les contribuables, ne devra mettre la main au portefeuille que si la Grèce ne parvient pas à rembourser le FESF.

     

    En revanche, la dette publique imputable aux programmes d'aide à l'ensemble des pays en difficulté en Europe (prêts bilatéraux ou par l'intermédiaire du FESF) devrait s'élever à 50,2 milliards fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011 - soit une hausse de 1,8 point de PIB, indique le Projet de Loi de Finances Rectificative 2012.

     

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/19/20002-20121119ARTFIG00709-grece-50milliards-d-euros-de-garanties-pour-la-france.php

     

    Questions :

     

    Quand la Grèce fera défaut, les contribuables français devront payer 50 milliards d'euros. Mais comment sera réparti cet effort ?

     

    Est-ce que ce sera les classes supérieures qui devront payer ces 50 milliards d'euros ?

     

    Est-ce que ce sera les classes moyennes qui devront payer ces 50 milliards d'euros ?

     

    Est-ce que ce sera les classes populaires qui devront payer ces 50 milliards d'euros ?

     

    Rappel :

     

    En France, le budget du ministère de l'Education Nationale, c'est 62 milliards d'euros.

    29
    BA
    Mercredi 21 Novembre 2012 à 12:11

    Mercredi 21 novembre 2012 :

     

    La Grèce de nouveau sous pression de l’Europe.

     

    Autre sujet d'inquiétude, la dette qui devrait s'envoler l'an prochain à 189,1% du PIB, soit 346,2 milliards d'euros, contre 175,6% attendu en 2012.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-de-nouveau-sous-pression-de-l-europe-79837ab43be348b862e91518f5d1673b

     

    En 2013, la dette de la Grèce atteindra 346,2 milliards d'euros. En 2013, les contribuables de la zone euro vont payer non pas une addition, mais trois additions différentes.

     

    1- Première addition : la BCE détient 45 milliards d'euros de dette grecque. Quand la Grèce fera défaut, la BCE subira des pertes. Les actionnaires de la BCE devront alors recapitaliser la BCE. Les 17 banques centrales nationales paieront : concrètement, les contribuables de la zone euro paieront.

     

    Ils ont l'habitude. Déjà, en décembre 2010, les contribuables ont été obligés de payer 5 milliards d'euros pour recapitaliser la BCE.

     

    2- Deuxième addition : le FMI a prêté des dizaines de milliards à la Grèce. Quand la Grèce fera défaut, le FMI subira des pertes. Le FMI est financé par les contribuables des Etats-Unis, par les contribuables du Japon, par les contribuables de l'Allemagne, par les contribuables de la France, etc.

     

    Les contribuables paieront donc cette deuxième addition.

     

    3- Troisième addition : les prêts bilatéraux accordés par les Etats européens, et aussi les garanties accordées par les Etats européens.

     

    Prenons le cas particulier de la France : quand la Grèce fera défaut, la France subira une perte de 50 milliards d'euros.

     

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/19/20002-20121119ARTFIG00709-grece-50milliards-d-euros-de-garanties-pour-la-france.php

     

     

    France : le Parlement s'inquiète de l'accumulation des engagements pris pour soutenir la Grèce.

     

    Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards d'euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière.

     

    Source : lesechos.fr, mardi 7 août 2012.

     

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202205724179-le-parlement-s-inquiete-de-l-accumulation-des-engagements-pris-pour-soutenir-la-grece-351001.php

    30
    BA
    Mardi 27 Novembre 2012 à 07:34

    Mardi 27 novembre 2012 :

     

    Accord entre le FMI et la zone euro pour réduire la dette grecque à 124% du PIB d'ici 2020.

     

    La zone euro et le Fonds monétaire international se sont mis d'accord dans la nuit de lundi à mardi pour réduire la dette grecque à 124% du PIB d'ici 2020, ont indiqué des sources européennes, une décision qui ouvre la voie au déblocage de l'aide financière pour la Grèce.

     

    Après une douzaine d'heures de réunion, les ministres des Finances de la zone euro et le FMI se sont entendus pour que la dette grecque soit ramenée à 124% du PIB d'ici 2020, contre un objectif initial de 120% défendu par le FMI, selon ces sources, qui n'ont pas précisé les modalités pour parvenir à cet objectif.

     

    Concernant le nouveau prêt à la Grèce, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de débourser un total de 43,7 milliards d'euros bloqués depuis des semaines. Une première tranche d'un peu plus de 34 milliards devrait être versée le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013.

     

    (Dépêche AFP)

     

    Petit rappel :

     

    Vendredi 2 novembre 2012 :

     

    Or le niveau de la dette grecque n'est pas viable et l'hypothèse d'arriver à un taux d'endettement de 120 % du PIB en 2020 ne semble pas atteignable. Dans son projet de budget, le gouvernement estime le niveau de la dette à 189 % pour 2013 et à 220,4 % pour 2016.

     

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/02/la-cour-des-comptes-grecque-juge-anticonstitutionnelles-des-coupes-dans-les-retraites_1784785_3234.html

     

    Dette publique de la Grèce :

     

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

     

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

     

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    31
    BA
    Mardi 27 Novembre 2012 à 16:08

    Mardi 27 novembre 2012 :

     

    Sans le vouloir, involontairement, Jean-Claude Juncker fait rigoler tous les journalistes quand il répond aux questions sur la Grèce en 2022.

     

    Plus personne au monde ne croit Jean-Claude Juncker le joueur de pipeau.

     

    Plus personne au monde ne croit ses prévisions sur la Grèce en 2022 : regardez cette vidéo hilarante à la 24ème minute :

     

    - Question du journaliste : L'objectif est toujours d'obtenir une dette grecque à 120% du PIB ?

     

    - Juncker : Le fait est que l'objectif de 120% sera maintenu, mais la cible dans la mesure où le délai est en cause a été reportée à 2022.

     

    [Rires dans la salle]

     

    - Juncker : Ce n'était pas une blague !

     

    http://www.bloomberg.com/video/juncker-lagarde-rehn-on-greek-debt-aid-plan-oynfmcsZTKOeFZMahWN_kw.html

     

    - Question : Is the goal still to get Greece’s debt to 120% ?

     

    - Juncker : The fact is that the target of 120% will remain, but the target as far as the time frame is concerned has been postponed to 2022.

     

    [Laughter in the room]

     

    - Juncker : That was not a joke !

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    BA
    Vendredi 30 Novembre 2012 à 15:45

    Vendredi 30 novembre 2012 :

     

    Zone euro : le chômage grimpe à 11,7% en octobre, un niveau record.

     

    Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 11,7% de la population active en octobre, contre 11,6% le mois précédent, a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat.

     

    Il s'agit d'un niveau record, qui se traduit par 18,70 millions de personnes au chômage en octobre, dans les 17 pays de l'Union monétaire.

     

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Zone_euro_le_chomage_grimpe_a_117_en_octobre_un_niveau_record15301120121105.asp

     

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

     

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses pour nous convaincre de voter « oui » à la création de l’euro ?

     

    -              « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

     

    -              « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

     

    -              « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

     

    -              « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

     

    -              « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

     

    -              « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

     

    -              « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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    BA
    Samedi 1er Décembre 2012 à 17:08

    Mardi 27 novembre 2012 :

     

    Les Européens et le FMI vont alléger la dette grecque de 40 milliards d'euros.

     

    En outre, l'Eurogroupe a décidé de procéder au déboursement des prochaines tranches d'aide pour éviter le défaut de paiement du pays : les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de prêter à la Grèce un total de 43,7 milliards d'euros bloqués depuis des semaines. 34,4 milliards d'euros seront versés le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013.

     

    (Dépêche AFP)

     

    Dialogue entre les Etats européens et la Grèce, le 27 novembre 2012 :

     

    Les Etats européens : - Bonjour, la Grèce. Nous avons une bonne nouvelle pour toi : nous allégeons ta dette de 40 milliards d'euros. Tu as compris ?

     

    La Grèce : - Non ? C'est vrai ? Merci ! Merci beaucoup, mes amis !

     

    Les Etats européens : - Bon, maintenant, tu vas nous rembourser tout le pognon que tu nous dois.

     

    La Grèce : - Mais ... Mais je n'ai plus un rond, mes amis !

     

    Les Etats européens : - Pas grave. Nous allons te prêter 43,7 milliards d'euros. Avec ça, tu vas pouvoir commencer à nous rembourser. Tu as compris ?

     

    La Grèce : - Vous allégez ma dette de 40 milliards d'euros, et ensuite vous me prêtez 43,7 milliards d'euros pour que je puisse vous rembourser ? ? ?

     

    Les Etats européens : - Tu as tout compris.

     

    La Grèce : - Vous êtes des génies, mes amis. Vous êtes de purs génies. Et les 43,7 milliards d'euros, vous les avez ?

     

    Les Etats européens : - Non. Nous n'avons plus un rond, nous non plus. Nous sommes surendettés. Donc nous allons devoir emprunter 43,7 milliards d'euros sur les marchés internationaux, ensuite nous pourrons te les prêter, … et ensuite tu pourras nous rembourser.

     

    La Grèce : - Je résume. Vous allez vous surendetter davantage, pour pouvoir ensuite me prêter du pognon, et donc vous allez me surendetter encore davantage.

     

    Les Etats européens : - Tu as tout compris.

     

    La Grèce : - Mais ça ne résout pas du tout mon problème de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. En plus, ça ne résout pas du tout votre problème de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. Toutes ces dettes s’empilent les unes par-dessus les autres, et ça commence à faire beaucoup de milliards d’euros, toutes ces montagnes de dettes.

     

    Les Etats européens : - Oui, mais nous n’osons pas annoncer aux contribuables que tu es insolvable. Nous n’osons pas annoncer aux contribuables que ce sont eux qui vont payer l’addition. Alors nous faisons semblant de t’aider, et toi tu fais semblant de nous rembourser.

     

    La Grèce : - Ah ouais d’accord. Des génies. Mes amis sont des génies.

     

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/19/20002-20121119ARTFIG00700-artus-la-grece-n-est-ni-l-irlande-ni-l-espagne.php

     

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    BA
    Lundi 3 Décembre 2012 à 11:10

    Vendredi 30 novembre 2012 :

     

    Espagne, Portugal, Grèce, Italie : ces quatre Etats foncent vers le défaut de paiement. Pour la Grèce, ce sera le deuxième défaut de paiement en seulement quelques mois.

     

    Lisez cet article :

     

    Que se passe-t-il quand un pays insolvable s'endette encore ? 

     

    La solvabilité budgétaire de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce et même de l'Italie n'est pas assurée aujourd'hui : il faudrait un excédent budgétaire primaire énorme, compte tenu des niveaux de taux d'intérêt et de taux de croissance prévus pour 2013 et 2014, pour stabiliser le taux d'endettement public. Cependant, le déficit extérieur disparaît, mais la demande des épargnants domestiques pour la dette publique est insuffisante, d'où le niveau élevé des taux d'intérêt. 

     

    Pourtant ces quatre pays continuent à s'endetter, soit sur les marchés financiers (Espagne, Italie), soit en partie sur les marchés financiers et en partie auprès de l'Europe (EFSF, ESM, BCE, UE), soit dans le futur auprès de la BCE (OMT). 

     

    Si leur solvabilité budgétaire n'est pas rétablie (on ne voit pas comment elle le serait même en 2015 en Espagne et en Grèce compte tenu de la taille prévisible de l'écart taux d'intérêt – taux de croissance), cette accumulation de nouvelle dette ne peut que conduire à une situation catastrophique (défaut).

     

    Conclusion :

     

    Endetter davantage, soit sur les marchés financiers, soit auprès de prêteurs publics des pays qui n'assurent pas leur solvabilité budgétaire ne peut que conduire à une catastrophe (défaut à un niveau très élevé de dette publique). 

     

    Dans les conditions présentes de taux d'intérêt et de taux de croissance, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et le Portugal ne sont pas solvables. Si on fait, pour la période qui commence en 2015, des hypothèses optimistes portant sur le taux d'intérêt apparent sur la dette et sur la croissance de long terme, l'Espagne et la Grèce restent insolvables,  ce qui jette bien sûr un doute sur la stratégie d'accumulation de nouvelle dette par ces pays. 

     

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67248

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    BA
    Mardi 4 Décembre 2012 à 10:17

    Lundi 3 décembre 2012 :

     

    Le FMI écorne son dogme sur la libre circulation des capitaux.

     

    Après en avoir été l'ardent promoteur, le FMI a admis lundi que la libre circulation des capitaux présentait des "risques" pour les pays émergents et jugé que des mesures de contrôle pouvaient s'avérer "utiles" pour enrayer une surchauffe de leur économie et de leur monnaie.

     

    "Il n'est pas acquis qu'une libéralisation totale (des flux de capitaux, ndlr) soit un objectif approprié pour tous les pays et à toutes les périodes", écrit le FMI dans un rapport, fruit de deux années de concertation sur un sujet de discorde récurrent entre ses 188 Etats-membres.

     

    Dans son rapport, le FMI souligne ainsi que la libre circulation des capitaux "a souvent" été suivie de tempêtes financières (Mexique en 1994-95, Turquie en 1994...) et note que les économies "moins ouvertes" ont mieux résisté aux crises récentes.

     

    Dans ce contexte, l'institution ne voit désormais plus d'un si mauvais oeil les mesures que certains pays (Brésil, Corée du Sud...) ont prises pour restreindre les mouvements de capitaux et atténuer leurs effets néfastes.

     

    "Quand un pays fait face un brusque afflux ou une fuite de capitaux, l'introduction de mesures de contrôle peut être appropriée en fonction des circonstances", indique le FMI.

     

    Cette question ravive des souvenirs douloureux au Fonds. Pendant la crise asiatique (1997-1998), l'institution avait déconseillé tout contrôle de capitaux à des pays (Thaïlande, Indonésie...) qui s'étaient enfoncés dans la récession alors que la Malaisie, qui avait délibérément pris le parti inverse, s'était rétablie plus vite.

     

    Plus récemment, l'Islande s'est relevée de la violente crise de 2008 en restreignant arbitrairement la fuite de capitaux hors de son économie.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-ecorne-son-dogme-sur-la-libre-circulation-des-capitaux-00d3f90cf21922e8b210058c50bbdf99

     

    Le consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le département du Trésor américain. Il reprend les idées présentées en 1989, sous la forme d'un article par l’économiste John Williamson soutenant dix propositions fortement inspirées de l’idéologie de l’école de Chicago. (Source : article "Consensus de Washington" sur Wikipedia)

     

    Depuis 1989, depuis 23 ans, le FMI a dit, a répété, a répété encore, a répété toujours qu'il fallait instaurer la libre-circulation des capitaux.

     

    Et aujourd'hui, 23 ans plus tard, le FMI vient nous expliquer que non, en fait, non, la libre-circulation des capitaux n'est pas un objectif approprié pour tous les pays et à toutes les périodes.

     

    Des neuneus.

     

    Les dirigeants du FMI sont des neuneus.

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    BA
    Mercredi 5 Décembre 2012 à 20:44

    Les capitaux fuient de plus en plus hors de l'Espagne, hors de l'Italie, hors de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal.

     

    Ces cinq pays vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres : ce sera l'explosion de ces cinq bombes atomiques.

     

    Pour mettre à l’abri leurs capitaux, les investisseurs internationaux ont choisi cinq abris antiatomiques. Aujourd'hui, les investisseurs internationaux placent leurs capitaux dans cinq Etats considérés comme résistants et solides : l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Finlande et le Luxembourg.

     

    http://a407.idata.over-blog.com/1/68/76/76/Dettes/20121021-Target-2-balances.jpg

     

    Nous, Français, sommes surpris de cet afflux de capitaux vers la France. Pourtant, c'est un fait : les investisseurs internationaux considèrent que la France sera un abri antiatomique solide, qui résistera à l'explosion de la zone euro. Ils se précipitent pour acheter les obligations de l’Etat français.

     

    Lundi 3 décembre 2012, la France a lancé trois emprunts. La France a payé des taux historiquement bas.

     

    Emprunt à 3 mois : le taux a été négatif : – 0,022 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 3 mois : c’était – 0,020 % le 26 novembre.

     

    Emprunt à 6 mois : le taux a été négatif : – 0,008 %.

     

    Emprunt à 12 mois : le taux a été de 0,016 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 12 mois : c’était 0,019 % le 26 novembre.

     

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00482050-la-france-a-emprunte-6-77-mds-eur-a-court-terme-a-des-taux-encore-tres-bas-516780.php

     

     

    La dégradation de la France par les agences de notation n’a pas modifié la tendance : les investisseurs internationaux ont continué à se ruer vers les obligations de l’Etat français.

     

    Mercredi 5 décembre 2012 : taux des obligations à 10 ans : 2 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

     

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

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    BA
    Jeudi 6 Décembre 2012 à 20:28

    6 février 2012 :

     

    Marc Fiorentino : le 7 mai, la France sera attaquée !

     

    Si on en croit les sondages, François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h, son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l'ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d'une simplicité enfantine. Les taux français vont s'envoler. Les fonds spéculatifs, unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu'à 4.5% sur les taux à 10 ans français. 

     

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html

     

    Jeudi 6 décembre 2012 : 

     

    France : taux des obligations à 10 ans : 1,991 %. 

     

    Record historique battu. 

     

    Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

     

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

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    BA
    Vendredi 7 Décembre 2012 à 10:39

    Vendredi 7 décembre 2012 :

     

    Sur son blog, le ouiste Jean Quatremer raconte une scène extraordinaire entre l'ambassadeur grec auprès de l'Union Européenne et son homologue autrichien.

     

    Cette scène est très importante car elle montre qu'il n'existe pas UNE Europe. En revanche, il existe 27 nations européennes.

     

    Il existe 27 nations européennes, avec toutes leurs différences, avec toutes leurs oppositions, avec toutes leurs rivalités.

     

    Lisez cet article exceptionnel :

     

    « Le temps où l’Autriche dictait ses volontés aux pays des Balkans est terminé », hurle, en allemand, à l’adresse de la délégation autrichienne, Theodoros Sotiropoulos, le Représentant permanent (ambassadeur) grec auprès de l’Union européenne. Ses vingt-six collègues sont sidérés et gênés par la violence nationaliste du propos. Philippe Étienne, l’ambassadeur français, intervient pour calmer le jeu avant que la présidence chypriote ne lève la séance.

     

    Objet de cette colère hellène ? La Macédoine (ou FYROM). La discussion, qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, portait sur l’ouverture ou non de négociations d’adhésion avec ce pays qui a obtenu le statut de « pays candidat » en 2005. La Grèce s’y oppose tant que la question du nom de cette ancienne République yougoslave, qu’elle considère comme appartenant au patrimoine grec, ne sera pas réglée. L’Autriche, elle, dont l’Empire a longtemps englobé la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, pousse et pousse encore pour que l’UE passe sur le corps des Grecs qui ont fait de cette question une affaire d’honneur national.

     

    Le pire, du point de vue grec, est que Vienne ne fait que soutenir la Commission qui milite pour que des négociations soient ouvertes en juin 2013 en échange d’une promesse formelle des autorités de la FYROM de régler la question du nom d’ici là, une promesse qui jusqu’à présent n’a pas été faite. Sous pression, l’ambassadeur grec a laissé éclater, peu diplomatiquement on l’a vu, sa colère, « sans doute lassé par trois ans d’humiliation continue pour son pays », comme le confie un diplomate européen.

     

    La Grèce a dû avaler tellement de couleuvres depuis le début de la crise de la zone euro qu’elle est arrivée à un point de rupture : ce n’est pas parce qu’elle est économiquement à genoux qu’elle va renoncer à sa diplomatie. Surtout pas maintenant alors que son premier ministre n’est autre qu’Antonis Samaras qui a créé de toutes pièces, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères dans les années 90, la question macédonienne, pariant sur le nationalisme local pour faire son trou électoral… Céder maintenant serait pour lui politiquement mortel. En outre, en parlant allemand, l’ambassadeur grec a sans doute aussi voulu envoyer un message à Berlin qui n’est pas en odeur de sainteté en Grèce… Mais pour le coup, l’Allemagne ne pousse absolument pas à l’élargissement à la Macédoine.

     

    Dans cette affaire, la Commission et l’Autriche ont manqué de la plus élémentaire psychologie, d’autant qu’il n’y a pas urgence : la Macédoine n’est toujours pas un État de droit digne de ce nom (corruption, liberté de la presse, mafia, etc.) et il faudra encore longtemps pour qu’elle se rapproche des standards européens. Au mieux, ils n’ont pas vu qu’ils ajoutaient l’humiliation à l’humiliation.

     

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/12/coup-de-sang-grec-%C3%A0-bruxelles.html

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    BA
    Samedi 8 Décembre 2012 à 14:56

    Samedi 8 décembre 2012 : 

     

    Un article très important sur l'Irlande :

     

    L'Irlande "a besoin de plus de temps" pour rembourser l'argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande, Patrick Honohan.

     

    "Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela", a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

     

    L'Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l'Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI.

     

    Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d'euros d'aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d'austérité. 

     

    Plus de 30 milliards d'euros ont été prévus pour renflouer les banques en difficultés Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), nationalisées puis fusionnées.

     

    "Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s'opérer sur une période plus longue", a affirmé M. Honohan.

     

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande a plaidé pour la recherche d'une "solution durable", qui n'aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

     

    "En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé", a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

     

    En clair, l'Irlande dit à ses créanciers :

     

    "Je suis en faillite. Vous m'avez prêté 85 milliards d'euros. Je vous remercie pour ce prêt. Je ne peux pas vous rembourser comme c'était prévu, mais ce n'est pas grave. Je vous rembourserai plus tard. Le délai de remboursement sera considérablement allongé. De toute façon, si vous n'êtes pas contents, c'est pareil."

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    BA
    Dimanche 9 Décembre 2012 à 15:37

    Nous avions oublié la faillite de l'Irlande, mais l'Irlande vient de refaire parler d'elle. Comme la Grèce, l'Irlande vient d'annoncer qu'elle sera elle-aussi incapable de rembourser les 85 milliards d'euros du plan de sauvetage.

     

    L'Irlande "a besoin de plus de temps" pour rembourser l'argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande, Patrick Honohan. Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande a plaidé pour la recherche d'une "solution durable", qui n'aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite. "En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé", a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

     

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

     

    Depuis le 27 novembre 2012, nous savions que les soi-disant "plans de sauvetage" de la Grèce étaient UN ECHEC TOTAL. Nous savions que les soi-disant "plans de sauvetage" de la Grèce allaient coûter des milliards d'euros aux contribuables français.

     

    Et aujourd'hui, nous venons d'apprendre que le soi-disant "plan de sauvetage" de l'Irlande est lui-aussi UN ECHEC TOTAL. L'Irlande est en faillite. L'Irlande est incapable de rembourser quoi que ce soit. La question est donc :

     

    Combien de milliards d'euros ce défaut de paiement de l'Irlande va-t-il coûter aux contribuables français ?

    41
    BA
    Lundi 10 Décembre 2012 à 11:22

    Lundi 10 décembre 2012 :

     

    Italie : Mario Monti quitte le pouvoir, et il laisse derrière lui une Italie en ruines.

     

    Italie : recul de 1,1% de la production industrielle en octobre sur un mois, recul de 6,2% sur un an.

     

    La production industrielle a reculé de 1,1% en octobre par rapport à septembre en Italie, selon des chiffres diffusés lundi par l'Institut de statistiques Istat dans un communiqué.

     

    Sur un an, la production industrielle est en recul de 6,2%, selon le communiqué.

     

    Les analystes de la banque Intesa Sanpaolo s'attendaient à une baisse de 0,5% et vu les résultats du trimestre précédent, ils s'attendent à ce que le dernier trimestre de l'année finisse également dans le rouge.

     

    La baisse mensuelle de l'indice se retrouve dans tous les secteurs, notamment les biens intermédiaires (-8%), les biens de consommation (-5,5%) et l'énergie (-4,4%).

     

    Sur les dix premiers mois de l'année, la production industrielle a baissé de 6,5% par rapport à la même période en 2011.

    42
    BA
    Mardi 11 Décembre 2012 à 21:04

    Mardi 11 décembre 2012 :

     

    Comment la Grèce efface 20 milliards de dette comme par magie.

     

    Afin de rendre soutenable la charge de sa dette, la Grèce a racheté un gros paquet de ses propres obligations aux investisseurs privés qui les détenaient. Et comme elle n'avait pas d'argent pour le faire, c'est l'Europe qui a avancé la somme. Explications :

     

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-grece-efface-20-milliards-de-dette-comme-par-magie_364559.html

     

    Dialogue entre les contribuables européens et la Grèce :

     

    Les contribuables européens : - Bonjour, la Grèce. Tu vas bien ?

     

    La Grèce : - Tout va bien. La magie continue.

     

    Les contribuables européens : - Quelle magie ?

     

    La Grèce : - Ben, il faut que je rembourse mes 300,807 milliards d'euros de dette. Mais comme je suis incapable de rembourser, c'est vous qui allez payer. C'est ça, la magie.

     

    Les contribuables européens : - Mais ... mais ... mais nous aussi, nous sommes surendettés.

     

    La Grèce : - Oui, mais moi, je suis ultra-hyper-mega-endettée. Tandis que vous, vous êtes seulement surendettés. Donc il reste de la marge.

     

    Les contribuables européens : - Et nous, quand nous serons devenus ultra-hyper-mega-endettés, qu'est-ce qui va nous arriver ?

     

    La Grèce : - Rien : il ne peut rien vous arriver. L’euro vous protège.

     

    Les contribuables européens : - Ah oui, c’est vrai. L’euro nous protège. Et l’euro nous enrichit.

     

    La Grèce : - L’euro nous enrichit tous. C’est ça, la magie de Noël. Joyeux Noël, les contribuables européens.

     

    Les contribuables européens : - L’euro nous protège. L’euro nous enrichit tous. Joyeux Noël, la Grèce.

     

    http://www.youtube.com/watch?v=pdlWrDSTQ4Q

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