• La démondialisation, du côté d'Arnaud Montebourg

    Interview d'Arnaud Montebourd à La Tribune - Septembre 2011

    Il va falloir reconstruire sur les ruines de l'Europe car ses textes fondateurs sont devenus obsolètes. La "défaisance" de la zone euro ne va pas attendre. Les politiques ne le disent pas, contrairement aux économistes, mais l'effondrement est pour demain. Dans les deux mois, l'Espagne pourrait être en défaut: les autres pays ne pourront, alors, plus payer.

    Il est hors de question que l'Etat, donc les contribuables, vienne à nouveau à leur secours dans le contexte budgétaire que chacun connaît. Si l'État doit intervenir, c'est de manière autoritaire en prenant, sans contrepartie, de façon législative et réglementaire le contrôle des banques de manière à leur interdire toute activité spéculative, en séparant notamment la banque de détail de la banque de marché pour protéger les déposants

    Voilà pourquoi nous devons inventer le "troisième socialisme", celui de la reprise en main de la finance qui nous permettra de mieux contrôler l'économie dans un monde qui s'est dilué dans les marchés. C'est un socialisme lucide qui pense que les nations ont besoin de décider et de ne pas être la proie des événements économiques. Sinon vous aurez le fascisme et le populisme.


     

    Primaire PS : ces mélenchonistes qui voteront Montebourg, Marianne2.fr - Septembre 2011


    Arnaud Montebourg, le seul antilibéral, Michel Onfray, Philosophe - Septembre 2011

    "Dans la primaire socialiste, seul Arnaud Montebourg campe sur cette position. S'il était le candidat du Parti socialiste, lui seul obtiendrait une alliance avec le Front de gauche (pour lequel je voterai au premier tour de la présidentielle) qui a réussi, déjà, à enclencherune logique unitaire avec le Parti de gauche, le PCF et la Gauche unitaire.

    Ce qui m'intéresse est moins la somme de ces trois composantes que la dynamique obtenue. Arnaud Montebourg pourrait contribuer à cristalliser cette gauche antilibérale susceptible de faire une première révolution : se retrouver au second tour de l'élection présidentielle."

    Dans le Monde

     

    La démondialisation inquiète les partisans d'un libéralisme aux abois, Par Aquilino Morelle, directeur de campagne d'Arnaud Montebourg - Septembre 2011

    Extraits :

    " La mondialisation est avant tout un projet idéologique pensé, voulu et mis en œuvre avec opiniâtreté par des intellectuels et des responsables politiques, de gauche qui plus est. Le rôle central d'une certaine élite de la gauche française, incarnée par Jacques Delors, Pascal Lamy et Michel Camdessus, dans la conception et la promotion de la mondialisation, a été décortiqué par Rawi Abdelal, professeur à la Harvard Business School, dans Capital Rules : The Construction of Global Finance, (Harvard University Press, 2007)."

    "Ils ont diffusé cette politique de libéralisation financière à l'ensemble de la planète. Par leur habileté politique et leur persévérance, ces "socialistes" français ont réussi à établir ce qu'il est convenu d'appeler le "consensus de Paris".

    C'est ce consensus et non celui de Washington, si souvent décrié, qui a donné l'impulsion à la libéralisation mondiale des mouvements de capitaux. Ces hommes de gauche français ont ainsi créé un nouveau Moloch libéral, qui a dévoré toute la gauche européenne et ouvert à Tony Blair le chemin de sa "Troisième voie". Voilà ce que nous confirme l'historien américain dans son travail édifiant  -quand la recherche universitaire conforte l'analyse politique."

    "C'est de France que sont nés et partis le tsunami financier et la vague de mondialisation libérale ; et c'est donc de France que le coup d'arrêt devra leur être donné. Pour la gauche, le temps de la confrontation avec la finance, frappée d'hubris, est venu. L'heure de rendre la République plus forte que l'économie a sonné. La démondialisation est une remise à l'endroit de la gauche, cul par-dessus tête depuis la victoire des idées libérales en 1983."

    Dans le Monde


    ***

     

    La démondialisation, du côté d'Arnaud MontebourgImpossible de trouver une version numérique du livre d'Arnaud Montebourg paru en 2011. C'est dommage pour le candidat qui aurait pu faire le choix d'en mettre une de disponible sur son site de campagne ou sur son blog.

    A défaut, voici donc une tribune d'Arnaud Montebourg paru sur Atlantico.fr en avril 2011 :


    Démondialisation, demandez le mode d'emploi !  Extraits:

    "La France a pris, dans la crise, conscience de ce qu'est la mondialisation, cette inacceptable mise en concurrence des systèmes productifs, des protections sociales, des niveaux de salaires, et l'obligation de renoncement aux choix politiques libres des peuples. Elle nous est présentée comme un fait alors qu'il s'agit de choix que les gouvernements ont faits à l'insu des populations. (...)

    A bien des égards, l'explosion des inégalités dans notre pays, lequel exprime une persistante et historique préférence pour l'égalité, résume l'expérience concrète et difficile pour notre Nation de la mondialisation. (...)

    L'Europe, en théorie chargée de défendre les Européens dans la mondialisation, est apparue, hélas, comme une machine plus obsédée par l'augmentation aveugle de sa propre mise en concurrence, pour ne pas dire son autodestruction, plutôt que sa construction extérieure. Hubert Védrine a raison de souligner que « l'Europe ne doit plus se mettre les peuples européens à dos, mais rassembler leur énergie politique et économique et leurs espérances ». (...)

     Je propose un autre chemin au pays pour relever la France et renouer avec sa tradition productive :  la démondialisation. C'est un processus politique visant à reterritorialiser l'économie en rapprochant les lieux de consommation et de production.(...)

    La « démondialisation », c'est l'assurance d'un développement harmonieux et juste des sociétés humaines, qu'elles se situent au Nord ou au Sud, en Occident ou en Orient, c’est aussi, pour paraphraser Habermas, la meilleure façon de redonner « du pouvoir d’achat au bulletin de vote ».


    ***


    Arnaud Montebourg et Alain Minc s'affrontent sur la question posée par les journalistes de libération et de France Culture: "la rupture est-elle crédible ?".

    Pour un socialiste, il n'est jamais facile de fanfaronner sur "la rupture" devant le maître à penser unique de la classe politique française, qui se fait un malin plaisir à rappeler les renoncements et reniements du Parti Socialiste depuis 1983. A défaut d'être convaincant, Arnaud Montebourg fait preuve de bonne volonté. Alain Minc lui validera son examen de passage quelques mois plus tard, en le qualifiant dans un entretien à Nonfiction.fr de "connard anti-européen". Ca fait toujours bien sur un CV lorsqu'on prétend incarner la vrai gauche.  

     

     

     Les Controverses du progrès - Septembre 2010 

      

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