• "Selon le projet de loi présenté par la chef de l'État le 16 avril, qui déclare "d'intérêt public national" la production d'hydrocarbures, 51 % des actions d'YPF seront expropriées.(...)

    On comprend dès lors les violentes réactions du gouvernement de Mariano Rajoy, qui a menacé le pays sud-américain de représailles et demande le soutien de l'Union européenne."

    La Tribune


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  • La renaissance de l'État-nation, Dani Rodrick, professeur en économie à l’Université de Harvard - Février 2012. Extrait.

    L'un des mythes fondateurs de notre ère est que la mondialisation a relégué l'État-nation au rang de figurant. (...) Selon plusieurs, les décideurs politiques des nations seraient en grande partie impuissants devant les marchés mondiaux.

    La crise financière mondiale a démonté ce mythe. Qui donc a remis à flot les banques, réamorcé la pompe des liquidités, pris le virage de la relance budgétaire et donné aux chômeurs un filet de sécurité empêchant ainsi que tout ne vire à la catastrophe ? Qui est en train de réécrire les règles de surveillance et de règlementation des marchés financiers afin d'éviter que cela ne se reproduise ? Qui est le plus souvent tenu responsable de tout ce qui ne tourne pas rond ? La réponse est la même partout : les gouvernements nationaux. Le G-20, le Fonds monétaire international et le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire n'étant en majeure partie que des spectacles d'apparat. (...)

    L'idéologie du laissez-faire gérée par des technocrates internationaux ne constitue pas une alternative plausible à l'État nation. En fait, ultimement, les échanges commerciaux ne profiteront pas de l'érosion de l'État-nation tant que des mécanismes viables de gouvernance internationale ne sont pas en place. (...)

    Le problème est que nous sommes encore sous l'emprise du mythe du déclin de l'État-nation. Les dirigeants politiques se disent impuissants, les intellectuels inventent des plans de gouvernance mondiale peu plausibles et les perdants du système jettent de plus en plus le blâme sur l'immigration ou les importations. Toute proposition pour redonner le pouvoir d'intervention à l'État-nation fait généralement fuir les gens respectables, comme si elle pouvait ramener la peste au pays.

    Il est certain que la géographie des liens et des identités n'est pas immuable ; elle a en fait évolué au cours de l'histoire. Ce qui signifie qu'il ne faut pas rejeter d'emblée l'avènement possible d'une véritable conscience planétaire accompagnée de communautés politiques transnationales.

    Mais il est impossible de faire face aux enjeux contemporains avec des institutions qui n'existent pas (encore). Pour l'instant, les gens doivent se tourner vers leurs gouvernements nationaux pour des solutions, ce qui demeure l'action collective la plus porteuse d'espoir. L'État-nation est sans doute un anachronisme hérité de la Révolution française, mais c'est le seul instrument dont nous disposons.

    Project-Syndicate


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  • En juin 2011, face au succès rencontré, dans le débat français, par le nouveau mot de "démondialisation", popularisé entre autre par Jacques Sapir puis par Arnaud Montebourg qui décide d'en faire son thème de campagne pour les primaires socialistes, des membres de l'association altermondialiste ATTAC publient une tribune dans Médiapart pour condamner fermement l'impasse à laquelle conduit toute tentation de repli national:

    "C'est dans ces moments d'extrême tension que les politiques brunes se fraient un chemin sous les déguisements les plus divers. La guerre commerciale et monétaire aggraverait la concurrence entre les États et détruirait l'idéal de solidarité que doit porter tout projet progressiste."

    La guerre est déclarée entre les nouveaux démondialisateurs et les altermondialistes canal historique d'ATTAC. Les propos ne sont pas toujours courtois entre anciens camarades de "la gauche de la gauche".

    A cette Tribune d'ATTAC ont répondu trois figures du mouvement mis en cause : Jacques Sapir - Oui, la Démondialisation est bien notre avenir, Frédéric Lordon - Qui a peur de la démondialisation ? - et Bernard Cassen - L’heure de la démondialisation est venue.

    Dans les colones du Monde, Roger Martelli, historien des idées, demandera un cessez le feu (Halte au feu !). Puis, dans une ambiance plus apaisée, un débat aura lieu sur le plateau de l'emission-web arrêt sur image entre Frédéric Lordon et Thomas Coutrot d'ATTAC.

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